• très intéressant !!!

    MACRON et la grande marche arrière ! Le Chapelier revisité !

    Publié le 12 mai 2018 par FSC

    Tous les éditocrates qui peuplent les moyens d'information détenus par quelques milliardaires et le service dit public, de fait au service du pouvoir ne cessent de s'esbaudir devant la modernité du monarque.

    Pourtant pour s'en tenir à ce seul exemple s'agissant du mépris et de la volonté d'écartement des corps intermédiaires et notamment des syndicats c'est à un retour au 18 ème siècle qu'il s'agit;

    A l'époque on s'en souvient la révolution bourgeoise règle ses comptes avec les privilèges et les règles de l'ordre féodal et aristocratique commence à construire les outils légaux de sa domination politique.

    Avec la loi Le Chapelier promulguée  le 14 juin 1791  qui interdit de fait les grèves et la constitution des syndicats, dans sa lutte de classe contre les travailleurs elle se prémunit de leur intervention organisée afin d’asseoir solidement son hégémonie ... et ses profits !

    En 2018 Macron ne peut pas revenir totalement à cette période mais le souci et les interventions contre les travailleurs sont de même nature :

    il s'agit de déconsidérer les syndicats et la CGT en particulier dans l'opinion publique, de restreindre considérablement leur capacité d'intervention (au moyen par exemple de la fusion des instances représentatives des personnels qui réduit massivement les heures de délégation et éloigne les délégués de leurs mandants), de contourner systématiquement les travailleurs organisés en s'appuyant sur ce qui divise, sur la concurrence généralisée aiguisée par la mondialisation capitaliste et le dumping social promu par l'Union européenne et ses traités.

    En ce sens, les critiques "de gauche" contre les organisations, les manifs de tête délibérément organisées contre la "routine" des combats syndicaux roulent dans le même sens.

    La bourgeoisie n'aime rien autant que des travailleurs livrés aux fragmentations individuelles aux délices de l'anarcho-syndicalisme et même si bien sûr les organisations -celles qui se réclament de la "lutte des classes"- ne sont pas exemptes de critiques justifiées, c'est à leur renforcement à leur amélioration qualitative qu'il convient de se consacrer.

    Afin de ne pas faire le jeu des pires ennemis des travailleurs et de ne pas faire le cadeau aux exploiteurs de travailleurs sans outils collectifs de résistance et de lutte !