Par guevaranita

« J’y vois plutôt, Ségolène Royal, un retour à une vérité révolutionnaire. », conclut Claude Askolovitch s’adressant à la vice-présidente de l’Internationale socialiste dans son éditorial de l’émission Elysée 2012 d’hier soir, sur i>TELE, animée par Michel Dumoret et Léa Salamé.
Un hommage à l’action de Ségolène Royal pour trouver des solutions aux problèmes des paysans français et pour apporter avec diligence des aides d’urgence aux éleveurs de sa Région touchés par la sécheresse.
Un petit point d’histoire. Le chant révolutionnaire de L’Internationale, écrit en 1871, en pleine répression de la Commune de Paris, ne s’adressait pas uniquement au monde ouvrier, il s’adressait aussi au monde paysan – le monde rural représentait encore 70% de la population française, comme nous le rappelle Claude Askolovitch avec les deux premières lignes du dernier couplet de l’édition imprimée en 1887, celle conservée jusqu’à nos jours :
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !
La version manuscrite plus ancienne qui existe, finalement publiée en 1890, est encore plus explicite dans ses deux derniers couplets quant au monde rural :
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs.
La terre n’appartient qu’aux hommes.
L'oisif ira loger ailleurs.
C'est de nos chairs qu'ils se repaissent !
Si les corbeaux si les vautours
Un de ces matins disparaissent...
La terre tournera toujours.
Qu'enfin le passé s'engloutisse !
Qu'un genre humain transfiguré
Sous le ciel clair de la Justice
Murisse avec l'épi doré !
Ne crains plus les nids de chenilles
Qui gâtaient l'arbre et ses produits.
Travail, étends sur nos familles
Tes rameaux tout rouges de fruits.
Frédérick Moulin
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