• Pas étonnant !!!

    Le délégué CGT de GM&S attéré de la réaction de Macron

    Publié le 5 octobre 2017 par FSC

    franceinfoRadio France

    Mis à jour le 05/10/2017 

    Après les propos d'Emmanuel Macron lors de son déplacement à Egletons (Corrèze), le délégué CGT de l'entreprise GM&S, Vincent Labrousse, se dit "atterré de voir une telle réaction." 

    "Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes là-bas. Parce que certains ont des qualifications pour le faire", a déclaré Emmanuel Macron, mercredi 4 octobre, lors de son déplacement à Egletons (Corrèze). S'adressant en aparté, au président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, le président de la République évoquait les difficultés à recruter d'une entreprise de fonderie d'Ussel (Corrèze). 

     

    "Je suis atterré de voir une telle réaction"

    "C'est complètement indécent. Je ne m'attendais pas à une phrase comme cela qui sorte de la bouche d'un président de la République", a réagi sur franceinfo Vincent Labrousse, le délégué CGT de l'entreprise GM&S, dont les salariés manifestaient à proximité du site visité par Emmanuel Macron.

    "S'il a des choses à nous dire, qu'il vienne nous les dire en face." Vincent Labrousse suppose que le président de la République parlait des salariés de GM&S. "Si ce n'est pas nous, il faut qu'il fasse un démenti. Je suis atterré de voir une telle réaction." Le délégué CGT souligne que la fonderie à laquelle a fait allusion Emmanuel Macron est à plus de deux heures de La Souterraine."Si c'est la solution qu'il propose pour les 156 salariés licenciés, il a un problème de géographie. Quand on n'est pas d'accord avec lui, il préfère lancer les petites phrases dans les beaux salons et envoyer les CRS face aux salariés qui ne sont pas d'accord avec lui."

    Le territoire est "en souffrance", souligne encore Vincent Labrousse qui précise qu'il y a des possibilités "de reprendre plus d'emplois" sur le site de GM&S. "Sauf que c'est plus facile d'invectiver les salariés. C'est des phrases qui font mal."