• Intéressant !!!

    6 Mars 2018

    Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

    En tout cas, avec une participation de 73%, les Italiens ont placé la Liga, l'extrême droite, en tête de la coalition extrême droite-droite extrême de Silvio Berlusconi, Les Italiens ont également accordé 32% de suffrages au Mouvement 5 étoiles, organisation de droite et de droite aux discours autant racistes que les premiers compères. Sauf que ce parti politique fait un peu dans le social pour rafler des voix aux sociaux-démocrates actuellement au pouvoir. Et même si comparaison n'est pas raison, le fascisme de Benito Mussolini en 1922 ne faisait-il pas aussi dans le social?

    Ceci dit, l'Italie, l'une des 4 puissances économiques en Europe est en crise politique, morale et sociale depuis belle lurette. Aujourd'hui, le chômage atteint 11,5%. Couplé avec la précarité et un faible taux d'emploi, due au dynamitage du droit du travail par le pouvoir social-démocrate, seulement 58% de la population active est occupée. En 2016, 30% de l'Italie est exposé à la grande pauvreté, 28,7% en 2016. Il est donc normal que le Parti démocrate au gouvernement, conduit par le premier ministre Matteo Renzi, qui allait soi-disant révolutionner la social-démocratie en Europe, chute à moins de 20% des suffrages.

    Dans cette hécatombe électorale qui profite à l'extrême droite, à la droite extrême et à la droite, des dissidents du Parti démocrate obtiennent 3,4% des suffrages. Quant aux communistes, ou ce qu'il en reste, avec Pouvoir au peuple, ils affichent 1% à leur compteur.

    Hier, le PCI était une force politique qui comptait en Italie. Mais il y a 27 ans, il s'est sabordé de son plein gré pour se dissoudre dans la formation social-démocrate du Parti démocrate, tout en se faisant fort de suivre les orientations de l'UE du capital. Et nombre de dirigeants de l'ex-PCI devinrent des dirigeants et des parlementaires du Parti démocrate, jusqu'à devenir président de la République italienne. La CGIL, syndicat autrefois de classe en Italie, avait soutenu ce sabordage organisé du PCI.

    On mesure aujourd'hui ce que provoque l'abandon de la lutte des classes dans la stratégie d'un mouvement ouvrier hier révolutionnaire.

    De toute façon, l'UE du capital n'a aucune crainte avec la montée de l'extrême droite en Italie, mais aussi en France, en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Pologne ou bien ailleurs sur notre vieux continent. Tous ces partis, qui sont au gouvernement de leurs pays ou qui aspirent à l'être, appliquent ou appliqueront à la lettre les directives antisociales de Bruxelles et du Marché. CQFD.

    Italie, élections des députés et des sénateurs: qui qu'en veut de l'UE du capital?