Je suis comme vous : la nouvelle m'est tombée dessus mardi, la veille de la sortie du Canard Enchaîné du 13 juillet. Il ne sait pas gérer le pays, il ne sait pas décider, il ne sait pas se coiffer tout seul. Son nom est François Hollande, sa responsabilité actuelle : président de l'une des six premières puissances mondiales. Et cela depuis 2012. La coupe est pleine. J'ai vu défiler au pas cadencé ce matin sur les Champs Élysées nos fières armées et au milieu de la tribune principale une caméra nous montrait Hollande, et la honte me tombait dessus à chaque plan, par excès de contraste. Hollande est ce type qui nous fait payer un coiffeur attitré à lui dévoué 24 heures sur 24 au salaire mirifique de 9 895 euros bruts par mois depuis mai 2012. Il paraît qu'entre deux rendez-vous, Olivier Benhamou, ex styliste capillaire du salon Victory Coiffure à Maison-Alfort, lui replace les mèches, tâche délicate qu'à la différence de tous les Français mâles de plus de dix ans Son Excellence François Hollande est incapable d'exécuter. 9 895 bruts par mois, cela fait grosso modo 13 853 charges patronales comprises, soit sur 5 ans 831 180 euros de frais de coiffeur à notre charge à tous. Les caisses sont vides et la coupe est pleine. Ras la casquette ! Chauve qui peut.
Ne pas me rétorquer que Sarkozy avait une maquilleuse, s'il vous plaît, je connais le procédé. La grosse différence, celle qui change tout, est qu'Hollande a obtenu les voix de millions de gogos en leur faisant gober que lui était différent, que lui allait être un président normal, que lui allait mettre en place une République exemplaire, que lui allait prendre le train pour polluer moins et dépenser moins, que lui allait laver plus blanc... que l'autre. C'est ce qui devrait être insupportable aux cocus de 2016 qui ont voté Hollande en 2012. Même ceux qui ont voté Sarkozy se sentent trahis, humiliés par Hollande. J'en connais. Ce président est définitivement devenu un guignol ridicule. Faut-il vraiment se le traîner encore dix mois, pas moyen de s'en débarrasser avant ?
Oui, vraiment, ce défilé du 14 juillet 2016, c'était comme un documentaire intitulé "France, terre de contrastes". Sur l'Avenue, la piétaille qui marche au pas cadencé, prête à donner sa vie pour la Nation contre un petit salaire et un uniforme. Sur la Tribune, Sa Majesté Hollande, ses maîtresses, son capilliculteur, son jet privé (dont il n'hésite pas à se servir pour aller voter à Tulle). La République exemplaire ? Où ça ? Le Président normal et exemplaire ? Qui ça ?
La question de comprendre comment Olivier Benhamou, coiffeur à Maison-Alfort, a pu être recommandé au président de la République est pertinente. C'est tout simple : le coiffeur de Maison-Alfort a été recommandé par une personne... peu recommandable, nommée Faouzi Lamdaoui, un temps très proche de François Hollande, son "homme de confiance", son chauffeur dévoué.
Faouzi Lamdaoui était avant la présidentielle de 2012 l'assistant personnel de Monsieur Hollande qui, élu, le nomma conseiller à la diversité. En effet, la diversité est un sujet ardu pour lequel Hollande avait besoin d'être conseillé par un expert reconnu (il a une formation d'ingénieur logisticien).
Ce Faouzi Lamdaoui était un des clients du salon d'Olivier Benhamou. Un jour il a dit à Olivier Benhamou que si Hollande gagnait les élections, il serait le coiffeur du Président. Il est normal qu'un coiffeur sachant coiffer Faouzi Lamdaoui devienne coiffeur présidentiel dans une république exemplaire et une France apaisée où l'ascenseur social fonctionne au poil.
Faouzi Lamdaoui a démissionné de l'Élysée en 2014 alors qu'il devait comparaître pour abus de bien social en 2015. Alors qu'il "conseillait" à l'Elysée, ce monsieur a perdu l’usage de son permis de conduire à la suite d'excès de vitesse trop fréquents. Il a eu l'idée de faire savoir à son employeur qu'il recevait des lettres de menaces de mort (de salauds qui n'aiment pas la diversité, sans doute). C'est ainsi qu'une protection policière lui fut accordée par le Palais – avec la voiture qui va avec et le chauffeur de maître qui va bien. À compter de cette date, il se fit conduire à travers Paris par deux policiers du Service de protection des hautes personnalités (SPHP). Ce privilège ne durera que deux mois. Le 30 juillet 2013, le conseiller aurait piqué une colère noire en montant dans la voiture : il n'y avait pas de pain au chocolat pour l'accueillir. Selon Charlie Hebdo, Faouzi Lamdaoui, furieux, aurait alors immédiatement appelé la SPHP pour se plaindre.
Deux jours après l'affaire du pain au chocolat, Faouzi Lamdaoui est déchu de cette protection rapprochée et se voit retirer sa voiture avec chauffeur. « Au plus haut sommet de l’État, on a estimé qu'il fallait mettre un terme à cette histoire », affirme un policier à Charlie Hebdo. Selon l'hebdomadaire, le rapport relatant l'incident aurait disparu de la base informatique de la SPHP. Un proche collaborateur de Faouzi Lamdaoui, Mustapha Saha, envoie alors un texte à plusieurs sites web d'information qui, sous des pseudonymes divers, le relaient et accusent Charlie Hebdo de « racisme » et d'« islamophobie », accusations reprises dans la presse algérienne. Le 10 juin 2014, l’hebdomadaire L'Express révèle que Faouzi Lamdaoui pourrait être entendu dans le cadre d'une enquête préliminaire, pour d’éventuels « recel d'abus de biens sociaux » et « fraude fiscale ».
Vous voulez que je vous dise ? Monsieur Faouzi Lamdaoui n'a vraiment pas de chance, il a été maltraité par la république (l'absence de pain au chocolat dans sa voiture de fonction est un manque de respect impardonnable à l'égard de la diversité), et naturellement il est victime de la fameuse épidémie d'islamophobie qui fait tant de ravages en France, avec tous ces bobards que lance en pâture Eric Zemmour, selon lesquels, par exemple, la population en prison serait à 66% musulmane (aucune statistique officielle n'existe, donc c'est faux).
Les "infos' qui précèdent sur Monsieur Lamdaoui ont été puisées à diverses sources respectables : Madame Figaro - Wikipedia - Le Figaro - d'autres "informations" croustillantes sur Lamdaoui sont consultables dans une variété de sites de presse (Le Point...).
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