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    Un "dialogue" imaginaire mais plausible, sinon réaliste !

    Source : M.E.A.G. avec Ségolène ROYAL
    mardi 24 mai 2011
    par  Marcel DONNEGER
    popularité : 75%

     

     

     

     

     

    Morte, vous avez dit morte ?

     

    C’est cela aussi "la politique par la preuve" !

    Pour une morte (voire enterrée), Ségolène ne se porte pas trop mal !

     

    Ségolène Royal, la photo qui dérange !

     

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    C. - Enterrée Ségolène Royal, pourquoi le comprennent-ils pas ? Pourtant on aura tout fait. On leur aura bien répété sur toutes les chaînes, sur toutes les ondes, dans tous les magazines. On leur aura dit et redit : Ségolène Royal c’est fini ! Circulez, il n’y a plus rien à espérer. Vous devez passer à autre chose.

    N.S- Avez-vous bien tout essayé ?

    C. - Mais oui … On leur aura trouvé même des candidates et candidats de remplacement. On leur aura vanté leurs mérites tout en l’égratignant bien à chaque fois. On leur aura balancé des tonnes de sondages, un par jour même ! Vous rendez-vous compte, un par jour pour bien leur faire comprendre dans leur petite cervelle qu’il n’y avait plus rien à attendre d‘elle. Elle est finie on vous dit ! Elle est finie ! Rentrez chez vous et choisissez bien confortablement dans votre canapé la ou le candidat qu’on vous présente. C’est la ou le candidat idéal pour vous. Puisqu’on vous le dit !

    N.S - Et alors ?

    C. - Rien à faire ils sont toujours là ! Toujours aussi nombreux ! Que valent nos sondages face à ces foules ? Regardez ces salles qu’elle remplit ! On ne sait plus quoi faire …

    N.S - Mais que leur dit-elle ?

     C. - Elle leur parle de politique …Elle leur présente tout un programme pour 2012. Elle leur propose une autre politique avec un engagement de l’Etat pour restaurer l’école républicaine, pour une politique écologique au service de l’environnement et des hommes, pour un volontarisme économique, pour un pacte de l’emploi des jeunes, pour une nouvelle démocratie …

     N.S - Incroyable !

    C. - Souvent même ils prennent la parole et elle les écoute …

    N.S- Elle les écoute … quelle drôle d’idée … elle n’a donc pas changé !

    C. - Elle veut lutter contre la crise actuelle. Elle veut agir ! Vous rendez vous compte, agir … et pas seulement dans les mots comme nous. Elle veut une politique par la preuve … Elle propose que l’Etat intervienne pour stopper la hausse de l’essence et de l’énergie. Elle propose 50 produits sans hausse des prix pour éviter que les familles les plus modestes tombent dans la misère !

    N.S - Elle veut agir… Mais c’est absurde il y a longtemps qu’ on y a renoncé. Personne ne propose cela !

    C. - Mais ils sont nombreux à la suivre …

    N.S - Vraiment nombreux ?

    C. - Très nombreux !

    N.S - Mais alors nous sommes en réel danger ?

    C. - Oui Président !

     

    Philippe Allard

    Photo de Thanh-Binh Nguyen, prise lors du déplacement à Toulouse de Ségolène Royal dimanche 22 mai.

     

    Ne croyez-vous pas que ce "dialogue" devrait être porté à la connaissance de tous les citoyens qui pourront se manifester lors des "Primaires ouvertes" en octobre ?


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    Le « Canard enchaîné » journal satirique et jubilatoire, se fait souvent l’écho de petites phrases perdues (sciemment ou non) du monde politique. Ainsi il est dit que le 29 avril lors de son dernier passage à Paris, DSK avait fait le tour des gazettes dites de gauche pour préparer sa campagne et avait passé « un contrat moral » (pas très moral) avec Libération, Nouvel Observateur et Marianne, ce qui signifie un soutien implicite de ces organes de presse. Quand on soupçonne les journalistes et politiques de connivence…, la vérité n’est donc pas si éloignée que ça. Le Canard qui se targue de ne soutenir aucun candidat, révèle que DSK avait l’intention de torpiller Martine, Ségolène et François, et que le journal Marianne n’avait pas d’autres choix que de le soutenir. Le bavard Canard nous apprend aussi (mais là on s’en doutait un peu) que François Hollande est la cible privilégiée du PS et même des « groupies de Ségolène ». De là à voir un front uni Aubry-Royal comme la presse a l’air de l’entendre… peut-être contre un retour des éléphants dont certains ont toujours le mot méchant pour le petit camarade. Ainsi un strauss-kahnien a cette réflexion sur Martine Aubry en pleur: « On l’a vue pleurer, mais on ne sait pas si elle pleurait sur Dominique ou sur elle ». Fabius qui n’est pas le dernier pour la castagne préconise l’annulation des primaires: « Dans ces conditions, les primaires vont être une catastrophe. Il faut les supprimer et imposer Martine Aubry, qui est la seule légitime. » Pour ma part je ne dirais pas que ce sont les primaires qu’il faut supprimer mais plutôt certains cadres du PS qui ne cessent d’apporter l’opprobre; d’ailleurs l’un deux s’est déjà disqualifié tout seul, comme quoi la « nature » fait parfois bien les choses.

    Décidément la politique française telle qu’elle est aujourd’hui ressemble plus à du pugilat qu’à un combat d’idées, et ceux ou celles qui la pratiquent doivent avoir des nerfs solides comme une Ségolène Royal déjà aguerrie, et qui semble pour le moment tirer son épingle du jeu. Ce qui fait dire à un autre strauss-kahnien (toujours d’après le Canard) sur les forces présumées de Martine Aubry: « Vu ce que je connais d’elle, je ne crois pas qu’elle a les nerfs pour tenir toute une campagne présidentielle. » La question peut aussi se poser pour François Hollande qui me paraît bien peu armé pour un combat féroce. La suite nous le dira


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    Ce sont dans les Salons de Blossac archibondés de Poitiers que Ségolène Royal et Martine Aubry ont présenté conjointement les grandes lignes du programme PS.

    Le fil de la soirée s’est déroulé par une intervention d’introduction de Ségolène Royal, rappelant qu’ici, en Poitou Charentes, les projets politiques sont passés du stade de projet à la  réalisation  dont on peut mesurer la performance.
     

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    Après une déclaration vidéo du maire de Poitiers, Alain Claeys, ce fut l’intervention de Martine Aubry. Elle a décliné les grandes lignes du projet socialiste. Programme à l’identique, trait pour trait, de celui bâti et égrené depuis de longs mois par Ségolène Royal. Elément qui a ravi les militants d’autant que Martine Aubry  ponctuait la déclinaison du programme en flattant Ségolène Royal de ses créations reprises dans le programme national.

     

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    Il y a eu,  par la suite une série de questions-réponses entre les militants et les duettistes de la soirée.

    Soirée séduction durant laquelle  la presse guettait chaque battement de cils des deux intervenantes. Soirée passée avec  Ségolène Royal attentive et  Martine Aubry courtoise.

     

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  • En cette année préélectorale, l’UFC-Que Choisir a voulu prendre le pouls des consommateurs en organisant durant quatre mois une grande consultation sur leurs préoccupations et leurs attentes. Et l’appel a été très largement entendu puisque 56 437 personnes ont répondu à cette consultation pour souligner les symptômes et les maux dont souffrent les consommateurs français :

    Des droits largement bafoués !
    L’étude des 56 437 réponses met en évidence le très fort sentiment chez les consommateurs d’une grande insécurité juridique. Ainsi, 79% des personnes consultées estiment que leurs droits ne sont pas respectés contre 19% seulement qui pensent le contraire… Ces tristes résultats se trouvent confortés par la très inquiétante proportion de consommateurs (68%) ayant subi au cours des 12 derniers mois un litige avec un professionnel et ce, quel que soit le secteur ; près d’un quart des enquêtés en ayant même eu plusieurs ! Face à cette impressionnante preuve de litiges massifs dans le domaine de la consommation, la question est de savoir quels secteurs sont les plus problématiques. 

    Le podium des secteurs préoccupants : santé, banque, alimentation
    Interrogés sur les secteurs dans lesquels ils ont le plus besoin d’être défendus, les Français ont mis en priorité celui de la santé (60%), puis des banques-assurances (58%), suivi de près par l’alimentation (54%). Si l’actualité sanitaire (scandale du Médiator) explique sans doute que la santé se soit retrouvée championne des préoccupations consuméristes, force est de constater que le domaine bancaire, lui, est un habitué de ce regrettable podium ! Les TIC et l’énergie suivent ensuite de près avec respectivement 49% et 48% des réponses obtenues. Ce classement fait consensus quel que soit l’âge ou la zone de résidence…

    Tarifs exorbitants et informations aux abonnés absents !
    Lorsque l’on étudie, tous secteurs confondus, le top 5 des préoccupations des consommateurs, on constate que les niveaux de prix occupent les 3 premières places (tarifs de l’énergie : 87% ; coûts des soins et médicaments 73%, tarifs bancaires 71%) tandis que le déficit termine le quinté (clarté des services bancaires 71% et information sur les couvertures assurance 68%).

    Des consommateurs sans recours !
    L’autre grand enseignement de cette consultation tient à l’impossibilité pour les consommateurs de faire valoir leurs droits. En effet, la principale préoccupation des consommateurs dans leurs relations avec les professionnels tient aux recours en cas de problème (57%) – ce qui implique autant la résolution du problème que la difficulté à identifier les voies de recours possible. Cette préoccupation ne trouve à ce jour aucune réponse satisfaisante puisque sur les 37% de consommateurs ayant envisagé une action en justice suite à un litige, 80% d’entre eux ont fini par renoncer faute de temps et de moyens. Ce sentiment confirme le constat récurrent de la part de l’UFC-Que Choisir de l’absence de voie de recours simple et efficace !

    L’appel unanime en faveur de l’action de groupe !
    Face à cette impossibilité de faire valoir leurs droits, les consommateurs lancent un appel unanime à la mise en place d’une procédure d’action de groupe comme l’ont déjà instaurée certains de nos voisins européens. 95% des répondants se sont ainsi prononcés en faveur d’une telle réforme. Plus spectaculaire encore, trois quarts l’ont jugée très importante. Voilà donc un chiffre qui balaie d’un revers de main l’objection artificieuse du MEDEF, seul opposant à l’action de groupe, qui allègue de l’absence de demande citoyenne !

    Alors que 92% des personnes interrogées affirment que la consommation devra constituer un thème important (dont 45% de très important) des prochaines élections, l’UFC-Que Choisir entreprend l’élaboration d’un pacte consumériste qu’elle soumettra aux candidats aux prochaines élections présidentielles.


  • Pas d’égalité républicaine sans école dispensant à chaque enfant le bagage de savoirs, de savoir-faire et de savoir être nécessaire à chaque époque.

    Quand la République manque à sa promesse scolaire, c’est tout l’édifice qui vacille à perte de confiance dans les institutions, dans les adultes (ceux d’avant n’assument pas leur responsabilité à l’égard de ceux d’après), dans la valeur de l’effort et du mérite, dans l’avenir (la déception ou la défiance scolaire nourrit le pessimisme des jeunes et des parents pour leurs enfants)

    C’est vrai dans tous les pays mais en France beaucoup plus qu’ailleurs car l’école de la République est un fondement de la nation (de l’identité nationale bien comprise).


    2) Le premier gisement de croissance d’un pays, c’est son école.

    La dépense éducative n’est pas un surcoût à éradiquer par tous les moyens mais le premier des investissements productifs. Cette dépense doit être rentable mais sa rentabilité, c’est la formation effective des générations appelées à prendre le relais et à redresser la France.

    Ce n’est pas l’éducation nationale qui coûte cher à la France, c’est l’échec scolaire et son aggravation par les politiques destructrices et à courte vue.

    De nombreux travaux d’économistes le montrent : des politiques scolaires socialement élitistes inhibent la croissance et sacrifient des chances de développement. C’est en développant son enseignement primaire et secondaire que la France a, dans les 30 Glorieuses, rattrapé son retard de productivité sur les Etats-Unis.


    3) Je mettrai fin à la paupérisation programmée de l'école et nous remonterons la pente.

    Optimiser la dépense éducative, ce n’est pas la sabrer aveuglément ! Former les enseignants, ce n’est pas un luxe (enseigner serait le seul métier qui ne s’apprendrait que sur le tas ?), c’est une nécessité.

    On ne restaure pas l’autorité des maîtres en affichant l’obsession d’en réduire le nombre, en précarisant la profession à coups de vacataires mal payés. On ne lutte pas efficacement contre les incivilités et les violences scolaires en rendant de plus en plus précoce le tri sélectif d’une école de plus en plus élitiste, en diminuant les taux d’encadrement et la présence adulte dans les établissements.


    4) Aucune fatalité : d’autres pays comparables font mieux que nous sur le double plan de la réussite scolaire globale (totalité d’une classe d’âge) et de l’atténuation de l’impact de l’origine sociale sur les résultats scolaires. Pas seulement la petite Finlande mais aussi le Canada ou la Corée du Sud.

    L’erreur majeure de l’éducation en France (pointée par toutes les comparaisons internationales, la Cour des Comptes, l’Institut Montaigne, etc.) = dissocier la réussite d’une élite scolaire et celle du plus grand nombre.

    Résultat?

    Une élite certes performante mais plus étroite qu’ailleurs (et une moindre mobilité sociale) et 15% à 20% d’une classe d’âge en grande difficulté scolaire puis professionnelle. Un facteur d’appauvrissement collectif. Un gâchis qui affaiblit le pays dans la compétition mondiale. Un élitisme contre-productif et fauteur de violences (quand la règle est vécue comme faussée et l’échec comme assuré, il ne reste souvent que la transgression pour sauver la face).


    5) Les jeunes ne sont pas dupes du message anti-éducatif du pouvoir actuel

    Comme leurs parents et comme leurs enseignants, ils perçoivent la gravité de l’entreprise de destruction en cours.

    Ils ne sont pas dupes des mensonges sur l’égalité des chances et la fausse lutte contre l’échec scolaire, qui accentuent à leurs yeux la disqualification de la parole politique.

    Ils décodent avec lucidité le double langage et les actes de ceux qu’ils appellent des « double face ».


    6) Il n’y a pas 2 jeunesses, l’une qui serait vouée à la réussite et l’autre qui serait condamnée à l’échec

    Il n’y a qu’une jeunesse de France, quelle que soit l’origine ou la profession de ses parents, l’endroit où elle habite, la couleur de sa peau ou les ressources de sa famille, la diversité de ses parcours de formation.

    A cette jeunesse, l’école de la République doit les moyens de réussir ses études et la France des raisons de le vouloir. C’est à ces conditions que la société peut être exigeante pour ses enfants et donner à chacun le goût de se dépasser.

    Les armes du savoir ne sont pas seulement nécessaires pour trouver un emploi ou le créer (rôle de la qualification mais aussi de la confiance en soi et de la capacité d’initiative, domaines dans lesquels les jeunes Français ne caracolent pas en tête alors que, pourtant, ils débordent d’énergie, d’idées, de projets): elles sont aussi nécessaires pour comprendre le monde, s’y inscrire et agir sur lui = citoyenneté active.

     

    Ségolène Royal

     





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