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Excellent !!!

Acte LXXI, reprise des manifestations contre la dictature macronienne

  

CHU Saint Etienne 14 mai 

Il n’y a plus à se tromper, nous sommes en dictature : les interdictions de manifester se multiplient en même temps que les verbalisations intempestives. On n’a pas attendu le samedi pour descendre dans la rue. Dans ces nouvelles manifestations, les soignants sont en première ligne. Macron est allé bouffonner à l’hôpital de le Pitié-Salpêtrière le 15 mai, histoire de montrer qu’il s’occupait de l’hôpital. Mal lui en a pris, les infirmières l’ont apostrophé, le traitant pratiquement de menteur. Ce n’est plus un président, c’est le ministre du verbe : il a annoncé comme depuis trois mois un plan massif d’investissement. Mais les infirmières lui ont fait savoir qu’elles ne le croyaient pas et que la seule chose de concrète qu’il avait faite c’était de donner une médaille du mérite au personnel méritant[1]. Devant cet argumentaire, le président-fou a dû reconnaitre qu’en ce qui concerne sa réforme pourrie de l’hôpital il avait fait tout de travers. Mais évidemment il a fait semblant d’ignorer que ça fait des mois que le personnel soignant alertait les pouvoirs publics sur l’effondrement de l’hôpital, et que la seule réponse que Macron leur a donnée, c’est la matraque et les gaz au lieu de les écouter. On se souvient qu’il leur disait qu’il ne pouvait pas leur donner l’argent qu’il n’avait pas, rigueur oblige, mais aujourd’hui on voit que face aux conséquences de la crise, on sort des milliards, pour sauver l’aviation civile, pour sauver la SNCF, le tourisme, que sais-je encore. Mais on ne sort rien pour l’hôpital. On notera que la note sera d’autant plus salée que ce gouvernement aura reculé le plus longtemps possible au nom de principes abstraits pour désinvestir massivement. A Saint-Etienne le personnel soignant manifestait massivement contre les restructurations en cours, malgré les promesses de la canaille macronienne qui tient en permanence un double langage, d’un côté on dit qu’on va investir, mais de l’autre justement on continue la même politique qu’antérieurement[2]. Plus encore qu'avant la crise sanitaire, on peut parler de révolte des hôpitaux. 

 

Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, pour la venue de Macron 

Sachant que la situation est très mauvaise pour l’exécutif, Macron et son gang ont ressorti la matraque et les verbalisations pour interdire de manifester. Il va falloir apprendre à faire avec. Il faut le savoir, le temps des manifestations paisibles est terminé. Nous sommes en guerre, non pas contre le coronavirus, mais contre le pouvoir d’aujourd’hui. Et celui-ci n’hésitera pas à réprimer violemment la contestation. Le président-fou n’hésitera pas à s’appuyer sur la servilité des préfets qui se croient revenus au temps de Vichy et qui outrepassent leurs droits en permanence, c’est-à-dire qui violent ouvertement la loi. Bien entendu Macron peut tout aussi bien compter sur les miliciens de Castaner pour exercer sa petite dictature. Malgré cela les Gilets jaunes se sont manifestés. A Toulouse le maire, sous-marin de la Macronie, avait recruté une poignée de petits commerçants macroniens particulièrement remontés contre les Gilets jaunes qu’ils accusent de les ruiner. Mais en réalité, ces commerçants dont l’utilité sociale est des plus contestables sont d’abord les victimes de la politique brutale du président-fou qui ne cesse de rogner les droits des travailleurs et de les acculer à la révolte. Malgré les décrets des préfets qui veulent voir l’ordre régner, il y a eu des manifestations dans toute la France. A Montpellier, à Paris. Bien évidemment il a fallu ruser avec la milice qui prenait le prétexte d’un regroupement de plus de dix personnes pour verbaliser à tout va. Ici et là les gilets jaunes sont réapparu, mais de nombreux manifestants avaient remplacé le célèbre vêtement par un masque jaune vif. 

 

 Toulouse le 16 mai 

Par la force des choses, il y avait donc assez peu de monde pour cette rentrée d’après confinement. Certes le pouvoir ne pourra pas continuer indéfiniment à bafouer le droit de manifester. Mais tout cela lui permet de gagner du temps, en espérant que pour lui des jours meilleurs viendront. Il va de soi que les conditions de manifester se durcissent et donc qu’il va falloir se réinventer aussi de ce côté-là. A Pau le 16 mai il y avait deux manifestations, l’une statique qui a été rapidement dispersée par la milice, et une autre motorisée destinée avant tout à montrer que les Gilets jaunes étaient de retour et prenaient date pour la suite de l’affrontement. 

 

Montpellier 16 mai 2020



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