Cette femme anti-impérialiste engagée ne veut pas de sa peinture dans ce centre
d’art qui a accueilli une organisation terroriste internationale, voir le spectacle donné
par les époux et épouses de chefs d’Etat de l’OTAN osant poser devant le chef
d’oeuvre de Pablo Picasso, Guernica.
Par une lettre envoyée au musée et postée sur Twitter, l’artiste basée à Barcelone en
Espagne a demandé de retirer son tableau « Castes blanches », de 2019, qui est
intégré à la collection permanente du musée intitulée ‘Vases communicants.
Collection 1881-2021’, inaugurée l’année dernière. Voici la lettre (en espagnol)
par laquelle elle fait sa demande mais aussi dénonce longuement l’impérialisme
dont les peuples sont victimes et dont l’OTAN est le bras armé.
Poser devant Guernica pour cette troupe de conjoints venus jouir d’un séjour de
rêve à un coût prohibitif pour entretenir les guerres criminelles est d’une
indécence et d’une stupidité incroyable et rien que ce spectacle dit qui sont
ces gens-là qui s’arrogent la toute puissance de la destruction pour le profit
d’une poignée. Il y a là un côté fin de règne provoquant, l’incapacité
à mesurer la provocation tant elle participe de leur conception du monde.
Nul ne doit servir pareils maitres.
Cet exemple, celui d’une femme qui conçoit ainsi son métier est donné d’abord à ceux
qui vivent de la culture, l’art doit être un instrument de lutte et de transformation sociale,
jamais un salarié du pouvoir et de ses crimes contre l’humanité.
Toute mon admiration pour Daniela.
Blog de l’auteur : viajandoentrelatormenta.com
