• Une explication intéressante !!!

    15 Septembre 2018

    Publié par El Diablo

    Nicolas OFFENSTADT Le pays disparu, sur les traces de la RDA ( Stock éditeur - 250 pages - 22,50 euros -septembre 2018)

    Nicolas OFFENSTADT Le pays disparu, sur les traces de la RDA ( Stock éditeur - 250 pages - 22,50 euros -septembre 2018)

    Théâtre des manifestations antimigrants de ces dernières semaines, l’ex-Allemagne de l’Est souffre d’une mauvaise image et de relégation économique. Trente ans après la réunification, ce pays a pourtant un passé, que l’historien restitue. Celui d’un perdant de l’histoire.

     

    Chemnitz, en Saxe, à l’est de l’ex-RDA, et ses manifestations antimigrants, appuyées par les mouvements d’extrême droite Pegida et AfD (Alternative für Deutschland), font la une des journaux depuis la fin du mois d’août. Comment l’ex-Karl-Marx-Stadt, fleuron industriel de l’ex-RDA, est-elle devenue le théâtre de ce malaise ? Et que reste-t-il justement de cette ex-RDA ? Dans son dernier ouvrage, le Pays disparu (Stock), l’historien Nicolas Offenstadt  a pratiqué une histoire de terrain fondée sur l’exploration urbaine des friches et terrains vagues. Une micro-histoire des objets et une géographie de ses non-lieux, pour mieux témoigner de l’abandon et de la dévaluation que ce territoire a connu après la réunification des deux Allemagnes en 1990.

     

    Vous avez arpenté toute l’ex-RDA, comment interprétez-vous les derniers événements de Chemnitz ?

     

    D’abord, rappelons que la présence d’une extrême droite active n’est pas nouvelle, les violences racistes à l’Est non plus. Dès après l’unification, des pogroms se déclenchent à Hoyerswerda (1991) ou à Rostock (1992). Par ailleurs, avant Pegida et l’AfD, le parti souvent qualifié de néonazi NPD développait une implantation territoriale à l’Est afin de contrôler des espaces entiers, des «zones nationales libérées», selon le vocable de l’extrême droite.

     

    […]

     

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