• 22 Septembre 2018

    Publié par El Diablo

    La lettre électronique Hebdo de CUBAcoopération [Les nouveautés depuis le 13 septembre 2018]

    Nous y étions et nous avons vu !

     

    Quoique, n’en disent pas les moyens d’information (!) la fête du journal l’Humanité a rassemblé des centaines de milliers de personnes, plus d’un demi-million ! Et notre stand en a accueilli plusieurs milliers. Un stand magnifique, à l’image de notre association : accueillant, chaleureux, joyeux, combatif. Avec ses militants bénévoles qui se sont dévoués sans compter. Cette année les accents pour vous accueillir s’étaient diversifiés, en raison de la venue des amies de nos nouveaux comités de province. Le chef d’orchestre de tout cela : notre secrétaire général Bernard Montagne, avant, pendant et après. Félicitations pour son organisation.

     

    Et la séquence de cette année était toute réservée à Cienfuegos et au 200e anniversaire de sa fondation par des Français… D’abord la délégation officielle qui a permis de multiples rencontres et échanges avec les visiteurs. À noter l’exceptionnelle exposition qui donnait à voir l’immense richesse de la « Perle du Sud ». Une envie pour beaucoup d’aller se rendre compte sur place ! Merci à Agnès sa conceptrice. Cerises sur le gâteau. Elles furent plurielles : d’une part notre ami Jean Querbes, Président de l’association « Bordeaux-Cienfuegos » qui présentait le livre « Une histoire méconnue » celle de ces deux villes sœurs…et André de Ubeda, ancien délégué général de l’alliance française à Cuba, qui proposait à nos amis la possible signature dans un très proche avenir d’un accord de coopération avec la ville de La Seyne-sur-Mer ! Pourquoi pas ?

     

    Et ce n’est pas tout. Profitant de la présence de nos amis cubains, accompagnés de leur Ambassadeur en France, nous organisons ce vendredi au siège de notre association, à Ivry-sur-Seine, une conférence/débat ayant pour thème « La nouvelle constitution cubaine ». Des réponses aux nombreuses questions que vous vous posez. Voir l’annonce sur notre site www.cubacoop.org . Leur séjour ne serait pas complet, s’il n’était assorti de plusieurs visites et rencontres de partenaires qui interviennent dans leur province ou qui seraient susceptibles de le faire. Une étape importante aura lieu dans la région bordelaise où Ils seront reçus, par les autorités locales, dont celles de leur ville sœur : Bordeaux. Nous vous ferons le compte rendu de tous ces importants moments.

     

    Et pendant ce temps-là !

     

    À Cuba 80.000 réunions ont eu lieu en moins de 6 semaines dans l’Île et à l’extérieur, pour débattre du projet de constitution adopté le 22 juillet par l’Assemblée Nationale. Plus de 1 million de Cubains y ont pris part ! L’âge limite proposé pour le poste de Président de la République, la structure du pouvoir, le mariage entre personnes de même sexe, les formes de propriétés, la protection de la famille, la question des salaires et de l’emploi, la citoyenneté effective, figurent parmi les thèmes les plus abordés dans les débats.

     

    Pour la première fois, après quatre mois d’exercice au plus haut sommet de l’état cubain, le Président Miguel Diaz Canel a accordé un long interview à la chaîne TELESUR. Toutes les questions d’actualité y sont abordées, sans langue de bois. Pour votre information, nous nous ferons un devoir de le publier dès que nous en aurons la traduction en français.

     

    La 73e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies s’est ouverte le 18 septembre. Au cours de celle-ci Cuba présentera le rapport contre le blocus qui lui est imposé par les États-Unis. Nous aurons l’occasion d’y revenir, tant dans cet édito que dans les articles publiés sur le site.

     

     

    Roger Grévoul
    Président Fondateur de Cuba Coopération France
    Directeur politique du site Internet et de la Lettre Hebdomadaire

     

    PLUS D’INFOS EN LIEN CI-DESSOUS :


  • Nouveaux sur notre site http://bolivarinfos.over-blog.com


    En page d’accueil:
    1)Venezuela : Communiqué du Gouvernement sur le rapport annuel des Etats-Unis sur le terrorisme, Un rapport toujours condamné mais qui continue à exister… lamentablement, comme diraient les Latinos…!
    2)Venezuela : Le Venezuela ne coupera pas l'électricité à Roraima   Venezuela : Le Venezuela ne coupera pas l'électricité à Roraima , un article du Courrier de l’Orénoque du 20 septembre 2018 traduit par Françoise Lopez.
    3)Venezuela : Les migrants sont obligés de signer une demande d'asile politique, un article du Courrier de l’Orénoque du 20 septembre 2018 traduit par Françoise Lopez.
    4)Venezuela : Maduro demandera des fonds à l'ONU pour le Plan Retour dans la Patrie, un article de Telesur du 20 septembre 2018 traduit par Françoise Lopez.
    Bonne lecture à tous,
    Françoise Lopez.


  • Bonjour, voici la lettre d’information du site « CAPJPO - EuroPalestine » (http://www.europalestine.com)
    Si vous ne visualisez pas cet email lisez-le sur le site
    http://www.europalestine.com

    Publication CAPJPO - Europalestine
    Rappel : tous au rassemblement ce samedi a partir de 15 H  à la Fontaine des Innocents à Paris (Châtelet-Les Halles) !
     
       




     


  • Les revendications occidentales sur la Syrie

    Alors que sur le terrain, la guerre se termine et qu’il ne reste qu’Idleb à libérer des terroristes, les Occidentaux repartent en campagne. Ils viennent de présenter leurs revendications à l’envoyé spécial de l’Onu, Staffan de Mistura. Sans surprise, les États-Unis refusent le processus conduit par la Russie pour la seule raison qu’ils n’y ont pas participé, tandis que le Royaume-Uni et la France entendent imposer des institutions qui leur permettraient de contrôler le pays en sous-main.

    | Damas (Syrie) | 18 septembre 2018
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    Nommé en 2014, avant l’intervention militaire russe contre les jihadistes, Staffan de Mistura est un diplomate pro-US censé rechercher la paix en Syrie au nom de l’Onu. Quatre ans plus tard, il continue à trouver des échappatoires pour le compte des Occidentaux.

    L’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a reçu à Genève une délégation du Groupe d’Astana (Iran, Russie, Turquie), puis le 14 septembre, une autre du Petit Groupe (Arabie saoudite, Égypte, États-Unis, France, Jordanie et le Royaume-Uni).

    Côté occidental, l’ambassadeur James Jeffrey et le colonel Joel Rayburn conduisaient la délégation US, tandis que l’ambassadeur et ancien directeur du Renseignement extérieur (DGSE 2012-16), François Sénémaud, présidait la délégation française.

    Chaque délégation a remis aux Nations unies un document secret sur ses revendications, en vue de peser sur les négociations intra-syriennes en cours. Russia Today a fait fuiter le document occidental [1], comme Kommersant avait fait fuiter il y a deux semaines les directives internes de l’Onu [2].

    - Première remarque, le point 3 du document du Petit Groupe reprend la directive interne de l’Onu : « Il n’y aura pas d’assistance internationale à la reconstruction dans les zones contrôlées par le gouvernement syrien en l’absence d’un processus politique crédible conduisant inéluctablement à la réforme constitutionnelle et aux élections supervisées par l’ONU, à la satisfaction des pays donateurs potentiels. » [3].

    L’Allemagne, qui a participé à des réunions du Petit Groupe, ne semble pas avoir été représentée à celle-ci. La veille, son ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, s’était désolidarisé de ce point. Juste avant de rencontrer son homologue russe, Sergeï Lavrov, il avait tweeté que son pays était prêt à participer à la reconstruction « s’il existe une solution politique menant à des élections libres » [4] [5]. Pour le Petit Groupe et pour l’Onu, la reconstruction ne commencera pas tant que les pays donateurs potentiels n’auront pas atteint leurs objectifs de guerre, pour l’Allemagne, elle peut accompagner le processus de réconciliation politique.

    - Deuxième remarque : les différents interlocuteurs internationaux font référence à la résolution 2254 du 18 décembre 2015 [6]. Cependant, le Petit Groupe extrapole le sens du texte. Alors que la résolution du Conseil de sécurité pose que la rédaction de la Constitution est l’affaire des seuls Syriens entre eux, le Petit Groupe affirme qu’elle ne doit être rédigée que par un Comité placé sous les auspices et contrôlé par l’Onu.

    Il s’agit évidemment de casser les décisions de Sotchi, c’est-à-dire à la fois de détruire ce qui a été fait dans les derniers mois et de s’opposer au rôle de la Russie dans la solution de la crise [7]. Les États-Unis veulent conserver leur statut de puissance indispensable, tandis que le Royaume-Uni et la France entendent poursuivre leur projet colonial.

    - Troisième remarque : le Petit Groupe n’entend pas seulement transférer la responsabilité de la rédaction de la Constitution de Sotchi à Genève, il a déjà son idée sur ce qu’elle doit être. Il s’agirait de reproduire le modèle que Washington a imposé à l’Iraq et qui y maintient une crise permanente pour le plus grand bénéfice des Occidentaux. Les pouvoirs du président seraient exclusivement protocolaires ; ceux du Premier Ministre seraient inexistants au niveau régional ; et ceux de l’armée devraient être limités.

    Les puissances coloniales maintiennent leur pouvoir au Proche-Orient derrière des apparences de démocraties. Elles parviennent toujours à constituer des gouvernements non-représentatifs de leurs peuples. Depuis 1926 au Liban et depuis 2005 en Iraq, les institutions ont été conçues pour surtout empêcher que ces pays redeviennent des États-nations. Le Liban est divisé en communautés religieuses et l’Iraq en régions distinctes à prédominance d’une communauté religieuse. Israël, quant à lui, n’a pas plus de gouvernement représentatif, non pas à cause de sa Constitution —il n’en a pas—, mais de son système électoral.

    - Quatrième remarque : alors que la résolution 2254 édicte que les élections devront avoir lieu sous la supervision de l’Onu, le Petit Groupe considère que l’organe syrien chargé de l’organisation des élections devra travailler quotidiennement sous les ordres de l’Onu, notamment en ce qui concerne d’éventuelles plaintes pour fraude.

    Ainsi, les Occidentaux se conservent la possibilité d’annuler des résultats qui ne correspondraient pas à leurs attentes : il suffira de faire déposer une plainte pour fraude et de la déclarer fondée. Le Peuple syrien aurait le droit de voter pourvu qu’il tombe dans le piège qui lui est tendu, et encore à la condition qu’il vote pour ceux que l’on a choisis pour lui.

    En Europe, les citoyens cherchent leur souveraineté, en Syrie ils se battent pour leur indépendance.

    [1] « Déclaration de principes du Petit Groupe pour la Syrie », Réseau Voltaire, 18 septembre 2018.

    [2] « Paramètres et principes de l’assistance des Nations Unies en Syrie », par Jeffrey D. Feltman, Réseau Voltaire, 3 septembre 2018.

    [3] “There will be no international reconstruction assistance in Syrian-governement-held areas absent a credible political process that leads unalterably to constitutional reform and UN-supervised elections, to the satisfaction of potential donor countries”.

    [4] “Wenn es eine politische Lösung in #Syrien gibt, die zu freien Wahlen führt, sind wir bereit Verantwortung beim Wiederaufbau zu übernehmen”

    [5] « L’Allemagne se positionne contre la directive Feltman », Réseau Voltaire, 14 septembre 2018.

    [6] « Résolution 2254 (Plan de paix pour la Syrie) », Réseau Voltaire, 18 décembre 2015.

    [7] « Consensus entre Syriens à Sotchi », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 février 2018.


  • Lamentation


    Par James Howard Kunstler – Le 14 septembre 2018 – Source kunstler.com

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    Une énorme quantité de plâtre va être définitivement ruinée au cours des prochains jours le long de la côte du Dixieland. Après le spectacle du reportage sur l’ouragan à la télévision, très peu de choses sont révélées pendant que l’événement est en cours. Les matériaux de construction bon marché des centres commerciaux stéréotypés se balancent dans la tempête et les vaillants chasseurs de tempête des réseaux télévisés luttent contre le déluge horizontal dans des parkings vides, mais leur reportage ne raconte pas grand-chose de la véritable histoire, qui ne se produit que lorsque le grondement de la météo est passé et que le soleil sort enfin.

     
    Plus d’une décennie de tempêtes nous punissant le long des côtes américaines doit être en train de détruire l’industrie de l’assurance autant que les bâtiments dans le paysage. Cela fait dix ans qu’ils sont frappés d’un autre côté par les taux d’intérêt surnaturellement bas qui rendent si difficile le renflouement de leurs coffres après que des régions entières comme la région métropolitaine de Houston et l’île de Porto Rico ont été détruites et qu’ils doivent payer des milliards de primes.

    Cette fois-ci, toutes ces maisons bas de gamme en panneaux expansés le long des plages de l’Atlantique ne seront pas remplacées. Mais plus loin à l’intérieur des terres, loin des vagues rugissantes, le long de tous les estuaires débordants qui drainent la plaine côtière, les dégâts seront considérables et épiques. Cela pourrait créer une toute nouvelle classe sociale de la SunBelt de gens délogés et déplacés qui n’auront plus jamais un endroit décent où ils pourront vivre. Étant donné que bon nombre d’entre eux sont des retraités, l’événement peut même mener à un décès furtif de personnes qui sont tout simplement trop avancées en âge pour recommencer à zéro.

    La lamentation émanant de la partie nord de l’Amérique, celle des « flyovers » est une vieille et longue histoire maintenant. Plus personne n’est surpris par la désolation d’endroits désindustrialisés comme Youngstown, en Ohio, ou Gary, en Indiana, où la richesse américaine a déjà été laminée autour des hommes qui travaillaient dans des hauts fourneaux. Mais les États du sud-est ont bénéficié d’un étrange intermède de dynamisme artificiel depuis les années 1950, soit environ trois générations, et il y a peu de mémoire culturelle de ce qu’était la région avant : un marécage agricole avec peu de villes d’importance et une pauvreté répandue comme dans le tiers monde, des enfants pieds nus et des ouvriers agricoles aux chapeaux de paille en haillons, s’appuyant sur leurs binettes dans une chaleur suffocante.

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    Les changements démographiques des dernières décennies en ont fait un parc à thème sans fin de buffets à volonté, d’emporia à bière, de palais de hamburgers, de lotissements fermés pour retraités, d’églises évangéliques construites comme des magasins géants, d’extravagants silencieux pour pots d’échappement, de vastes terrains perdus pour du stationnement gratuit, et tous les autres attributs de la plus grande mauvaise allocation de ressources dans l’histoire du monde. Comme beaucoup d’actions farfelues dans l’histoire, cela semblait être une bonne idée à l’époque. Alors que les survivants se faufileront parmi les débris de plastique dans les semaines à venir et que les médias d’information présenteront leurs réconfortantes histoires de sauvetage et d’héroïsme, seront-ils conscients de ce qui s’est réellement passé : la fin très soudaine de toute une économie régionale qui a été, dès le départ, une tragique bévue ?

    Il est probablement difficile d’imaginer comment Dixieland va s’en sortir dans la prochaine économie, quelle qu’elle soit. Dans certains endroits, il n’est même pas possible de revenir à une économie antérieure basée sur l’agriculture. Une grande partie du paysage a été cultivée de façon si intensive pendant deux cents ans que le sol s’est transformé en une sorte de ciment naturel, appelé terre battue ou caliche. Les perspectives climatiques de la région ne sont pas non plus favorables, sans parler de l’arrêt certain de la climatisation universelle et de la « conduite heureuse » qui a rendu possible les méga-développements peu judicieux des dernières décennies.

    Le seul effet salutaire de l’ouragan Florence est peut-être que la nouvelle des séquelles l’emportera sur les bavardages politiques incohérents des prochaines élections de mi-mandat – surtout si les dégâts financiers sont assez importants pour perturber le « boom » économique occulte alimenté par la dette et attribué aux pouvoirs magiques de notre POTUS, le deal-maker.

    James Howard Kunstler

    Traduit par Hervé pour le Saker Francophone






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