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    Lutte de classe chez RYANAIR

    Publié le 3 octobre 2018 par FSC

    Où l'on voit bien que l'enjeu pour le PDG et ses soutiens c'est de faire prédominer  la légitimité de la  "concurrence libre et non faussée" comme c'est le cas dans l'Union européenne et qu'il faut tenter de faire plier ceux qui se battent A TOUT PRIX.

    En quelque sorte le PDG de Ryanair mène un combat pour les intérêts de toute sa classe avec en point d'appui les institutions européennes ses traités!

    Aux travailleurs de réaliser la nécessaire unité de lutte pour les intérêts des classes exploitées, méprisées, traitées comme des appendices du profit d'une minorité prédatrice!

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    SOURCE : CGT UNilever Le Meux et Révolution Permanente

    Sadek Basnacki

    La direction de Ryanair menace les travailleurs de licenciements en représailles des grèves
    Dans plusieurs pays d’Europe le mouvement de grève se poursuit chez Ryanair. La direction qui avait sous entendu qu’elle pourrait supprimer des postes si la grève continuait vient de passer des paroles à l'acte en annonçant la fermeture de 3 bases et des licenciements.

     

    Cela fait plusieurs mois que la direction de Ryanair doit faire face à un mouvement de grève inédit pour la compagnie. Cette grève européenne a encore fait annuler plus de 250 vols vendredi dernier. Le directeur général irlandais de la société, Michael O’Leary avait menacé les grévistes en expliquant notamment aux travailleurs belges qu’ils pouvaient très bien se passer d’eux car ils ne représentent rien pour Ryanair au niveau de la flotte totale. Passer des menaces aux actes, c’est chose faite. Le personnel de Ryan Air qui lutte depuis plusieurs mois devra faire face à une contre attaque impitoyable de leur patron. Ce n’est pas moins de 3 bases qui seront fermées dès novembre et des licenciements sont annoncés.

    La compagnie attaque là où le conflit est le plus dur


    Une base sera fermée aux Pays-Bas et deux en Allemagne. C’est justement outre Rhin que les syndicats sont le plus combatif. Cité dans Le Soir, Christian Behle, du syndicat Verdi, explique dans un communiqué que « La fermeture de la base de Brême est une tentative de représailles contre la grève des employés, qui se battent pour des revendications justifiées. Le comportement de Ryanair est scandaleux et indigne ». Rien qu’avec la fermeture de la base de Brême ce sont 90 salariés qui seront licenciés pour avoir osé demander de meilleures conditions de travail.
    La direction a le cynisme d’expliquer qu’elle va engager des consultations avec ses pilotes et personnels de cabine afin de limiter les licenciements. Outre le licenciement sec, elle prévoit, selon Le Soir, « de proposer des affectations vers d’autres bases et des congés non rémunérés ».

    La direction veut faire payer les salariés pour avoir combattu les conditions d’exploitation de Ryanair. « Les faire payer » au sens propre puisque pour justifier une telle décision elle explique que la grève a fait diminuer les bénéfices qui sont pourtant astronomiques. La compagnie devrait faire entre 1,10 et 1,20 milliard de bénéfice net pour l’année 2018-2019, alors qu’elle s’attendait à faire entre 1,25 et 1,35 milliard.

    Michael O’Leary continue avec la provocation en expliquant que cette baisse toute relative des bénéfices est due aux grèves. « La confiance des clients, les réservations et les tarifs au troisième trimestre sont affectés (…) dans ces cinq pays où des grèves inutiles se sont répétées ». Comme si cela ne suffisait pas, il continue de menacer les salariés en expliquant qu’il ne faut exclure le fait de revoir encore à la baisse les prévisions de bénéfices en cas de perturbations d’ici décembre. Sous entendu, si il y a encore grève et donc baisse des bénéfices il y aura encore plus de fermetures de bases et de licenciements.

    Ce que Michael O’Leary ne peut pas accepter ce sont ce qu’il appelle les « crazy unions », ces syndicats qui osent dire non à l’esclavage moderne. Ryanair a même porté plainte auprès de la Commission européenne et demande une enquête pour « conduite anti-compétitive ». Face à cet acharnement patronal les pilotes et personnels de cabine semblent rester déterminés et demandent maintenant à la direction de revenir sur ces annonces.