• En Meurthe-et-Moselle aujourd’hui, Ségolène Royal affirme dans un interview recueillie par Jean-Pierre Tenoux du journal l’ Est Républicain être la mieux placée pour mobiliser toute la gauche .

    - A propos de la primaire socialiste, vous avez déploré la trop grande part faite aux sondages. Avez-vous le sentiment que votre critique a porté ?

    Je pense que, tant que le débat de fond n’aura pas commencé, tout sera sujet à manipulation de l’opinion par les sondages. Alors qu’ils ne sont pas représentatifs puisqu’on ne sait pas qui va aller voter et qu’on ne connaît pas encore la liste des candidats ! Il est très important que le peuple français ne se laisse pas voler sa liberté de vote par un matraquage qui ne correspond à rien, notamment parce que les catégories très modestes ne figurent pas dans ces panels.

    - Cette page est tournée, donc ?

    Je l’ai dit et ma préoccupation, maintenant, est d’élever le débat et de faire des propositions concrètes pour améliorer la vie quotidienne. En Meurthe-et-Moselle, je vais évoquer l’emploi et le pouvoir d’achat. J’ai proposé le blocage du prix de l’essence et de cinquante produits de première nécessité pour permettre aux gens de continuer à vivre et pas seulement de survivre. Voir tellement de richesse d’un côté et de pauvreté de l’autre, dans un pays comme la France, est tout à fait anormal.

    - Les propos de Laurent Wauquiez sur l’assistanat ont divisé la droite. A votre avis, s’agit-il d’une cacophonie ou d’une stratégie réfléchie ?

    Je pense qu’il y a une stratégie, lancer des ballons d’essai pour voir ce que ça donne. Le plus choquant, dans cette histoire, c’est qu’on ne parle jamais de l’assistanat dont profitent les plus riches, comme la baisse de l’impôt de solidarité sur la fortune. Le gouvernement s’en prend aux plus pauvres. C’est vrai qu’il y a parfois trop peu d’écart entre les revenus de soutien et les bas salaires. Mais la réponse, c’est d’augmenter les bas salaires et le SMIC ! Quant au A de RSA, qui signifie activité et pas assistanat, il doit se traduire par des actions d’insertion et de formation pour un retour réel à l’emploi.

    - Ces publics fragilisés sont tentés par le vote Front national. Que pourriez-vous leur proposer pour qu’ils fassent confiance à la gauche ?

    Ils subissent de telles épreuves qu’ils doutent de la capacité de la politique à retrouver des marges de manœuvre. Il faut leur démontrer qu’il y a d’autres façons de créer des richesses, de les répartir mieux, d’encourager les jeunes à trouver le chemin du travail par l’alternance, l’apprentissage. Il faut pratiquer le « donnant donnant » avec les entreprises, leur imposer l’obligation de prendre des jeunes en formation en contrepartie des aides qu’on leur accorde. Il ne faut pas laisser la loi de la jungle être la règle dans l’économie.

    - En pratique, comment procéder ?

    C’est la force citoyenne, un Etat interventionniste qui remet des règles. Aujourd’hui, rien n’a été fait pour lutter contre un système financier qui écrase la production de biens et de services. Les gens sont dégoûtés, exaspérés. Ils entendent les discours de l’actuel président de la République qui leur dit : « Vous allez voir ce que vous allez voir ! » Mais il ne se passe rien. Alors, ils se tournent vers des votes extrêmes qui leur promettent de changer le système, mais d’une façon qui n’est pas crédible. C’est un vote protestataire que je traduis pour ma part comme une demande d’exigence à l’égard des partis de gouvernement afin qu’ils soient beaucoup plus audacieux sur des propositions de réformes.

    - Ces réformes impliquent que la gauche se rassemble. Croyez-vous être la mieux placée pour y parvenir ?

    Je pense avoir la capacité de rassembler, de la gauche radicale aux centristes républicains en passant par les écologistes… pour la bonne raison que je l’ai déjà fait dans la région que je préside, malgré les cris des appareils ! La politique par la preuve, il n’y a rien de tel. Certains font beaucoup de discours mais, quand ils sont aux responsabilités, rien ne change. J’ai été ministre, députée, je suis présidente de région. Mon souci, toujours, a été le même : faire, par mon travail acharné, par une morale de l’action, que les problèmes soient résolus. Je suis convaincue que la France peut sortir de l’ornière, se remettre debout et avancer.


  • COMME VOUS AVEZ PU LE CONSTATER L'ARTICLE QUI SUIT EST UN ARTICLE PROVENANT DU SITE OFFICIEL DE SEGOLENE ROYAL, vous cliquez sur le titre et vous êtes immédiatement dirigé sur le site qui est à consulter régulièrement. merci

      


  • lundi, 16 mai 2011                                                                       _090105-fusion-emploi.jpgLa fusion de l'ANPE et des Assedic  devait améliorer le fonctionnement de ces deux grandes  structures  afin  que les chômeurs puissent  bénéficier d'un suivi sur mesure  pour accélerer leur retour à l'emploi.

    Aujourd'hui , deux ans et  demi après la fusion , force est de constater  que Pôle emploi ne remplit pas  ses objectifs .

    Ceux qui en pâtissent le plus, à mon sens,  sont les chômeurs et allocataires du RSA  .

    En effet , si les agents de pôle emploi sont en souffrance dans leur quotidien de travail, les  chômeurs  sont en souffrance dans leur quotidien de vie avec une incertitude sur leur devenir  et  la peur de la grande précarité .

    Les dysfonctionnements de Pôle emploi  génèrent parmi les chômeurs  de multiples difficultés:  impossibilité  de joindre leur référent,  interlocuteurs peu ou pas formés  qui  parfois  sont à peine  courtois au téléphone ,  contrôles à défaut de réel accompagnement , pertes de dossiers, pertes de documents, erreurs dans le calcul de l'indemnisation , retards ou absence d'indemnisation  etc... et   radiations abusives..

    Xavier Bertrand, le ministre du travail s'agite comme son prédécesseur, il est sur le terrain.... il  vient d'annoncer une nouvelle feuille de route pour Pôle emploi et le départ du directeur général fin 2011.

    Depuis quelques semaines une mission sénatoriale  fait une mission d'information  sur le fonctionnement de pôle emploi  et multiplie auditions et déplacements: son rapport  est attendu pour fin juillet ( voir  les comptes rendus des auditions ici )

    Sénateurs, députés,  ministres ,pouvez vous  vous imaginer une seçonde  , les conséquences pour un chômeur , d'un simple retard de paiement  de ses  allocations ?

    Pour beaucoup c'est le commencement de la paupérisation , défaut de paiement du loyer, chèque sans provision, engrenage des frais bancaires et  des huissiers etc....  plus les gens ont des difficultés financières plus les créanciers en rajoutent !

    Si les agents de pôle emploi sont en souffrance , les chômeurs ,quant à eux , sont bradés......


  • BUDGET PARTICIPATIF DES LYCEES : un exercice de maturité et de démocratie

    "Depuis 6 ans, le budget participatif des lycées,créé par la région, fait le pari de l'intelligence collective .100 000 personnes ont pris part aux réunions pour élaborer chaque année des propositions pour y améliorer le cadre de travail, de vie et les activités des lycéennes et des lycéens.1800 projets ont ainsi été financés par la région depuis le début.

    Grâce au budget participatif des lycées,les élus régionaux ont également pu enrichir leurs actions et répondre aux besoins exprimés au plus près du terrain.Je pense par exemple à la création des postes d'animateurs culturels , à la créateuf (le festival des talents lycéens),à la gratuité  du permis  de conduire pour celles et ceux qui obtiennent un diplôme "professionnalisant".......

    Le vote des budgets participatifs des lycées 2011 se déroule actuellement dans tous les lycées de la région. J'ai pu mesurer à nouveau, lundi dernier, au lycée horticole de Niort, la qualité des projets proposés et la maturité  des lycéens, conscients des enjeux et très soucieux de la bonne utilisation de l'argent public "

    c'était une déclaration de Ségolène Royal ,Présidente de la Région Poitou-Charentes.


  • Mercredi 18 mai 2011

    Ségolène Royal était l’invitée ce soir au journal de 20 heures de TF1. Loin des visages défaits des leaders socialistes depuis l’affaire DSK, la socialiste est apparue plus déterminée que jamais à mener la bataille contre la droite pour une autre politique en 2012.

     

    Sur l’affaire DSK, Ségolène Royal a rappelé l’importance de la présomption d’innocence. Pour autant, si les faits sont avérés « ils sont abominables » selon la socialiste qui a lutté, quand elle était ministre de la famille, contre le fléau des abus sexuels contre les femmes dont beaucoup n‘osent pas porter plainte. Il faut donc pour la socialiste respecter « les décisions de la justice ».

     

    Mais Ségolène Royal a surtout voulu sortir de cette sinistrose actuelle au Parti socialiste qui voudrait que le PS et la gauche soient à terre pour 2012. Refusant de se contraindre à une mine défaite comme beaucoup de socialistes, Ségolène Royal a relevé la tête pour porter l‘espérance de l‘alternance. « Les socialistes seront prêts » lance-t-elle aux Françaises et aux Français, « nous avons du ressort ». Un avertissement en quelque sorte à la droite qui se réjouit un peu vite de l’abattement du PS.

     

    La socialiste a rappelé que depuis cette affaire « la vie des Français n’a pas changé » donnant l’exemple de cette femme rencontrée à Nancy qui travaille et doit vivre avec 980 euros avec un enfant à charge. Pour ces hommes et ces femmes, la socialiste veut continuer son combat. « Rien ne peut me faire renoncer » lance la socialiste pour « redresser la France », pour « tourner la France vers l’avenir ».

     

    Qui peut réellement penser que cette femme puisse renoncer ? Elle a en tout cas pris ce soir la tête de la reconquête pour l'alternative en 2012 !





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