• EXCELLENT ARTICLE SUR LE BLOG DE MICHELE LEFLON (cliquez sur le titre pour aller sur son blog )=

    1mai La droite avec N. Sarkozy a l'indécence de parler du travail alors que pour faire plaisir au patronat elle l'a dénaturé et en a fait un instrument de division du peuple pour mieux régner.

    Avec ses alliés, les Le Pen and Co, elle cherche à opposer les chômeurs aux salariés si ce n'est que l'obligation que Sarkozy voudrait imposer aux chômeurs d'accepter le premier emploi proposé aurait des conséquences  pour l'ensemble des salariés en favorisant la baisse des salaires. D'ailleurs le chômage est un point d'appui précieux pour le patronat dans les négociations salariales, un argument de poids pour lui permettre de payer des salaires de misère.

    Mais ils ont aussi oeuvrer à opposer salariés du public et du privé non seulement sur les conditions de salaires, de retraite, en mettant toujours en évidence ce qui est mieux et en passant sous silence les moins, mais aussi en portant la suspicion sur le travail réalisé, dans le service public - des planqués, en oubliant les obligations liées au service public, mais aussi dans le privé : le collègue lui travaille, mais vous, vous n'êtes pas rentable ! Cette gestion, par le mépris culpabilise les salariés, a l'avantage immense de contrecarrer toute velléité de revendications salariales.

    Seule conséquence, oh combien favorable au patronat ? Même pas. Cela a d'autres conséquences, sur le développement économique même de notre pays. Diviser, c'est opposer des salariés travaillant dans des secteurs différents, mais c'est aussi casser les solidarités des salariés sur un même lieu de travail, créer la zizanie, individualiser les heures de pauses ... Et cela a des conséquences majeures sur la qualité du travail effectué. On remplace les contacts informels qui permettent de régler tant de questions, de faire face à l'imprévu, par des ordres, des consignes, des procédures, toute chose qui rabaisse les travailleurs à un rôle d'exécutants, même pour des travaux qualifiés, et surtout fige le travail, empêche les améliorations, transforme une petite difficulté en un obstacle majeur, avec des conséquences économiques et humaines considérables.

    Et N. Sarkozy ose récupérer la fête du travail ... Allez donc lire l'interview de Georges Séguy, ancien secrétaire général de le CGT sur la fête du travail dans L'Humanité du 25 avril en cliquant ici.

    Même la Ligue des Droits de l'Homme s'inquiète de l'instrumentalisation du 1er mai : vous pouvez lire le communiqué en cliquant ici.

     

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