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    Mardi 28 août 2012 2 28 /08 /Août /2012 00:37

    Tract diffusé par milliers ce jour à Béthune et environs

     

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    CETTE DETTE N'EST PAS LA NÔTRE...

     

    UNION LOCALE CGT DE BÉTHUNE ET ENVIRONS

     

    Notre règle d’Or : un travail, un salaire décent, une protection sociale…


    Interdiction des licenciements boursiers, retraite à 60 ans, 55 ans pour les métiers pénibles et statutaires

     

    Scolarité, Santé, Logement, Energies, Transports… accessibles à tous…

     

     

    Suppression des privilèges fiscaux et taxation des plus riches !


    François Hollande entend accélérer la mise en place d’une loi : « la règle d’or », qui soumet l’ensemble des travailleurs à rembourser une dette qui n’est pas la leur pour répondre aux exigences de l’Union Européenne (le TSCG) et qui réduit fortement la souveraineté historique de la nation. Donc il faut comprendre d’où vient cette dette, et le pourquoi de cette perte d’autorité, qui nous mènent vers la précarité à perpétuité et les déréglementations, vers l’asservissement et vers la casse de nombreux droits et acquis sociaux arrachés de hautes luttes au patronat et au système politique capitaliste.

     


    Ainsi, les inégalités sociales se creusent, la misère s’installe et l’inquiétude monte : quel travailleur peut dire aujourd’hui, avec certitude, quel sera son futur ? En France, la 5ème puissance économique du monde, 11 millions de personnes, soit 16% de la population, sont concernées par la pauvreté, 8.2 millions vivent avec moins de 954 €, 2.4 millions avec moins de 650 € et 800 000 n’ont rien du tout, notamment les jeunes de moins de 25 ans. Un rapport vient de démontrer que sans les aides sociales, qui risquent d’être réduites pour combler le déficit, le taux de pauvreté en France toucherait 30% de la population, soit près de 20 millions de personnes.

     


    Des chiffres terribles qui devraient nous faire réagir quand de l’autre côté de la barricade, le nombre de milliardaires a augmenté comme jamais depuis 10 ans. Quand les 500 plus riches de France qui représentent 0.000007% de la population, possèdent plus de 10% de toutes les richesses en France, le plus riche ayant pour lui seul près de 25 milliards d’euro (165 milliards de francs)… et tout cela sans compter l’annonce récente d’une expertise indépendante sur l’ensemble des riches de la planète, qui indique que plus de 25 000 milliards d’euro fructifient dans les paradis financiers sans être fiscalement imposés…

     


    Sarkozy, le président des riches et des privilèges a été débarqué de son trône, ce n’est pas pour autant que François Hollande a eu droit à son tapis rouge et à des heures de grâce. Alors que les travailleurs souhaitaient une augmentation des salaires conséquente après 10 années de disette, le nouveau gouvernement a augmenté le smic de 20 euro, quand dans le même temps les prix augmentaient encore et encore. Cette année, moins de 37% des travailleurs ont pris des vacances, et ceux qui ont pu partir, sont partis en moyenne 9 jours… Et on nous annonce encore des dizaines de milliers de suppressions d’emplois dans tous les secteurs de l’économie et de la production industrielle.

     


    Tout cela déclenche des pensées ultranationalistes, alors que les usines qui ferment ou que les bâtiments qui ne sont plus construits, pendant que les milliards s’accumulent chez les riches, ce n’est pas la faute des immigrés ou des sans-papiers qui subissent aussi.

     


    Qui a dit que PSA s’était vu contraint et forcé de rompre avec ses ventes de véhicules à l’Iran pour satisfaire les relations politiques avec les USA et Israël ? Et pourtant, Aulnay ferme… 8000 emplois vont être supprimés directement et 24 000 indirectement, dont des milliers dans notre région fortement dédiée à la production équipementière pour l’automobile (FM-Bridgestone-Faurécia-Plastic Omnium-STA...) avec toutes les autres conséquences collatérales sur les sous-traitants, les commerces et les services publics.

     


    Aussi, on comprend mieux les propos (qui ont été cachés) de Manuel Barroso, le Président de la Commission Européenne qui vient ouvertement de faire part d’une possibilité de la voie fasciste si les peuples d’Europe et notamment la classe des travailleurs, n’acceptent pas l’austérité qui engendre une baisse significative de leurs droits historiques, acquis sociaux et salaires.

     

    Nous devons nous organiser en tant que classe sociale pour lutter contre toutes ces dérives qui mettent l’être humain au service de l’économie de marché qui ne profitent qu’aux plus riches et aux opportunistes de la finance. Notre avenir se décidera par nous-même et par la grandeur de nos luttes pour se défendre face à cette agression contre nos vies. Mais pour bien s’organiser, il faut comprendre en 10 points, d’où vient cette fameuse dette publique qui nous prend à la gorge comme le loup qui bondit dans la bergerie.

     


    ∎ Le rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale du 30 juin 2010, présidé par le député UMP Gilles Carrez a estimé que les pertes de recettes entre 2000 à 2010 n’ont pas été compensées.


    ∎ Le taux de l’impôt sur les sociétés est passé de 50% à 33.33%, soit 20 milliards en moins pour les finances publiques. Mais selon le rapport les PME sont taxées en moyenne au taux de 22% alors que les entreprises de plus de 2000 salariés ne sont taxées qu’en moyenne à 8%.


    ∎ L’impôt sur le revenu a longtemps été un impôt très progressif, mais depuis 1986, le nombre de tranches qui était de 13 n’est plus que de 5. Le taux d’imposition des plus riches, qui était de 65% avant 1986 a été abaissé, à 56% en 1986 puis à 50% en 2002 puis à 40% sous l’ère Sarkozy. Le maintien à 56% rapporterait aujourd’hui 15 milliards € supplémentaires chaque année.


    ∎ En outre, 504 « niches fiscales » modifient profondément le rendement de l’impôt et une perte de 73 milliards €. Et la Cour des comptes va encore plus loin car dans son rapport de 2011, elle estime qu’il faudrait ajouter 75 autres milliards € qui ne figurent plus dans la liste des « niches fiscale » depuis 2006.


    ∎ Le régime des sociétés filialisées a permis aux grands groupes de diminuer leur part d’impôt de 34 milliards € puis le régime d’intégration fiscale leur ont fait économiser 18 milliards €. Et à ceci s’ajoute (et oui) la niche dite « Copé » sur la défiscalisation d’une partie des plus-values réalisées par les grandes entreprises lors de la vente d’une de leurs filiales qui a coûté à elle seule 3.4 milliards € à l’Etat en 2009.


    ∎ D’autres « niches fiscales » créées à partir de 2006 et surtout à partir de 2007 ont profité aux plus riches au détriment de l’Etat qui est le trésorier payeur des aides sociales et des structures publiques.


    Quelques exemples parmi des centaines d’autres :


    ∎ La loi TEPA (défiscalisation des heures supplémentaires) a coûté plus de 4 milliards.


    ∎ La baisse de la TVA dans la restauration à 5.5% a coûté 3 milliards € qui sont le coût exact de l’économie réalisée en supprimant 100 000 emplois de fonctionnaires, et pourtant une baisse des prix invisible et pas d’amélioration de la situation de l’emploi dans ce secteur. 100 000 emplois en moins et pour rien dans une période d’ascension du chômage de masse.


    ∎ Le bouclier fiscal mis en place par Sarkozy avait permis à 47% de ses bénéficiaires les plus riches de récupérer 90% des versements effectués au Trésor Public, soit près de 700 millions €.


    ∎ Les exonérations de cotisations sociales patronales représentent, selon le rapport du sénateur Jean-Jacques Jégou, une perte fiscale de 42 milliards d’euro.


    Aussi, si nous prenons une année référence, 2009 : les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches, aux patrons et aux rentiers de la finances, s’élèvent, pour cette seule année, à 233 milliards €.

     

    Sachant qu’en 10 ans, le déficit public annuel créé a été de 144.8 milliards d’euro par an, on comprend mieux l’origine de la dette publique qui n’est donc pas la nôtre, mais celle générée à notre détriment pour satisfaire les plus riches à qui, la droite de ce pays a accordé un régime de privilèges organisés… c’est un braquage !



    Il n’y a donc aucune fatalité ni aucun lien avec le coût du travail qui est en cause, c’est tout un système qui a été structuré pour satisfaire aux demandes des plus riches et des patrons, qui n’en ont jamais assez et pour qui un euro vaut plus que la vie d’un être humain et d’une famille.

    Ce n’est donc qu’en nous organisant collectivement, en étant unis dans les luttes, en se rendant visibles dans des manifestations… que nous gagnerons sur nos revendications justes et légitimes.

     


    NOTRE UNION LOCALE CGT EST LÀ POUR CELLES ET CEUX QUI REFUSENT CE ROULEAU COMPRESSEUR… POUR LA CGT, L’ECONOMIE DOIT ÊTRE AU SERVICE DES HOMMES ET DES FEMMES ET NON PAS AU SERVICE… DES RICHES ET DES NANTIS… DES PATRONS ET DES BANQUIERS… DE L’EUROPE DU CAPITAL, DU FMI OU DE LA BANQUE MONDIALE…


    Le 27 août 2012

     

    Bellaciao

     

    http://www.mleray.info/article-cgt-bethune-contre-la-signature-du-traite-europeen-109483748.html

     

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