• HONTEUX !!!

    2 Décembre 2018

    Publié par El Diablo

    MENTEURS ! Le ministre l’annonce : ils veulent détruire les pensions de réversion

    Un gouvernement de menteurs. Ils l’avaient juré : on ne touchera pas aux pensions de réversion. Ils ajoutaient certes des phrases compliquées dont il fallait se méfier. Pour Monsieur le ministre Jean-Paul Delevoye s’exprimant le 14 novembre dernier devant la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, tout est devenu très simple. Il faut donner dans le « splitting », c’est à dire qu’il faut partager, moyenner les pensions dans un couple et ne garantir que cette moyenne pour le survivant.

    La Tribune des travailleurs a sorti cette semaine sa calculette. La retraite moyenne en France en 2016 est de 1 070 euros brut pour les femmes et de 1 740 pour les hommes. Vous recevez comme votre conjoint(e) 1400 euros de pension par mois. Dans le système actuel le conjoint survivant touche 54% (1) de la retraite du défunt, soit 756 euros. Dans le système de M. Delevoye vous ne toucherez rien. N’est-ce pas normal ? Puisque vous viviez avant avec 1400 euros chacun, pourquoi vivriez-vous avec plus après la mort de votre conjoint ? C’est le « splitting ».

    Autre exemple : l’homme reçoit 1600 euros, la femme 1200. La moyenne est de 1400 euros. L’homme décède. La femme touchera seulement 200 euros, au lieu de toucher les 864 euros de pension de réversion du système actuel (54% de 1600), qui lui auraient permis, par exemple, de ne pas déménager en continuant de pouvoir payer loyer et charges, de continuer à aider enfants et petits-enfants… Un véritable hold-up sur le salaire différé !  Une agression contre tous et tout particulièrement contre les plus fragiles, contre les plus pauvres, contre les femmes.

    La campagne continue, plus que jamais, pour l’unité ouvrière contre le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye, pour le retrait du projet de contre-réforme des retraites.

    Un dossier à lire dans la Tribune des travailleurs…

    (1) Ce taux de 54% s’applique pour le secteur privé sur les deux ou trois composantes de la retraite : la retraite du régime général (avec un système de plafonnement), la retraite complémentaire ARRCO et éventuellement la retraite des cadres. Le taux est de 50% pour les fonctionnaires, sans plafond de ressources.