Bruno Le Maire traficotant on ne sait quoi dans l’ombre avec ses complices de l’Eurogroupe
A chaque crise c’est pareil, l’Union européenne ne tient pas la route et menace de se suicider. Que la crise vienne de la finance ou de la désorganisation des systèmes de santé dans les pays dits riches, le comportement des institutions européennes montre qu’elles ne sont pas faites pour affronter des difficultés. Elles ne fonctionnent que 1. Si la croissance économique est forte et régulière, 2. S’il n’y a pas de choc externe. Autrement dit, l’Europe ne fonctionne pas par temps de tempête. Or c’est bien là qu’on devrait voir son efficacité et sa cohérence. En ce moment se tient une réunion de l’Eurogroupe qui doit définir une position commune pour la zone euro. L’idée serait de relancer l’économie par des injections massives d’argent. La philosophie européiste, et donc celle de l’inconséquent gouvernement français serait de restaurer le modèle de production et de consommation détruit par le coronavirus. Il faudrait se coordonner ! Voilà la chanson qu’on entend chaque fois qu’il y a une crise et puis ensuite chaque Etat fait ce qu’il peut dans son coin. L’Eurogroupe est très divisé sur les moyens. Pour aller vite, il y a deux clans, ceux qui comme la France, l’Italie et l’Espagne voudraient des Eurobonds, donc un financement de la relance économique par un grand emprunt garanti par l’Union européenne, et puis les autres, l’Allemagne, les Pays Bas, qui ne veulent pas ce ces coronabonds – c’est le mot qu’on emploie – et qui voudraient qu’on se serve plutôt des possibilités du MES. Mais les pays du Sud trouvent que l’usage des fonds MES non seulement sont très insuffisants, mais que leur usage est tellement contraignant que ce n’est pas la peine. Les Italiens savent le prix qu’il faut payer en termes d’austérité pour accéder à ces fonds qui le plus souvent servent à rembourser des créanciers plutôt qu’à investir. Tant qu’il s’agissait de ruiner un petit pays comme la Grèce, tout allait encore bien pour l’Eurogroupe, mais l’Italie ce n’est pas la même chose, surtout que maintenant le Royaume Uni est parti et qu’on ne remplacera pas l’Italie et le Royaume Uni par l’Albanie et la Macédoine. Ursula Von der Leyen a présenté la possibilité que ces deux petits pays mafieux rejoignent l’Union européenne comme un exploit, se ridiculisant un peu plus, et Macron avec !
En voulant respecter les règles budgétaires de la Commission européenne, les Italiens ont sabordé leurs équipements publics et donc leur système de santé. On les a vu décrocher les drapeaux européens, voire les brûler ces derniers jours. Symbole de l’Union européenne qui a serré les couilles des pays endettés, voici en Italie un pont qui s’écroule. Ce n’est pas le premier, c’est presqu’une habitude en Italie. Certes la mafia qui obtient la plupart des marchés de travaux publics a rogné sur tout et sur le reste pour faire encore et toujours plus de profit, mais c’est la conséquence aussi du délabrement des services et infrastructures publics[1]. Il n’y a pas eu de blessé, ce fameux pont ayant eu le bon goût de démissionner de sa fonction de pont au moment ou personne ne le traversait. C’est l’image de l’effondrement de l’Europe tout entière. Les européistes ont eu la peau d’un gouvernement qui leur était hostile avec Salvini et la Lega. Le gouvernement de Conte, allié cette fois au Parti Démocrate, était bien plus complaisant. Mais le voilà rattraper par la réalité de l’Europe et son manque de solidarité. En effet solidarité, mutualisation des risques sont des concepts que l’Union européenne ne peut pas comprendre. Les Italiens ont vécu ce manque de solidarité dans leur chair si je puis dire, les Chinois ont aidé, les Russes aussi, les Cubains également, mais les Européens ? Rien ou presque rien. Donc même l’accommodant Conte ne veut pas des plans façon MSE qui l’obligeraient encore à des tours de vis austéritaires qui laisseraient le pays à la ruine. L’accepter serait ruiner le peu de crédit qui lui reste.
Un pont de 300 mètres s’est écroulé le 8 avril
Christine Lagarde a avancé que pour refaire partir l’économie européenne, il faudrait trouver 1500 milliards d’euros[2] ! Une paille ! L’aberration de cette politique de la planche à billets saute aux yeux : d’abord parce qu’on nous dit qu’en France ou en Italie, il faut arrêter de dépenser pour l’hôpital, qu’on n’en a pas les moyens, mais qu’en même temps on trouve des milliers de milliards d’euros pour renflouer les banques. En vérité on ne sait pas quelle serait cette monnaie-hélicoptère. Certains poussent pour que cette monnaie soit distribuée directement aux ménages pour faire repartir la consommation. En Espagne on a évoqué la possibilité d’un revenu universel. Mais le problème reste le même : la crise vient de plonger l’Europe et le monde dans l’ère du chômage. En France en sus des 6 millions de chômeurs habituels inscrits à Pôle emploi, on compte 6,8 millions de chômeurs « partiels ». Ce qui veut dire qu’on est à plus de 12 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi ou insérer dans les dispositifs gouvernementaux ! Il faut les financer. Comment ? Personne ne le sait, les gouvernements européens vivent au jour le jour. Mais à supposer qu’on trouve 1500 milliards d’euros pour relancer la machine, il y a un problème majeur, c’est que la relance ne pourra pas se faire d’un bloc, elle sera progressive, or plus la dépression dure, et plus elle s’autoalimente, d’autant que les circuits d’échange entre pays européens sont aujourd’hui disloqués. Et donc comme le disait le très léger Mathieu Plane de l’OFCE, la distribution de monnaie aux ménages va sans doute gonfler l’épargne dans un premier temps. Ces difficultés montrent que la logique voudrait que la relance de l’économie se fasse sous la houlette des Etats-Nations et non de l’Union européenne. Les disputes récurrentes entre les dirigeants européens sur ces questions ont déjà engendré des tensions sur les taux de la dette publique, notamment italienne. Ce qui veut dire que l’Italie va devoir se passer des marchés financiers, clairement cela veut dire qu’elle devra soit sortir de l’euro, soit elle devra abandonner l’idée loufoque de rembourser sa dette ! On voit que dans les deux cas, l’affaire européenne est très mal engagée. Si l’Italie venait à sortir de l’Union européenne, voire même seulement de l’euro, pour des raisons de survie, s’en serait fini ce celle-ci.
Une crise est passée un peu inaperçu dans le contexte singulier dans lequel nous nous trouvons, c’est la Grèce justement. Dans une interview très intéressante, Olivier Delorme, comme moi anti-européen convaincu de longue date, raconte la mutation de la Grèce[3]. D’abord ce petit pays s’est trouvé en première ligne quand la Turquie a tenté d’enfoncer ses frontières avec des brigades de faux migrants. C’était un acte de guerre évident. Tandis que les Allemands transactionnaient avec Erdogan, Mitsotakis a défendu ses frontières avec l’aide du peuple. Les Turcs ont dû reculer. Mais l’Union européenne a été une fois de plus spectatrice de cette guerre. Ensuite le premier ministre grec qui se révèle pour l’instant moins carpette que Tsípras a pris en charge la crise du coronavirus. Il a bouclé les frontières rapidement, procédé à des tests massifs et mis en quarantaine les personnes potentiellement porteuses du virus maudit. Et de fait la Grèce compte un nombre de morts très faible et sans confinement, malgré les massacres que l’Union européenne a exigés dans le secteur de la santé ! Le gouvernement grec a agi indépendamment de l’Union européenne, et il a bien fait. Ceci étant, il diffuse le message suivant : l’Europe est incapable de solidarité en rien. Mitsotakis a annoncé que vu l’urgence, il s’affranchissait des règles budgétaires imposées par la Troïka. Cet acte de rébellion est significatif, loin des rodomontades d’un Tsípras pas exemple, et ce d’autant plus que vu la situation, la saison touristique en Grèce est foutue, et avec elle les rentrées de devises promises pour rembourser la dette. Mais en Grèce comme en Italie le sentiment anti-européen est très largement répandu. Personne ne se risquera dans ces pays à y faire un référendum pour ou contre la sortie de l’Union européenne. En France non plus d’ailleurs, un homme politique européiste ne courra pas ce risque.
Finalement le 9 avril, la réunion des ministres des finances a accouché d’un texte suffisamment vague et suffisamment creux pour que chacun y trouve son compte. Les ministres se sont applaudis eux-mêmes ! On parle de 540 milliards € qui seront injectés dès que la crise du coronavirus pour relancer l’économie[4]. Mais l’utilisation de ces fonds reste obscure, et le montage financier s’apparente à une usine à gaz comme les affectionnent les bureaucrates de Bruxelles. Sur cette somme, 25 milliards seraient gérés par la BEI – Banque Européenne d’Investissement – qui grâce à cette garantie accordée par les Etats membres pourrait lever jusqu’à 200 milliards d’euros. Ces 25 milliards seront abondés par les Etats au prorata de leur poids économique. Mais avant même de connaitre la destination et l’usage de ces fonds, on remarque deux choses, la première est que cette somme de 540 milliards € est très loin des ambitions de Christine Lagarde qui chiffrait les besoins à 1500 milliards €. La seconde est qu’aux Etats-Unis le plan de relance est d’ores et déjà fixé à 2000 milliards de $, avec sans doute des rallonges à venir. Le plan américain c’est de la monnaie hélicoptère, c’est-à-dire que les ménages vont recevoir un chèque en fonction de leurs revenus : par exemple 1200 $ pour ceux qui gagnent moins de 75 000 $ par an et 2400 $ pour un couple qui gagnerait moins de 150 000 $ par an, avec une prime de 500 $ par enfant[5]. C’est bon pour les élections qui arrive cet automne. On est loin de la timidité européiste. Une économiste assez médiocre, Jézabel Couppey-Soubeyran avançait qu’on pourrait avancer entre 120 et 140 € à chaque citoyen sur un compte ouvert auprès de la banque centrale. On voit que la logique des deux plans de relance non seulement différente – en Europe on privilégie toujours l’offre et non la demande pour réamorcer la pompe, tandis qu’aux Etats-Unis on table sur la demande – mais les sommes en jeu ne sont pas contrôlées de la même façon dans leur usage. Les Etats-Unis comme l’Europe sont des pays dominés par la consommation et les services, ayant beaucoup délocalisés leurs industries. Evidemment il n’est guère certain que l’on puisse réamorcer les relocalisations nécessaires, même si on le souhaite, rapidement en donnant des facilités d’investissement aux entreprises. Bruno Le Maire prévoit une récession en France de 6% sur l’année 2020, et une dette publique à 112%[6]. Cette évaluation nous semble très basse. Si en effet j’ajoute aujourd’hui les chômeurs liés au coronavirus et ceux qui étaient inscrits à Pôle emploi avant, j’arrive à plus de 12 millions ! C’est énorme ! Et comme je l’ai dit la dépression entraîne la dépression, c’est bien connu depuis les années trente. Il est donc probable que la crise économique va entraîner une perte de PIB de 15 % en France, et donc une contraction du commerce international de l’ordre de 30% au minimum.
Si on regarde l’évolution de la dette publique, on voit que depuis au moins 1983 on tente de la réduire avec des politiques austéritaires. Il est évidemment que la démarche, même d’un point de vue comptable est erronée. A chaque crise, elle augmente fortement, et elle ne redescend pas, à l’exception de la période Jospin, période, je le fais remarquer, pré-euro. La dette publique française va s’alourdir inexorablement avec Macron et son gang, elle monterait alors à plus de 140% à la fin de l’année 2020. Il en sera de même pour la plupart des pays européens, l’Italie, l’Espagne, la Belgique et j’en passe. Il est étonnant que chaque fois qu’on met en place des hommes politiques qui font de la résorption de la dette une priorité de leur politique économique, c’est bien le contraire qui se passe. Je fais remarquer que déjà en 2019, sans coronavirus, le commerce mondial était déjà en voie d’effondrement et que le ralentissement de la croissance en Europe ne permettait déjà plus de résorber la dette de manière significative[7]. Rappelons que le 9 avril la question des « coronabonds » n’a pas été tranchée, ce qui veut dire que ceux qui voulaient plus de solidarité européenne ont été défaits[8]. Les Allemands et les Néerlandais s’y sont opposés fermement. Est-ce une incitation pour que les pays du Sud quittent le navire ? Mais l’Allemagne et les Pays-Bas sont aussi les pays qui tirent le plus de bénéfice de l’Union européenne et de l’euro. C’est d’autant plus délicat que l’Allemagne si elle a encore des excédents commerciaux, a aussi une économie mal en point, trop dépendant de la solidité des marchés internationaux. Relancer l’économie tout en faisant de l’austérité ne mène, comme les années 2008-2020 l’ont montré, qu’à l’effondrement de la croissance économique et à la baisse continue des salaires. Une des raisons de cet effondrement tient entre autres à la baisse des investissements publics dans les domaines non-marchand comme la santé, l’éducation nationale et les autres infrastructures. Les économistes qui soutiennent les plans d’austérité n’ont pas encore compris les cours de macro-économie de deuxième année qui montrent que ces investissements sont aussi des facteurs de production, même si leur rendement est indirect. En vérité s’ils n’ont pas encore compris cela, ce n’est pas seulement qu’ils ont été mal éduqués et qu’ils sont stupides, c’est parce que leurs sponsors leur demandent de penser dans ce sens et de ne pas faire preuve d’imagination. Ils sont payés pour cela, et grassement.
Cette situation va forcément distancier les liens entre les pays. Nous avons vu que la Chine à la suite de cette crise sanitaire a poussé ses pions, tout le monde dépend de ce pays, l’Union européenne, comme les Etats-Unis. L’Europe ne semble pas capable de travailler à une relocalisation de ses industries, y compris celles du médicament et celle des biens nécessaires à la santé publique. Les Etats-Unis le feront-ils ? Rien n’est moins sûr parce que c’est contraire à la doctrine libérale et au profit. Les opinions publiques y sont certainement prêtes. Les « élites » sûrement pas. Le plus grand danger que court l’Union européenne aujourd’hui, ce serait de voir un pays, l’Italie, la France ou un autre, se lancer dans une politique nationale sécuritaire pour ce qui serait des biens absolument nécessaires, l’agriculture, la santé. Le coronavirus nous a enseigné une chose de certaine, on peut se passer des trois quarts des productions qu’on nous propose à la consommation, et ce n’est même pas une question de frugalité. C’est presqu’une question philosophique. Nous avons noté que depuis deux ou trois ans, les Occidentaux n’ont plus la même appétence pour la consommation des marchandises. En toute logique l’Union européenne devrait travailler à ce que le mode de production aille dans le sens d’une moindre emprise sur l’environnement, par exemple en facilitant l’agriculture bio et non industrielle. On a remarqué d’ailleurs que depuis la crise du coronavirus, le bio explosait, et les ventes dans les hypermarchés se cassaient la gueule, accélérant des tendances antérieures[9]. On dit qu’aujourd’hui en France, leur chiffre d’affaire aurait baissé de 16% pour cause de coronavirus. Le frein à un changement de doctrine en Europe est que celle-ci ne se pense que comme une machine a engendré la croissance. Or nous sommes en décroissance ! Qu’on le veuille ou pas[10] ! Et c’est évidemment là que l’Union européenne est en faillite. Elle n’a aucun autre modèle à proposer que de restaurer celui qui ne fonctionne pas depuis des années, avec le spectre de l’austérité massive pour les encore vingt ans à venir histoire de payer la dette publique qui va devenir une monstruosité. Car si on n’est pas arrivé en 12 ans – 2008-2020 – à résorber sérieusement la dette en Europe, on ne voit pas comment on pourra le faire à coups d’austérité dans un environnement de plus en plus dégradé. Le tableau ci-dessous nous donne une idée des dettes européennes, mais ces sommes vont sans doute être doublées pour faciliter la sortie de la crise sanitaire. Dès lors se posera le dilemme suivant : qui paiera ? Si ce sont les ménages, alors ce sera la consommation et la croissance et l’emploi ne seront pas au rendez-vous, si ce sont les rentiers, les banques et les riches, alors cela voudra dire qu’enfin on efface la dette, et donc qu’on suit Keynes et son idée d’ « euthanasier les rentiers ». La première solution a été expérimentée sans succès en rien entre 2008 et 2020. Mais la seconde solution est tout simplement impossible dans le cadre européen. Bruno Le Maire a annoncé pourtant qu’il s’alignerait sur les desiderata allemands et donc qu’il allait falloir en baver pour rembourser la dette[11]. On n’en attendait pas moins de lui. Comme dirait Lallement, nous ne sommes pas dans le même camp. « A la sortie de cette crise il faudra faire des efforts, le redressement sera long et il passera par le désendettement du pays. » Pour ceux qui n’auraient pas compris, après la crise sanitaire, il y aura une crise de la dette. Ça ne fait que 20 ans qu’on nous chante le même refrain, tandis que le modèle néolibéral s’effondre. On a la dette, mais pas de croissance, pas d’emploi et en plus le maudit virus. Pour trouver quelque vertu à ce modèle qu’on a mis en place consécutivement à la crise de 2008, il faut vraiment y mettre plus que de la bonne volonté. Il faut se mentir à soi-même. Les Italiens parlaient d’ « une Europe laide ». L’image est juste. Des décennies d’intégration européenne ont rendu le monde dans lequel nous sommes, invivable. L’air n’est plus respirable, l’eau est empoisonnée, l’alimentation engendre les pires maladies. Et maintenant voilà que nous sommes en prison, interdits de nous plaindre, juste autorisés à mourir abandonnés de tous pour cause de virus. Le capitalisme, on le savait au moins depuis Charles Fourier et Marx, engendre la mort, ça n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui. L’Europe du coronavirus prouve excellement qu’avant c’était mieux, bien mieux même.
En tous les cas, le coronavirus prouve au moins une chose, que les lois du marché ne fonctionnent pas et sont une chimère inventée pour soutenir l’entreprise d’une classe pour asservie les autres, puisqu’en effet chaque fois qu’il y a une crise quelle qu’elle soit, il faut en appeler à l’Etat et donc au bien public pour en sortir plus ou moins bien jusqu’à la prochaine fois. Les crises se succèdent et sont de plus en plus mortelles. Qu’on le veuille ou non, les crises à l’échelle planétaire sont le procès de la mondialisation – et donc de l’Europe – et on en appelle aux Etats nationaux pour passer la serpillère sur les dégâts commis en son nom.
[1] https://img.lemde.fr/2020/04/08/0/0/2500/1506/688/0/60/0/328d5d3_k_NNl_zChDLWN-UGPlHUP10s.jpg
[2] https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-taux-italiens-et-leuro-sous-tension-apres-lechec-de-leurogroupe-1193223
[3] https://voixdelhexagone.com/2020/04/05/le-gouvernement-grec-a-anticipe-tres-tot-la-crise-du-coronavirus-entretien-avec-olivier-delorme/?fbclid=IwAR3_XW6WHFtNNFjgOHbwf-nmozfYgGOxkHQEGcyDwZwat8NxkZgETygfiWY
[4] https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/10/coronavirus-les-europeens-s-entendent-sur-un-plan-de-soutien-a-plus-de-500-milliards-d-euros_6036171_3234.html
[5] https://www.rtl.fr/actu/conso/coronavirus-aux-etats-unis-des-cheques-a-chaque-americain-pour-relancer-l-economie-7800371335
[6] https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-france-double-son-plan-d-urgence-pour-contrer-une-recession-prevue-a-6-cette-annee_2123387.html
[7] https://www.latribune.fr/economie/international/le-commerce-mondial-devrait-ralentir-fortement-en-2019-et-2020-833519.html
[8] https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/union-europeenne-un-accord-a-500-milliards-d-euros-pour-relancer-l-economie-face-au-coronavirus-844862.html