• Comme d'habitude !!!

    Formation professionnelle et apprentissage : la CGT refuse de cautionner l'enfumage gouvernemental tandis que la CFDT se place en situation de relais du pouvoir

    Publié le 10 février 2018 par FSC

    La CGT a décliné l'invitation du Premier ministre à la réunion conclusive sur l'apprentissage prévue vendredi 9 février, le même jour que la négociation interprofessionnelle en cours.

    Cette opération de communication gouvernementale percute, en effet, de plein fouet la liberté de négocier puisque le Premier ministre compte, par une conférence de presse, rendre des arbitrages alors que l'avenir de l'apprentissage est à l'ordre du jour de la négociation.

    Le texte patronal a d'ailleurs été retoqué par les organisations syndicales qui ont demandé au patronat de revoir sa copie.

    Si le gouvernement voulait faire pression pour appuyer les régressions patronales il ne s'y prendrait pas autrement !

    La CGT est une organisation syndicale responsable et ne veut pas servir d'alibi pour que le gouvernement s'appuie sur un consensus qui n'existe pas à l'issue de la concertation apprentissage menée par Sylvie Brunet sous l'égide de France Stratégie.

    Au contraire, la CGT fidèle à sa démarche d'aller chercher en négociation des conquêtes sociales, va s'assoir à la table de négociation vendredi 9 février 2018 pour faire gagner les jeunes, les travailleurs et les privés d'emploi.

    Elle portera le renforcement du droit à congé rémunéré de reconversion et d'évolution professionnelle qu'est le CIF, l'amélioration de l'accès de toutes et tous à une formation continue qualifiante et la garantie d'un renforcement de la formation initiale professionnelle scolaire, universitaire et par apprentissage.

    Montreuil, le 8 février 2018

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    SOURCE : le site de la CFDT 

    Première réaction d'Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT, à la sortie de Matignon

     

         

    « La moitié des mesures annoncées visent à améliorer le statut de l’apprenti » se réjouit la CFDT qui a poussé dans ce sens tout au long de la concertation qui s’est achevée le 30 janvier. Si la revalorisation des grilles de rémunération - augmentation de 30 euros nets pour les jeunes apprentis de 16 à 20 ans, rémunération au moins égale au Smic pour les jeunes de plus de 26 ans - et l’aide de 500 euros aux apprentis de plus de 18 ans pour passer le permis de conduire sont des mesures satisfaisantes, « il sera indispensable de les compléter par un pack d’aides au logement, au transport et à l’achat de matériel », précise la CFDT. Autre nouveauté, l’embauche des apprentis pourra se faire tout au long de l’année scolaire et l’apprentissage sera ouvert aux jeunes jusqu’à 30 ans.