Par guevaranita
les dépassements d'honoraires explosent
Un montant de 2,5 milliards d'euros en 2010, un taux de dépassement passé de 25% du tarif opposable en 1990 à 54% en 2010. Ces dépassements concernent essentiellement les médecins spécialistes et plus particulièrement les chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes. De plus en plus de nouveaux installés choisissent le secteur 2 avec dépassements d'honoraires. Cette situation ne fait qu'empirer car rien ne change.
Ces dépassements ont des conséquences majeures :
- pour les patients, un reste à charge de plus en plus important et des renoncements aux soins de plus en plus fréquents,
- pour les généralistes, de plus en plus de travail pour trouver des correspondants de secteur 1 pratiquant des tarifs opposables, afin de permettre l'accès aux soins.
Il ne faut pas confondre Assurance maladie et assurances complémentaires :
Leurs fondamentaux sont radicalement différents :
Plus les assurés ont des revenus faibles, moins ils peuvent payer de complémentaires, plus ils renoncent aux soins. Toute « solution » qui s'appuierait sur un rôle accru des complémentaires, augmenterait les tarifs de celles-ci et renforcerait les inégalités d'accès aux soins.
Est-ce cela dont une société civilisée a besoin ?
Il faut en sortir :
Il faut aborder autrement la problématique des dépassements d'honoraires et poser la question dans le débat public : quel serait un “revenu correct” pour un médecin ? Combien doit-il être payé ? Force est de constater que les revenus des médecins sont extrêment inégalitaires entre les différentes spécialités et au sein d'une même spécialité.
On ne peut prétendre favoriser l'accès aux soins des patients sans supprimer les dépassements d'honoraires et sans améliorer la prise en charge des soins de tous par l'Assurance maladie, obligatoire et solidaire.
Communiqué du Syndicat de la Médecine Générale
le 30 mai 2011
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