Par guevaranita
Par DESIRS D'AVENIR HERAULT
Après les défections d'élus de premier plan (Vincent Feltesse, Michèle Delaunay, Gilles Savary, entre autres, favorables à François Hollande), on aurait pu imaginer les partisans girondins de Ségolène Royal proches de la démobilisation.
Une conférence de presse tenue mardi soir au siège de la fédération du Parti socialiste à Bordeaux était censée démontrer le contraire. Autour du conseiller régional bergeracois Emmanuel Espanol, coordinateur de la campagne de la Poitevine pour l'Aquitaine, et de Béatrice de François, maire et conseillère communautaire de Parempuyre, mandataire départementale, on retrouvait en effet un certain nombre d'élus municipaux et de militants bien décidés à défendre les chances de Ségolène Royal pour la primaire d'octobre. Tous voulaient montrer que la descente d'un cran de la présidente du Poitou-Charentes dans les sondages nationaux n'était en rien le signe de chances amoindries.
Le fait que les primaires soient désormais ouvertes à tous les électeurs va-t-il changer le rapport de force ? Les ségolénistes en sont convaincus : « J'ai pu constater sur les marchés que sa popularité est intacte », remarquait notamment une militante blayaise. « Si l'on regarde bien le projet socialiste, on s'aperçoit qu'il est constitué en grande partie des idées avancées auparavant par Ségolène », complétait une Talençaise.
Pour Béatrice de François, la Poitevine est « la seule candidate susceptible de rassembler toute la gauche au second tour ». Emmanuel Espanol cita même le cas de Jean-Pierre Chevènement, ex-dissident revenu dans le giron socialiste grâce à Ségolène Royal. Ce qui fait la force de celle-ci, selon Béatrice de François, c'est son rapport au peuple : « Pendant l'été, nous allons faire du porte à porte par équipes de deux dans les quartiers populaires et sensibles ».
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