Par guevaranita
Une cliente règle ses achats dans un supermarchés, le 7 décembre 2010. DURAND FLORENCE/SIPA
Que les prix grimpent ou s’effondrent, la grande distribution garde toujours des marges confortables. C’est la conclusion du rapport de l'Observatoire des prix et des marges sur les produits agricoles mis en place en septembre 2010, qui publie ce lundi un rapport chapeauté par l’économiste Philippe Chalmin.
Selon le quotidien Les Echos, qui s’est procuré le rapport, les distributeurs sont clairement mis en cause par ce document, qui leur reproche notamment de ne pas répercuter dans les étals les baisses de prix des matières premières lorsque la flambée des cours se calme.
L’auteur s’appuie sur de nombreux exemples, notamment la viande, les fruits et légumes. La marge des distributeurs n’a cessé d’augmenter depuis dix ans sur ces produits alors que les producteurs sont nombreux à voir leurs revenus baisser.
Résultat, la part du prix final allant aux éleveurs a baissé sur ces produits. Sur la viande de porc, elle était de 45% en 2000 mais n’est plus que de 36% en 2010. Celle des distributeurs est en revanche passée de 39% à 55% et dépasse donc aujourd’hui celle des éleveurs. En cause, les relations commerciales très complexes, avec des contrôles administratifs très élevés, estime l’auteur. Mais aussi le rapport de force très défavorable aux producteurs, souvent isolés, qui doivent négocier avec des industriels au rayonnement national voire international.
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