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  • 20 Novembre 2017

    Publié par El Diablo

      [Clé en main] Ces amendements « made in MEDEF » présentés par les députés
      [Clé en main] Ces amendements « made in MEDEF » présentés par les députés

    « Challenges » publie un courrier signé par le MEDEF et envoyé aux députés qui fournit clé en main des amendements pour défendre les intérêts patronaux lors du vote du budget 2018. Amendements que l'on retrouve ensuite pratiquement à l'identique dans le débat parlementaire. Cherchez l'erreur.

     

    Le MEDEF peut compter sur nos députés pour défendre ses intérêts. En plein examen sur le projet de loi de finances 2018, l'organisation patronale se mobilise pour essayer de faire pencher en sa faveur la loi, comme le révèle Challenges. Ce jeudi 16 novembre, le magazine a publié un courrier envoyé le 26 octobre dernier aux députés et signé par Geoffroy Roux de Bézieux, le vice-président du MEDEF, cosigné par François Asselin, président de la CPME et Yves Fargue, responsable d'une fédération des transports et de la logistique.

    […]

    LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :


  • 20 Novembre 2017

    Publié par El Diablo

    Contre la SÉLECTION à l'entrée de L'UNIVERSITÉ : Manifestation et blocage des LYCÉES mercredi 22 novembre 2017

    #LeurSélectionNotreAvenir 

    Dans la rue contre la sélection et son monde !

     

    Ça y est, APB[Admission Post Bac]  c'est fini. Ça y est, APB va être remplacé. Fin du tirage au sort, mise en place de la sélection à l'entrée de l'université. Le système est mort, vive le système !

     

    Aujourd'hui, en France, chaque bachelier a une place à l'université - quels que soient ses résultats scolaires. Chaque lycéen bachelier peut accéder à la filière de son choix, au-delà de toute considération sociale ou économique. Cela est la règle, mais les faits sont autres. Le nombre d'étudiants augmente chaque année - choc démographique des années 2000 - et la plupart des facs sont très largement surchargées, et de plus en plus de filières sont dites « en tension », c'est-à-dire que le nombre de vœux est supérieur au nombre de places. Cette situation mène à une mise en concurrence des lycéens et des étudiants pour accéder à la filière souhaitée ou pour y rester. Depuis trop longtemps les prémisses d'une sélection insidieuse sont donc déjà bien là. Or, Macron franchi maintenant un nouveau cap, considérable. Ce dernier veut, dès la rentrée prochaine, remplacer APB par un système de sélection réelle et assumée. Cela veut dire que, dès juin prochain, tous les bacheliers n'auront plus de place assurée à l'université. Dès juin prochain, les lycéens seront officiellement mis en concurrence et sélectionnés ou pas dans les filières demandées en fonction de leurs résultats scolaires, les facs auront accès aux bulletins et à l'avis unique de chaque prof. Le but étant de décharger les facs en envoyant plus de lycéens vers des filières technologiques ou professionnelles après le bac. Que vont donc devenir ceux qui n'auront pas été sélectionnés ?

     

    Si tout le monde comprend ce que signifie sélection, il faut comprendre ce qu'elle induit - ou plutôt ce qu'elle ignore. Si le tirage au sort était arbitraire, la sélection entend être la solution en camouflant les réalités du système scolaire français dont elle est l'incarnation. L'incarnation d'un système méritocratique qui, par la mise en concurrence des élèves, efface les possibles solidarités entre ceux-ci. Autrement dit, un système qui ne réfléchit pas à ses faiblesses - qu'elles résident dans un certain déterminisme social, ou une reproduction des inégalités en milieu scolaire - et trouve comme issue pour sa survie de donner une valeur supplémentaire aux élèves. La sélection n'est que l'incarnation d'un système en fin de vie, essoufflé et essayant de recycler les mêmes réformes depuis 50 ans afin de se donner une consistance, de survivre. Au-delà de la sélection, c'est donc la survie et la signification de tout un système scolaire qui est ici remise en cause. À nous d'affirmer le système scolaire que nous voulons - ou plutôt de s'opposer à la poursuite de la libéralisation de l'école, et de l'affirmation de l'école et de la fac comme lieu de compétition capitaliste et de hiérarchisation sans questionnement social ni humain.

     

    Depuis plus de 50 ans les gouvernements successifs veulent instaurer cette sélection, et ont toujours échoué face aux contestations massives. Alors, pourquoi réessayer aujourd'hui ? Macron profite de la faillite programmée d'APB pour justifier une mesure qui jamais ne serait acceptée en d'autres temps. Depuis près de quinze ans, tout le monde est au courant du choc démographique des années 2000 (environ 40.000 nouveaux bacheliers chaque année), or jamais les moyens ni les places des facs n'ont réellement été augmentés. Il est donc prévu depuis un moment que tout le monde n'aura pas sa place à l'université, et ce seraient les générations 2000 qui s'en feraient les cobayes. Ainsi, si la « crise d'APB » était prévue - et n'a pas été devancée - c'est bien pour justifier la sélection en espérant peu d'opposition. Ici la solution n'est surtout pas dans le tirage au sort ou la sélection, mais bien dans les moyens que l'on décide d'allouer aux universités. Au-delà du retrait de la loi Vidal, nous réclamons donc que chaque bachelier puisse accéder à la licence de son choix dans la fac de son choix - soit simplement libre d'étudier comme il le veut et non comme il le peut, selon des critères élitistes et socialement injustes.

     

    Et, puisque la sélection ne suffit pas, Macron enchaîne une série de réformes contre la jeunesse - réforme complète de l'enseignement supérieur, baisse des APL et mise en plaise d'un service militaire obligatoire dès 2019 pour les 18 à 21 ans. Il est donc à nous de manifester notre opposition à ces réformes régressives et rétrogrades qui furent toujours abandonnées ou abolies, mais surtout de proposer une autre diagonale par laquelle la jeunesse peut échapper à cet avenir présélectionné.

     

    Nous appelons ainsi toutes les franges de la jeunesse, des lycéen.ne.s aux étudiant.e.s à faire grève et bloquer leur établissement afin de libérer du temps, mais surtout de faire pression en bloquant le lieu central de la conflictualité (le lycée, la fac) entre les élèves et le gouvernement quant à la sélection - et ainsi renverser le rapport de force. Nous appelons donc les lycéen.ne.s et les étudiant.e.s:

     

    -à faire grève et bloquer leur établissement le mercredi 22 novembre, jour de l'examen du projet de loi Vidal en conseil des ministres.

     

    -à rejoindre la manifestation du même jour, place de la République à 13h jusqu'à la place de la Bastille.

     

    -à s'organiser localement au sein de leur établissement dès la rentrée (assemblée générale, occupation, comité d'action, etc.).

     

    -à se joindre au personnel mobilisé de leur établissement (professeurs, AED, ATOSS, etc.).

     

    SOURCE:


  • 20 Novembre 2017

    Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

    Qui parmi les tenants de la pensée unique capitaliste n'a pas dit que la CGT-Cheminots était ringarde en se mobilisant pour une autre politique en faveur du rail français? L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières a publié jeudi un bilan du transport ferroviaire de voyageurs 2015-2016. A l'heure où intervient l'éclatement du rail public et le rabougrissement de la SNCF à sa portion la plus congrue, les chiffres cités dans le rapport parlent d'eux-mêmes.

    La France se situe en 10e position en Europe position pour l'utilisation du rail pour les voyageurs et le fret, avec 48 trains circulant chaque jour par kilomètre de ligne. Moins bien que l'Italie avec 49 trains. Et nettement moins bien que les Pays-Bas (140 trains), la Suisse (119), la Grande-Bretagne (96) ou l'Allemagne (75).

    De ce fait, la hausse du trafic voyageur par la route est en hausse de 14% depuis 2011. Le ferroviaire reste sous les 10% de l'ensemble des modes de transports intérieurs en perdant depuis 2011 0,5% par an. Incontestablement, la route domine de très loin le rail puisque, voiture individuelle comprise (elle aussi en hausse depuis cinq ans), le bitume accueille en France 88 % du transport intérieur de personnes.

    Pourtant, 9 voyageurs sur 10 utilisent la voie ferrée pour un déplacement de proximité avec les TER, les trains de banlieue et le RER. Mais le rapport met en exerce cette fréquentation et le manque flagrant de sièges et dont de trains accordés.

    155Km/h est la vitesse commerciale des TGV. On est loin du cocorico glorifiant les 300Km/h mis en avant par les gouvernements successifs. En cause: une partie des trajets s'effectue sur des lignes classiques dont très peu sont à 160Km/h, la vitesse maximum autorisée pour les express. Le TGV ne représente que 26 % des circulations et 8 % des passagers transportés.

    Seulement 2 régions, la Bretagne et l'Alsace, ont vu leurs recettes commerciales augmenter. Toutes les autres ont connu des chiffres d’affaires en recul. La palme revient à l’Ile-de-France (– 21 % de baisse), alors que la fréquentation était en augmentation de plus de 3 %. La chute en région parisienne est due à la décision de passer l’abonnement (pass Navigo) à un tarif unique de 70 euros.

    Je mets en ligne la déclaration de la CGT-Cheminots du novembre 2017: Tous ensemble arrêtons-les!

    Et l'article du Monde évoquant le rapport. A noter que le journal pointe plus du doigt la fréquence des arrêts TGV que l'état du réseau français. Tout comme le pouvoir et l'oligarchie de la SNCF.

    Il y a urgence à sauver le rail public français





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