• 16 Juin 2018

    Publié par El Diablo

    La CGT porte des PROPOSITIONS pour améliorer les pensions de RETRAITE

    La CGT a présenté ses propositions au Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye le 12 juin 2018 en matière de droits familiaux et conjugaux, éléments indissociables de la retraite. Il est temps de faire une réforme répondant aux besoins de la population et en particulier réduisant les inégalités entre les femmes et les hommes à la retraite.
    Tous les dispositifs familiaux et conjugaux, indépendamment de la réforme systémique des retraites, doivent donc être rendus plus justes et améliorés et, cela, que le projet gouvernemental se mette en place ou pas.

     

    La CGT considère que l’ensemble des dispositifs de solidarité en retraite n’a pas de raisons d’être différent entre les régimes. C’est d’ailleurs un des principaux rôles de la mise en place d’une maison commune des régimes de retraites. Il faut donc rapprocher ces dispositifs de compensation des préjudices de carrière, principalement pour les femmes.
    La
    CGT constate que le gouvernement confirme son analyse selon laquelle, dès la naissance du premier enfant, les salaires féminins, donc la retraite, sont fortement impactés. Cet impact s’aggrave à partir du troisième enfant.
     

    Une forte politique en faveur de l’égalité salariale, de la prise en charge collective des enfants (développement des places en crèche, etc.), du partage des tâches au sein des couples, est nécessaire afin de corriger ces déséquilibres.
     

    Pour autant, la CGT considère que les dispositifs de corrections sur la retraite des préjudices de carrière dus à la maternité et à l’éducation doivent être maintenus, tant que l’égalité n’est pas inscrite dans les faits. 
     

    Elle remarque que ce n’est le cas dans aucun pays européen, quelles que soient les mesures mises en place et quels que soient les régimes de retraite en vigueur.
     

    La CGT est ouverte à une évolution et à une homogénéisation, entre les régimes, des dispositifs existants. Elle est favorable à une compensation financière haussant la retraite des femmes, pour la naissance de chaque enfant, et à une compensation sur l’éducation pour les parents femmes ou hommes à partir du troisième enfant.
     

    La CGT considère que ces corrections doivent être construites pour rehausser de façon plus importante les retraites féminines les plus faibles.
     

    La CGT est favorable à une réforme des dispositifs éloignant de façon trop importante les mères d’enfants en bas âge de l’emploi (AVPF).

     

    Une réforme des droits familiaux ne saurait être construite sans une forte hausse du minimum de pension, que la CGT revendique au Smic, pour une carrière complète, et une compensation du temps partiel majoritairement subi par les femmes.
     

    Concernant les droits conjugaux, pour l’essentiel, la réversion suite au décès du conjoint, la CGT demande leur maintien. La disparition de la réversion dans certains pays scandinaves (Suède) a contribué à creuser un plus grand écart entre retraites féminines et masculines.
     

    Concernant les différences entre régimes, la CGT demande la disparition des conditions de ressources et d’âge pour l’obtention d’une réversion fondée sur le maintien de la communauté de vie légale.
     

    La CGT demande l’extension de la réversion à l’ensemble des statuts juridiques établissant une communauté de vie au sein des couples (mariage et Pacs).
    L’unification des dispositifs de réversion doit tenir compte du fait que pour les femmes ayant des retraites supérieures à 1000 euros et dont le conjoint avait une retraite du privé, le pourcentage de réversion est toujours inférieur aux 50% de la réversion de la Fonction publique. 

     

    Pour les femmes ayant les retraites les plus faibles, la réversion tient vraiment compte des taux de 54% à la CNAV et 60% en retraite complémentaire. Elle propose donc de passer à une pension de réversion à 75% pour tous les régimes sans condition d’âge ou plafond de revenu.
     

    Pour la CGT, il est absolument nécessaire de prendre le temps de réformer ces dispositifs par une large consultation de l’ensemble des acteurs concernés – au premier rang, les syndicats de salariés – pour avancer vers plus d’égalité réelle.

    Montreuil, le 13 juin 2018

    SOURCE:


  • 16 Juin 2018

    Publié par El Diablo

    SNCF : le gouvernement nous enfume avec la dette !

    par Annik Plançon, membre du Conseil national du Pardem

    Le 11 juin 2018

    Le gouvernement a mis sur la table des négociations avec les organisations syndicales sa prise en charge d’une partie de la dette de la SNCF. Une entourloupe de première puisque cette opération est rendue obligatoire par le statut (non pas des cheminots) mais de la forme EPIC de la SNCF. Incontournable pour une transformation en société anonyme… 
    Ni les syndicats, ni les usagers de la SNCF ne doivent se laisser berner. La lutte des cheminots contre la réforme de la SNCF est vitale pour nous tous.

    Contrairement à ce qu’Edouard Philippe et les médias veulent nous faire croire et que l’UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes … autonomes sauf de l’UE !) et la CFDT sont prêts à accepter, la reprise par l’Etat de 35 Mds de dette de la SNCF n’est nullement un cadeau fait aux cheminots.

    La dette de 46,6 Mds de SNCF-Réseau provient pour l’essentiel du lourd programme de développement du TGV décidé par l’Etat actionnaire unique, et les salariés n’y sont pour rien. Par contre ce sont bien eux qui assurent la marche du service rendu par la SNCF et à en croire les chiffres, ils n’ont pas démérité : le bénéfice de l’exploitation courante, donc après paiements des cheminots, s’est élevé à 4,6 Mds, soit 13,7% d’un chiffre d’affaires 2017 en hausse de 4,2%. Performance que beaucoup d’entreprises privées seraient heureuses d’atteindre.

    Par ailleurs, la SNCF est un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial). A ce titre la responsabilité financière de l’Etat est pleine et entière et non limitée au capital social comme dans une SA […]

     

    LA SUITE DE L’ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS :


  • L'Italie annonce qu'elle ne ratifiera pas le CETA

    L'Italie annonce qu'elle ne ratifiera pas le CETA © Andreas Solaro Source: AFP
    Manifestation contre le CETA à Rome en juillet 2017

    L'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada doit être ratifié par les parlements nationaux européens mais le ministre italien de l'Agriculture annonce que son pays s'opposera à un texte qu'il juge dangereux pour les AOP et IGP italiennes.

    C'est une annonce qui place encore davantage l'Italie en marge des orientations des autres Etats membres de l'Union européenne (UE) : le 14 juin, le nouveau ministre italien de l'Agriculture a annoncé, à l'occasion d'un entretien accordé au quotidien La Stampa, que son pays ne comptait pas ratifier l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA).

    «Nous ne ratifierons pas l'accord de libre-échange avec le Canada parce qu'il ne protège qu'une petite partie de nos AOP (appellations d'origine protégée) et de nos IGP (indications géographiques protégées)», a expliqué Gian Marco Centinaio, membre de la Ligue.

    Ce refus provoquera sans nul doute de nombreuses réactions. L'Italie est en effet, parmi les 28 Etats membres de l'UE (bientôt 27 après le départ annoncé du Royaume-Uni), le pays qui compte le plus grand nombre de produits porteurs de l’appellation IGP et AOP.

    Le CETA a été approuvé en février 2017 par le Parlement européen. Il est entré en vigueur de manière provisoire en septembre dernier mais la procédure requiert encore une ratification par chaque parlement national. Ce n'est qu'à cette condition qu'il produira ses effets. L'annonce de Gian Marco Centinaio vient donc compromettre l'avenir du texte.

    Le nouveau gouvernement italien, composé de membres de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, multiplie les prises de position marquant son désaccord avec le consensus, déjà fragile, des pays membres de l'UE. Le 13 juin, Rome a officialisé son mécontentement de la politique migratoire européenne en annonçant sa volonté de créer un «axe» avec l'Autriche et l'Allemagne contre l'immigration clandestine.

    Lire aussi : L'Allemagne, l'Autriche et l'Italie veulent créer un «axe» contre l'immigration illégale, selon Kurz


  • Ce qui coûte cher, ce sont les inégalités sociales !

    Publié le 16 juin 2018 par FSC

    Ce qui coûte cher, ce sont les inégalités sociales, les privilèges monstrueux de quelques-uns, les dégâts humains et sociaux du capitalisme, etc. Macron... piège à niais !

    Jean ORTIZ

    Salauds les pauvres !! Ils portent la responsabilité de leur situation, vu qu’ils pourraient être riches s’ils le voulaient. « ¡¡ A trabajar !! » « Au travail !! »

    Assez de vivre à nos crochets ! Assez de pique-assiettes aux minimas sociaux ! Ça coûte la peau des fesses et on maintient dans la paresse des millions de feignasses ! Allez, au boulot, tire-au-flanc, et à coups de pieds dans le postérieur. Pour « partager » les richesses, il faut le mériter... Les droits sociaux ne sauraient être éternels.

    Assez « d’assistanat », qui coûte, lui, plus que la peau des fesses ! Celle du cul des sans-culottes !! Alors que la classe sociale « macroniste » s’empiffre éhontément ; pour le « bonheur de tous », la création d’emploi, la diminution des charges et prélèvements pour les plus riches, bref, le « ruissellement », « arme » contre la paupérisation, qui frappe même les classes moyennes. Ça tombe bien, il a beaucoup plu en Béarn.

    On vient de trouver plus menteur que les arracheurs de dents ! Le monarque présidentiel...

    La pauvreté ne cesse d’être en crue, et de plus en plus perceptible. Combien de mendiants, de SDF, d’enfants, qui tendent la main, de femmes seules, sous des porches ? Cette réalité est devenue si quotidienne que parfois l’on s’en accommode, avec une tendresse spéciale pour les services sociaux et les associations qui s’occupent de ces « exclus » qui s’excluraient eux-mêmes parce qu’ils voudraient être exclus !

    De temps à autre, on leur fait la charité, mais peu la solidarité de classe. Ce gâchis social s’avère délibérément, méthodiquement, organisé par les plus riches, avec arrogance et soif incommensurable de profits et de dividendes. Pour les autres, pour la majorité, « la vie, le malheur, l’isolement, l’abandon, la pauvreté sont des champs de bataille qui ont leurs héros, héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres » (Victor Hugo).

    Nous pourrions ironiser ici jusqu’à plus de mots sur des clichés tellement réacts qu’ils fonctionnent encore et nécessitent une permanente critique sociale. Ce nouvel esclavage est promu à nos yeux comme de la « modernité ». L’intervention de E. Macron au Congrès de la Mutualité a provoqué un tollé et un dégoût légitimes ; ce mépris du peuple, cette condescendance d’une classe qui, opulente, se croit supérieure... Cette violence de classe, la « fuite » sciemment organisée par la comm’ présidentielle contre les aides sociales (« on met un pognon de dingue dans les minima sociaux... ») prépare le terrain non pas vers un « tournant social », mais vers un « big bang » dont se félicite en « Une » le « Figaro » du 14 juin. Les classes dominantes plongent les salariés, les précaires, les sans-emplois dans une souffrance de plus en plus insupportable, reléguant des millions d’exploités, de non-invités au banquet, à l’exclusion sociale, à la survie quotidienne.

    Tout cela pour assouvir leur insatiable cupidité dans l’accumulation du capital... Nous ne rentrerons pas ici, mais cela serait nécessaire, dans l’analyse des rapports de classe, des concepts de pauvreté, d’aliénation d’exploitation... Pour changer les choses, il convient plus que jamais de dépasser l’émotionnel. Notre réflexion s’inscrit dans l’immédiate guerre des idées, et riposte à l’indécence présidentielle. Macron ment comme il respire...

    Selon le mode de définition du seuil de pauvreté (hypothèse basse : 50% du revenu médian, soit 846 euros pour une personne seule), la France compte entre 5 et 8,9 millions de pauvres au 15 octobre 2017, selon l’Observatoire des inégalités (soient 600.000 de plus entre 2005 et 2015), le plus souvent mal indemnisés, ou pas du tout, peu éduqués, condamnés au chômage destructeur, facteur d’éclatement social et de communautarisme... Cette « armée de réserve du capital » permet au système de laminer le « modèle social », les acquis, les salaires (le salaire minimum actuel relève de l’indécence : 1160 euros par mois), etc.

    Que seraient ces millions de victimes du capitalisme, si Macron et les siens parvenaient à recomposer totalement la société, à faire régresser encore davantage le niveau de vie ? Sans protection, ils seraient à la rue. Les chômeurs et inactifs représentent plus de 70% des près de neuf millions de pauvres, autant d’hommes que de femmes, plutôt jeunes, et un quart (seulement) d’immigrés. Près de deux millions d’entre eux sont des enfants et des ados... Pas à Manille, à Paris !

    Le rêve de Macron et des siens, du Medef, de la finance, c’est une société-jungle, le tout-privatisé, avec quelques miettes minimalistes, microscopiques, en guise de mutuelles, de couverture sociale, d’allocations chômage, d’assurances. Juste le minimum pour éviter l’explosion. Qu’en est-il alors de la dignité de l’être humain, hommes femmes et enfants, aliénés, piétinés ? Eux qui ne demandent pourtant qu’à travailler, à avoir la place qui leur revient dans une société plus juste et fraternelle. La pauvreté met finalement en danger ce qu’il reste de démocratie, et les désormais si vides droits de l’homme et de la femme. Ce qui coûte un pognon délirant, ce sont plutôt les sept milliards d’euros de cadeaux aux grandes fortunes, c’est la liquidation de l’indépendance et de la souveraineté nationales, c’est la mise à mort des service publics, la mise au pas des syndicats (ça pue les années 30 !), c’est la fraude et l’évasion fiscales ; bref, c’est le gavage de vos amis, Monsieur le président, avec votre morgue et votre assentiment.

    Cette situation, ce champ de ruines, sont vécus comme intolérables par la majorité. La colère, sourde, gronde. Les eaux cachées finissent toujours en résurgences, insurgées. A nous, les militants anticapitalistes -communiste en ce qui me concerne- de « rendre visibles les invisibles », de dénoncer les souffrances infinies, provoquées par la classe sociale de Macron, de mener le combat de classe, de proposer un monde aux couleurs de toutes et de tous. Relisons « l’Assommoir », « Germinal », de Zola. Alimentons la colère, et le désir d’une société libérée du fric. Soyons pleinement révolutionnaires.

    Le 9 juillet 1849, dans un grand discours à l’Assemblée, Victor Hugo s’écriait : « Je suis de ceux qui croient que l’on peut détruire la misère ». Tout ne peut être d’airain ou de fer. En avant ! Aucun pas en arrière, pas même pour prendre de l’élan, disait Che Guevara.

    Jean ORTIZ
    Jeudi, 14 Juin.


     


  • Détricotage des conquis et création de droits réactionnaires !

    Publié le 16 juin 2018 par FSC

    Au moment où le pouvoir macronien envisage sérieusement de s'en prendre aux prestations sociales il est nécessaire de bien percevoir ce dont il s'agit pour que le monde du travail passe à une véritable contre-offensive face au détricotage réactionnaire et à la création de nouveaux droits réactionnaires, point d'appui des syndicats jaunes pour prétendre auprès des travailleurs que leur insertion dans le "dialogue social" serait bénéfique!

    Un enjeu majeur pour à la fois résister et conquérir de nouveaux droits progressistes!

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    L’échec de l’opposition aux réformes concernant l’emploi, le code du travail, le salaire et la protection sociale menées depuis les années 1980 risque de se reproduire sous Macron si les opposants continuent à réfléchir en termes de répartition de la valeur entre travail et capital. La classe ouvrière a commencé au cours du XXe siècle non pas à mieux répartir la valeur mais à en changer la pratique. C’est, en réponse, une contre-révolution capitaliste que poursuivent les réformateurs. Dans les premières séances, à partir de son nouvel ouvrage, Vaincre Macron (La Dispute septembre 2017), Bernard Friot proposera une réévaluation des conquêtes ouvrières en matière de droit économique des travailleurs·euses pour sortir du poncif de l’analyse des réformes en termes de « néolibéralisme ». Les réformes ne se contentent pas de s’attaquer aux droits économiques conquis, elles en créent de nouveaux, très réactionnaires, comme le compte personnel d’activité ou le revenu garanti. Ce diagnostic permettra de proposer des pistes d’une offensive en vue de l’attribution à chacun·e à 18 ans de deux droits économiques fondamentaux : le droit à la qualification personnelle (et au salaire à vie qui va avec) d'une part, et le droit de propriété d’usage de l’outil de travail (et donc à la décision dans toutes les entreprises où le/la salarié·e travaillera et dans les caisses d’investissement) d'autre part.

    Animé par Bernard Friot, le séminaire fera aussi appel à d’autres chercheurs·euses, et l’atelier sera consacré à l’élaboration d’outils d’éducation populaire dans l’esprit de Réseau Salariat. Il y aura une continuité d’une séance à l’autre, la participation à toutes les séances (qui seront enregistrées) et la lecture des documents d'appui sont donc recommandés.