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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 08:30

 

05Dans un vade-mecum publié lundi sur son site Internet, le gouvernement détaille les modalités d’application du dispositif baptisé, fort exagérément, «prime de partage des profits au bénéfice des salariés», adopté avant l’été. Obligatoire pour les entreprises de plus de 50salariés ayant versé un dividende en progression par rapport à la moyenne des deux années antérieures –ce qui exclut, par exemple, cette année, le groupe Total, pourtant champion des profits–, cette prime doit faire l’objet de négociations. Mais aucun montant minimum n’est exigé. Seules précisions: ce bonus pourra être proportionnel aux salaires perçus ou être uniforme et proportionnel à la durée de présence au sein de l’entreprise. En cas d’échec des pourparlers, le montant de la prime sera fixé unilatéralement par l’employeur, la circulaire se contentant d’indiquer qu’il «ne saurait être purement symbolique». Laurence Parisot et ses amis en tremblent

 

Cette prime sera totalement exonérée de cotisations sociales (hors CSG, CRDS et forfait social), soit une perte de recettes supplémentaires pour la Sécu. Elle n’ouvrira donc aucun droit pour la retraite.

 

Alors que la portée réelle de ce dispositif paraît bien incertaine – le gouvernement veut croire que la prime atteindra 700euros en moyenne, pour 4millions de personnes–, il y a en revanche gros à parier qu’il joue, au même titre que les systèmes d’intéressement et de participation, au détriment de la nécessaire revalorisation des salaires.

 

Source : YVES HOUSSON

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