• Beaucoup pourront se reconnaître !!!

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    Que la honte soit des obséquieux

    Quelques grains de sable dans les rouages.

    Que la honte soit des obséquieux

    Maudits valets !

     

    Ils sont les fidèles serviteurs de leurs maîtres, les défendent quoi qu’ils fassent et sont prêts à toutes les bassesses pour chanter leurs louanges. Ils se prosternent plus bas que terre, avalent des couleuvres et sont disposés à vendre leur âme pour servir les puissants. Il faut avouer qu’ils ont bien raison, s’ils sont d’une quelconque utilité, c’est ainsi qu’ils bénéficieront de privilèges et d’avantages, qu’ils seront considérés alors qu’ils ne sont rien. Par contre s’ils ne sont rien, s’ils ne sont que des bouffons pathétiques, ils n’auront jamais le bonheur de récolter le fruit de leur immonde bassesse.

    Mais quand un valet de la seconde sorte vient pourfendre celui qui se dresse contre ses maîtres, la chose devient intolérable tout autant qu’insupportable. Qu’il avale son orgueil et sa dignité pour bénéficier d'avantages et de privilèges qu’il pense lui revenir de droit, tel est son choix et son indignité mais qu’il réclame de la mesure chez celui qui ne se plie pas devant les puissants est chose inacceptable.

    Qu’ils aillent se faire voir ailleurs ceux qui aiment à vivre courbés et obséquieux mais de grâce qu’ils ne réclament pas des autres de se plier à leur image. Les puissants ont besoin de se satisfaire des éloges des valets et détestent rien tant que les foudres des esprits libres. C’est seulement grâce aux seconds qu’ils peuvent parfois revenir les pieds sur terre et se rendre compte qu’ils abusent tandis que les êtres courbés les poussent à toujours plus de sottise.

    Les valets les desservent en les renforçant dans l’idée qu’ils ont en tout point raison. Ils sont leurs mauvaises consciences tout autant que des pousses au crime. Avec eux les canailles ne se donnent aucune limite, sont disposés à en faire toujours plus. C’est parce qu’il existe au contraire d’eux, des esprits libres qu’il est permis de signifier aux puissants combien ils abusent ! Quand ceux là sont des bouffons, ils poussent leurs maîtres à se penser au-dessus du commun alors qu’ils ne sont rien qui vaille.

    Nous savons des valets qui se voient récompenser pour leur servilité. Ceux-là sont bien nés ou ont quelque importance qu’il convient d’exploiter. Grand bien leur fasse, ils ont ainsi privilèges et avantages, considération et reconnaissance. Tout cela est fictif et s’appuie sur du sable. Ils sont flattés, ils reçoivent leur dividende, une récompense qui s’appuie sur le vent tout autant que le vide. Quant aux bouffons, ils se leurrent grandement, ils n’ont rien à attendre puisqu’ils n’ont rien à donner !

    Nous n’avons que faire d’être de cette clique qui profite de l’indulgence et des privilèges des puissants. Le mépris de leurs maîtres est de toute manière au bout du chemin. Ils ont la même absence de considération pour les flatteurs tout comme pour ceux qui les critiquent. Mais si les seconds conservent leur dignité, les premiers la bradent pour pas grand chose. Les guignols en font tant que même leurs idoles savent que le vent se dissimule derrière leurs paroles creuses.

    Qu’ils sont pitoyables ceux qui déroulent le tapis rouge et chantent les louanges de leurs maîtres. Ils attendent des récompenses et de la reconnaissance. Ils sont parfois payés en retour de leur indignité mais le plus souvent ils sont pareillement méprisés. Seuls les margoulins héritent de quelques retours sur investissement. Il en va des cireurs de pompes comme des cordonniers, pour être bien chaussés, il convient d’être bien nés.

    Il y a quelques flatteurs professionnels, des défenseurs de l’inacceptable, des gens capables de vendre leur âme pour des privilèges, pour se voir récompensé d’un sourire narquois de la part de ceux qui ne cessent d’abuser d’eux. Pauvres êtres serviles, ils se pensent indispensables à ceux dont ils n’ont de cesse de vanter les mérites, en fait ils ne sont rien d’autre pour eux que des souffleurs de vide.

    Oublions ceux-là, bouffons pitoyables, êtres de rien qui se gonflent d’une importance fictive. Les valets assez vils pour s’abaisser à défendre les gredins et les canailles ne peuvent être nos amis, surtout quand ils se ridiculisent dans cet exercice douteux. Il convient de conserver sa dignité tout autant que sa respectabilité. Ce n’est pas en cirant les pompes des gredins que l’ont peut marcher la tête haute. Qu’importe si les canailles font tout leur possible pour vous mettre à l’écart, ils ne sont rien qui vaille et l’histoire leur rendra raison tout pareillement à ceux qui ont vécu courbés pour leur servir la soupe.

    Que ces tristes personnages repensent leur comportement ! Attendre de la considération de la part de ceux qu’ils servent ainsi est tout aussi illusoire que d’espérer du respect de ces êtres sans honneur. Ils font fausse route, il n’y a pas de place pour les gueux au pays des margoulins. Voilà ce qu’il convenait d souffler à l’oreille de ceux-là. Il convient de ne jamais brader son honneur pour des gens qui n’en valent surtout pas la peine !

    Ils se pensent importants du seul fait qu’ils ne cessent de cirer les pompes à des êtres sans importance. Qu’ils n’oublient jamais que le miroir ne fait que renvoyer les reflets illusoires de la vacuité et de l’orgueil. Qu’ils aillent au diable !

    Honteusement leur.

    Que la honte soit des obséquieux

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