Par guevaranita
Bien qu'il soit candidat à la primaire pour l'élection présidentielle, François Hollande reste un commentateur de la vie politique.

Ainsi celui que la presse présente comme le nouveau favori après DSK, commente le match qui n'a pas encore eu lieu :
"Compte-tenu du calendrier, qui n'était pas le mien, nous risquons d'arriver en octobre (date de la primarie, NDLR) en ayant saturé l'espace médiatique. Si nous avons développé durant la campagne des primaires l'ensemble des thèmes de la présidentielle, nous risquons d'apparaître dans la répétition. Et si nous faisons trop évoluer le discours, le risque est que cela apparaisse comme une incohérence." a déclaré François Hollande au Figaro ce vendredi.
Je trouve ces déclarations à la fois consternantes et symptomatiques. François Hollande continue à ne parler que de communication sans jamais s'adresser à l'intelligence des Français. De son interview au Parisien beaucoup n'auront retenu que son commentaire sa propre campagne, où il expliquait qu'il voulait parler à Madame Dugenou.
Faites un test autour de vous demandez à votre boucher, à votre chauffeur de taxi ou même à "Madame Dugenou", ce qu'il a pu entendre des propos ou des propositions de François Hollande. Rien. Ou si peu. Et quand on vous cite quelque chose, on vous parle de sa phénoménale perte de poids. Et là question régime amaigrissant, François Hollande n'a pas eu peur du matraquage et de la répétition...
Comme si Nicolas Sarkozy, ou n'importe quel pédagogue, pouvait s'inquiéter de répétition ...
Mais cette manière de théoriser l'absence de propositions ou de débat d'idées en dit long sur le positionnement centriste mou de François Hollande.
Ne rien proposer pour ne pas s'aliéner cet électorat de droite qui aujourd'hui fait lui la part belle dans les sondages mais qui s'il se dévoilait retournerait très vite vers dans son bercail. En cela, il ne diffère pas fondamentalement de Martine Aubry, silencieuse et qui théorise son silence en présentant comme la gardienne du calendrier, comme si tenir l'agenda avait déjà permit donner du travail ou un logement à ceux qui en cherche despéremment et qui attendent qu'on leur presente des solutions et des perspectives.
Pendant que François Hollande et Martine Aubry théorisent leur silence, Nicolas Sarkozy impose, en s'appuyant sur la machine UMP et l'action de Jean-François Copé, ses thèmes de campagne fustigeant les allocataires RSA, enfourchent les thématiques d'extrême-droite tout en se présentant comme les défenseurs du modèle social français
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