
Quand Arnault et Macron ne "s'emmerdent pas"....
Une phrase présidentielle fait aujourd'hui la "une" des médias :
"J’ai envie d’emmerder les non vaccinés "
Les oppositions tombent à bras raccourci sur cet aveu. "Indigne d'un
président de la République !" clament les uns. Les autres lèvent les
bras au ciel, face à cet aveu, comme s'ils découvraient que le passe
sanitaire n'avait pas induit ouvertement cette vocation.
Mais ce qui frappe dans la réaction parlementaire, et son écho
dans les médias, c'est de sembler découvrir le charme particulier
d'Emmanuel Macron 'd"emmerder", bien au-delà des non-vaccinés,
une majorité de Français.
Cette envie présidentielle s'est manifestée doublement dès son
élection en 2017.
D'abord l'hôte de l'Elysée s'en est pris aux salariés : jugeant que
ceux-ci "emmerdaient" les patrons grâce au Code du travail, il a
pratiquement détruit cet instrument juridique, livrant ouvriers, employés
et cadres à l'arbitraire des employeurs.
Ensuite, estimant qu'il ne voulait plus voir ses lois entravées par les
arcanes d'un système parlementaire faisant perdre du temps à l'exécutif,
Macron, grâce à une majorité de 'Marcheurs" recrutés sur CV, a modifié le
réglement de l'Assemblée en réduisant à zéro le rôle des oppositions.
Ainsi, celles-ci ne "l'emmerderaient' plus.
Cette méthode de gouvernement, Macron l'aurait bien utilisée contre
les retraités, mais la pandémie en a décidé autrement.
A défaut, il ne s'est pas laissé "emmerdé" par les privés d'emploi...
Et aujourd'hui donc, il s'en prend aux non-vaccinés, déclarant qu'il
veut « les emmerder ».
Et cette déclaration tonitruante, il en confie l'audience au Parisien".
Ce n'est pas un hasard. Le quotidien appartient à l'homme le plus
riche de France, et sa fortune est la troisième du monde. Bernard
Arnault et sa famille sont en tête, avec plus de 157 milliards d'euros.
Une progression de 57% par rapport à juin 2020, selon "Challenges".
Qu'il veut poursuivre sans se laisser « emmerder » par les électeurs.
Emmanuel Macron réserve donc ses pensées intimes au plus
emblématique représentant de sa caste, celle qui l'a porté au pouvoir en
2017, et qui compte bien renouveler l'exploit en avril prochain.
Mais le peuple français est-t-il prêt à se laisser "emmerder" cinq ans
de plus ?
Jean LEVY