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25 Septembre 2021

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Montebourg veut rassembler la gauche ...Seulement la gauche ? Et sur quelles bases ?

Arnaud Montebourg est revenu samedi jouer à

domicile pour bâtir sa "remontada" avec ses fidèles

et les déçus d'une "gauche" qu'il ambitionne de

"recomposer" pour 2022.

"Peuple de gauche, toi l'orphelin, qui est perdu (...), sans voix,

redresse-toi! Peuple de gauche rejoins-moi, unissons-nous

aux Français, ensemble nous pouvons l'emporter", lance

l'ancien ministre sur une scène érigée sur un terrain de

foot à l'herbe fraîchement tondue pour y présenter sa "remontada".

 

En bras de chemise, pantalon en jean et cravate sombre, accueilli

au cri de "Président!", il se présente en "homme libre", "de gauche",

"sans parti", promettant de ne plus "jamais renouveler (ses)

fautes et (ses) erreurs", comme en témoigne le changement d'ambiance

à Frangy.

Cette année, pas de cuvée de la "remontada", pas de ban bourguignon

festif et pas non plus d'accent bourguignon forcé lorsqu'il salue ses

proches en les appelant par leurs prénoms. Mais le nom de

François Hollande est hué deux fois par une partie du public.

Après la "France des sous-préfectures" défendue lors de l'annonce

de sa candidature début septembre à Clamecy (Yonne), il s'adresse

à la gauche pour "reprendre le chemin du récit national dont nous

avons été expulsés".

Dans son discours, il s'adresse tour à tour aux "travailleurs

dont la gauche s'est détournée", aux "mères seules", aux

"jeunes CDD" ou encore aux "nouveaux esclaves (...) de

Uber, de Deliveroo", ainsi qu'aux "fonctionnaires dont les salaires

stagnent".

Son objectif est de "recomposer la gauche qui parle à la France et

aux Français", explique l'un de ses conseillers, qui fait état d'une

centaine de parrainages déjà obtenus par son candidat pour la

présidentielle de 2022.

"Il est le seul en capacité de créer une dynamique à gauche",

explique cette source, qui nie catégoriquement qu'il ait l'intention

de se retirer de la course après quelques mois.

 Valeurs "réveillées"

Dans son discours, il s'adresse aussi à des soutiens de la

première heure comme Frédéric Cannard, qui tient la buvette et

participe à la Fête de la rose depuis 2004.

"J'ai quitté le PS en 2014 après la fermeture des hauts-fourneaux

de Florange", explique-t-il à l'AFP, convaincu lui aussi que l'ancien

ministre ira jusqu'au bout.

Nicole Clément, qui arrive de Mâcon, avoue elle aussi avoir rendu

sa carte du PS sous le quinquennat Hollande. Elle a entendu

récemment Arnaud Montebourg à la radio qui a "réveillé nos valeurs".

Mais il y aussi des socialistes qui se sont donné rendez-vous à

Frangy, à l'image de l'ancienne ministre et vice-présidente du

Sénat Laurence Rossignol: "Il est capable de sortir la gauche

de ses scléroses", explique-t-elle.

Elle assure "vivre bien" son soutien à Arnaud Montebourg et

non à Anne Hidalgo, la maire PS de Paris qui s'est lancée

elle aussi dans la course à l'Elysée en promettant "d'embarquer"

tôt ou tard avec elle Arnaud Montebourg.

"A moins que ce ne soit l'inverse", ironise le sénateur PS de

Saône-et-Loire Jérôme Durain, en allusion aux sondages qui ne

donnent pas de dynamique à la maire de Paris et qui a rejoint

Frangy avec son collègue de la Loire Jean-Claude Tissot, l'ex-PS

Henri Cabanel (Hérault), ainsi que la députée PS Cécile Untermaier,

qui a ouvert les discours.

"Je suis ravi de retrouver à Frangy des visages qui avaient disparu

des réunions du PS", se félicite M. Durain.

Ex-LFI, François Coq, lui, perçoit une dynamique en train de se

concrétiser autour de l'ex-ministre qui "prolonge celle née avec

Jean-Luc Mélenchon en 2017" et que le candidat de La France

insoumise, à ses yeux, "n'est plus en mesure d'incarner". "C'est

pour l'instant de l'ordre du frémissement, mais il se passe

quelque chose", assure-t-il, même si les sondages ne le reflètent

pas vraiment.

 

Roptin Alan, un Normand de 29 ans qui a enfilé une marinière

pour rejoindre Frangy depuis la Manche, assure "se

retrouver dans les idées de Montebourg, comme la nationalisation

des autoroutes".

Tag(s) : #Politique française#Montebourg#Allemagne
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