Par guevaranita
10 Avril 2021
Publié par El Diablo
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Les salariés de Carrefour ont fait entendre leur colère ce week-end de Pâques, une centaine d’hyper, une trentaine de super, 14 entrepôts, en grève, une mobilisation réussie à l’appel de la CGT. Une nouvelle journée d’action est prévue ce 8 avril : pour de meilleurs salaires, une augmentation de 300 euros pour tous, l’octroi de la prime défiscalisée, l’arrêt immédiat des passages en locations gérances des magasins (pour le 15 avril 40 markets et 10 hypers), l’arrêt immédiat des différents projets ré-organisationnels.
C’est en 2018 qu’Alexandre Bompard (ex-PDG du groupe Fnac-Dart) a pris la direction du groupe Carrefour. Il a d’entrée annoncé la couleur avec son « plan 2022 » : réduction des surfaces de vente et des effectifs, fermeture des magasins non rentables, mise en location-gérance des magasins dit « insuffisamment rentables ».
Carrefour n’a pas attendu la crise sanitaire pour supprimer des milliers de postes, 23 000 suppressions depuis 2018 dans le groupe, licenciements, non-remplacement de départs à la retraite et départs « volontaires ». C’est d’ailleurs le cas dans tous les groupes de la grande distribution : Auchan, Leclerc, Monoprix, etc… L’entreprise, qui a annoncé 2,4 milliards d’euros d’économies supplémentaires d’ici à 2023, prépare une nouvelle réduction de ses effectifs en s’appuyant sur les innovations technologiques, caisses automatiques, croissance de la vente en ligne, progrès logistiques... qui ne profitent qu’aux actionnaires. Pour les salariés c’est perte d’emploi, de salaires, dégradation des conditions de travail, des clients qui font du travail gratuit…
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