• Je suis assez d'accord avec cette démarche !!!

    vidéo) 100 femmes défendent « la drague insistante ou maladroite » (dont Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie…) publié sur le MADIASCOPE :

    femmes

    Un collectif de femmes auquel appartiennent notamment l’actrice Catherine Deneuve, l’animatrice radio Brigitte Lahaie, a publié une tribune  pour « défendre » la « liberté d’importuner » des hommes » suite aux nombreuses réactions provoquées par l’affaire Weinstein.

    LE MEDIASCOPE |LOGO © www.lemediascope.fr 8.1.2018• Article mis à jour le 8.1.2018 / article publié édité et mis en une par la rédaction.

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    « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas

    dans ce féminisme »

    Ce mardi dans journal Le Monde, un collectif de femmes, dont Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, la journaliste Elisabeth Lévy ou Catherine Millet ont publié une tribune dans le Monde pour s’opposer à la « campagne de délations » qui a fait suite à l’affaire Weinstein et « défendre » la « liberté » des hommes ‘d’importuner » des femmes.

    Une centaine de femmes artistes, comédiennes, journalistes, scientifiques qui combattent le « puritanisme » qui selon elles serait survenu suite aux premières accusations de harcèlement et agression sexuelle visant le producteur américain de cinéma Harvey Weinstein.

    Ces femmes qui comptent également parmi elles l’éditrice Joëlle Losfeld -ou encore l’actrice Ingrid Caven, écrivent dans le journal Le Monde « Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste ».

    Pour ces femmes, il faut éviter que « cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire: on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices! ».

    Elles estiment en revanche qu’ « une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel » a eu lieu après l’affaire Weinstein.

    Evoquant une « vague purificatoire » suite aux hashtags #Balancetonporc et #Metoo et elles estiment que des hommes ont été « sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses ++intimes++ lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque », affirment-elles

    Pour ce collectif de femmes « cette fièvre à envoyer les +porcs+ à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment (…) que les femmes sont des êtres à part, des enfants à visage d’adulte, réclamant d’être protégées ».

    « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité », poursuivent les signataires de ce texte.

    « Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle ».

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