« Ça n’est pas une manifestation, il n’y a pas de sifflets », précise Abdelkrim Abdesselam, secrétaire général de l’ULR lorsqu’on l’interpelle. Pourtant, les chansons de Trust et les drapeaux rouges étaient, eux, bien là même si l’heure n’était qu’à « l’information ». À la sensibilisation. « Nous sommes là uniquement pour faire connaître le nouveau projet de réforme des retraites pour le privé », défendait Catherine Meyza de la CGT-Nord.
Tracts à la sortie du métro et de MacArthurGlen, quelques passants alpagués s’arrêtent. Certains ne sont pourtant pas concernés. « C’est la même chose en Belgique alors je vais le prendre », témoigne l’un des badauds. « On voit bien que les gens sont réceptifs. Quand on leur explique, ils voient que la réalité, ça n’est pas TF1 ; qu’il n’y pas de fatalité », renchérit Abdelkrim Abdesselam. Un discours bien rodé qui s’adresse également aux jeunes qui ne travaillent pas encore : « A Roubaix, 30 % des jeunes sont au chômage. On leur propose des avenirs sans contrats, de la précarité, c’est une régression sociale », reprend-il.
« Mais l’information, ça n’est qu’une étape . » Aussi, les syndicats CGT, Solidaires-Sud, FSU et l’ULR appellent à une journée de mobilisation, porte de Paris à Lille, le 10 septembre prochain. Trois ans après la dernière réforme des retraites.
