• A lire , intéressant !!!

    14 Février 2018

    Publié par El Diablo

    dessin d'illustration (source: ic-prcf)

    dessin d'illustration (source: ic-prcf)

    Ce que changent les grèves des Ehpad, des prisons et des jeunes, et la victoire de Notre-Dame-des-Landes.

     

    Le 5 février 2018

    Ces derniers jours les grèves des agents des Ehpad, des lycéens, étudiants et enseignants et des gardiens de prison ont par leur ampleur révélée au grand jour un mouvement social profond qui vient de loin, ne cesse de progresser et que je mesure au quotidien dans LuttesInvisibles. Ces grèves marquent un infléchissement remarquable de la situation sociale, mais aussi politique. 

     

    La grève des gardiens de prison est un exemple de cet infléchissement. Bien qu'agents de la répression, leur mouvement dans ce contexte général a pris un caractère très différent de celui des policiers à l'automne dernier. 

     

    Ce dernier était très marqué par l'extrême droite, ses valeurs et ses objectifs. Celui des gardiens de prison, bien que déclenché sur un problème sécuritaire, a été marqué du timbre d'une révolte de ceux d'en dessous, de fonctionnaires méprisés et pressurés. Ainsi, la tonalité générale ressemblait plutôt à celle "d'ouvriers" dénonçant leurs conditions de travail – faisant même grève alors qu'ils n'en ont pas le droit - et la prison dans laquelle ils se disaient tout autant enfermés que les prisonniers eux-mêmes. Malgré les déclarations sécuritaires de quelques dirigeants syndicalistes, ce  n'est pas la couleur sécuritaire qui est ressortie de ce conflit, mais les problèmes de tous les prolétaires. On a même vu lors de la manifestation du 1.02 des agents d'insertion et de probation de la pénitentiaire à laquelle participait des gardiens de prison, la revendication du « moins de prison possible ».

     

    Les élections partielles en sont un autre exemple : plus de 80% d'abstention voire plus de 90% dans les quartiers populaires, 95% dans certains bureaux de vote. L'abstention est fréquente dans les scrutins partiels mais rarement à ce niveau-là, ce qui confirme l'abstention déjà massive des présidentielles et législatives du printemps. Si elle discrédite les solutions institutionnelles et tous les partis, c'est particulièrement l'autorité du gouvernement qui en est affectée et son isolement qui est souligné. 

     

    […]

     

    LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :