• AGEN : ma ville natale !!! Monsieur Ginestet était dans la Résitance comme mon père !!!

    Libération d'Agen : le chemin de mémoire

    Publié le 12 août 2018 par FSC

    SOURCE : Le Petit Bleu d'Agen

     

    Le comité départemental d'organisation des cérémonies de la libération d'Agen organisera le défilé dans les rues le 19 août, à partir de 7 h 45. Une quinzaine d'étapes sont programmées en 4 circuits pour rappeler aux jeunes générations le sacrifice de ceux qui luttèrent pour la liberté au prix de leur vie.

    Pour accompagner ce défilé, «Le Petit Bleu» va raconter un pan de cette histoire très contemporaine, pour ne pas oublier.

    Aujourd'hui, de la passerelle à Saint-Hilaire.

    Denis Ginestet, plaque à la passerelle.

    Fonctionnaire municipal, il adhère début 1941 au mouvement de Résistance, Front national avec Gérard Diverge puis au mouvement Libération. Il devient également l'un des dirigeants de l'Union départementale CGT. Il est révoqué en juillet 1942 et embauché dans le privé. Il effectue diverses missions à la frontière espagnole et à la ligne de démarcation. En septembre 1943 il intègre un réseau clandestin d'émission de radio. Arrêté par la Gestapo, il est torturé par Hanack, emprisonné à Agen, à Toulouse puis à Fresnes, il sera déporté à Neu Bremme, Nuremberg, Buchenwald, Dachau. Revenu de sa déportation, il reprend ses activités syndicales et politiques. Il trouve la mort dans un accident de la route en 1951.

    Gérard Duvergé, collège Jasmin.

    Instituteur à Bruch puis à Agen, école Jules-Ferry puis Jasmin, il publie des articles dans la presse libertaire et crée la section camping de la Fédération des œuvres laïques. Révoqué de l'enseignement fin 1940, il participe à une tentative de création du Front national, mouvement de Résistance puis rejoint la CGT clandestine et le mouvement Libération. En 1942, sous le patronyme de Chevalier, il devient responsable départemental du mouvement Libération. Il est dénoncé, arrêté par la Gestapo et torturé, il meurt à Agen le 29 janvier 1944.

    René Bonnat (collège Jasmin).

    Nommé archiviste départemental et secrétaire perpétuel de la Société académique, il publie divers travaux. Il devient adjoint au maire d'Agen puis maire d'Agen en novembre 1941. Face à l'administration de Vichy, il s'emploie à réduire les difficultés de ses administrés. Son attitude motive l'opposition de la milice. Dans la nuit du 8 au 9 juin 1944, la Gestapo l'arrête à son domicile en même temps que le préfet Louis Tuaillon. Il est transféré au camp de Neuengamme. Il meurt le 27 mai 1945 des suites du typhus contracté durant sa déportation.

    André Delacourtie (église Saint-Hilaire).

    Militant des jeunesses communistes, il est ajusteur aux usines d'aviation durant la guerre, notamment à Toulouse en 1942 et début 1943 à l'usine Latécoère. Il œuvre à la constitution de cellules clandestines sur son lieu de travail et se réfugie au printemps 1943 dans le Lot-et-Garonner sous le pseudonyme d'Arthur. Il se consacre au développement des groupes FTPF dans le département. Mais le 8 octobre 1943, dénoncé, il est abattu par deux policiers dans l'église Saint-Hilaire. Les groupes FTPF du Sud Garonne rassemblés en un seul bataillon conserveront en hommage son nom de guerre «bataillon Arthur».