A Carcassonne en pleine crise de coronavirus on diminue les emplois hospitaliers
Un malheur n’arrivant jamais seul, voilà que nous devons nous coltiner en plus de tout le reste aussi l’incompétence du gouvernement dans la gestion du coronavirus. Alors que l’Italie prend toutes sortes de précaution, que certains pays, dont les Etats-Unis ont fermé leurs frontières, nous avons un gouvernement qui compte, et qui compte mal. Donnons quelques chiffres : pour les masques chirurgicaux, c’est facile le stock est à zéro depuis un mois ! On a tout vendu à l’étranger, tandis que l’Allemagne prenait une interdiction d’exporter ce précieux produit. Les députés infectés par le coronavirus sont déjà au nombre de 5, sachant que ce fléau se développe dans les endroits confinés, je ne doute pas que la moitié des députés – soit 50%, soit ½ – soient rapidement touchés. Déjà nous avons 2 ministres – deux – infectés. La sinistre Belloubet et le fantomatique Riester. Loin de moi l’idée d’y voir le résultat d’une justice immanente, vu que ce fléau peut frapper n’importe qui, riches et pauvres, femmes et hommes, sans distinction de race. Ajoutons que le personnel de la buvette de l’Assemblée nationale est également atteint, et on ne voit plus comment le gouvernement va pouvoir faire passer sa loi pourrie sur les retraites. Donnons encore des chiffres, le coronavirus a entraîné une chute de la Bourse de 17% en 3 jours. Un krach en quelque sorte. Une obscure comique de service, semi-idiote, nous dit que c’est justement le moment d’acheter, qu’il y a des affaires à faire[1]. On peut en effet investir gagnant dans les entreprises de pompes funèbres. A croire que chez les LREM ils font un concours du plus con. En trois jours le CAC40 a perdu tout ce qu’il avait gagné l’année dernière qui selon les commentateurs était une année d’exception qui annonçait un avenir radieux pour l’actionnaire. Quoi qu’il se passe par la suite, l’économie est forcément plombée pour toute l’année 2020, notamment celles des pays qui comme la France ou l’Italie encaissent de fortes devises étrangères grâce au tourisme. Si rebond il y a, on ne peut pas compter là-dessus avant 2021 au mieux.
Le chiffre dans le fond c’est peut-être une catégorie morte comme disait le philosophe, mais on ne peut pas trop jouer avec lui, çà vous retombe sur la gueule. Nous avons vu que l’épidémie galope à toute vitesse. Mais on nous rapporte des chiffres en pleine évolution avec des chiffres de la grippe sur une année entière. Donc à défaut de décider de quoi que ce soit les gangs de l’Elysée et de Matignon réunis tentent d’engager des médecins généralistes pour les urgences à grand renfort de communication. Cela ne serait pas une mauvaise idée en soi et pour soi, si dans le même temps nous n’avions pas l’hôpital de Carcassonne en grève contre la suppression 90 postes[2]. A Sisteron les manifestations s’enchainent contre la fermeture des urgences de l’hôpital depuis des mois[3]. C’est ce qu’on appelle le « en même temps macronien ». D’un côté il cause, et de l’autre il ne fait rien, sauf pour faciliter la vie des premiers de cordée. Les hôpitaux commencent à saturer, et il semble que nous ne soyons qu’au début de cette fantaisie. Manque de moyens, manque de personnel, plus de gel pour se laver les mains, plus de masques chirurgicaux. On voit tout de suite ce que cause la destruction de l’hôpital public, ce ne sont pas en effet les cliniques privées qui se gavent de subventions publiques indirectes via la Sécurité sociale qui seront à la pointe de ce combat. En France on s’en fout : Trump qui pourtant en matière d’abrutissement est un maître a débloqué 8,3 milliards de dollars, l’Italie qui vient de fermer ses frontières et de confiner la totalité du pays, mais elle a débloqué 7,5 milliards d’euros pour faire face. Comme en France les branleurs du gouvernement vivent dans la légèreté la plus totale, Véran-le-véreux a avancé qu’il débloquerait 260 millions d’euros… pris sur le budget des hôpitaux ! Une telle attitude ne s’est vue de mémoire d’homme que sous Néron. Il faut vraiment détester le genre humain dans son ensemble pour agir comme si seulement les pots-de-vin comptaient dans la vie ! Déjà que le milieu hospitalier détestait la clique de Macron, ça ne va pas s’arranger. Au passage l’ignoble Buzyn y est allé de son petit chantage, votez pour moi et je ferais un effort pour l’hôpital à Paris dénonçant au passage l’inaction de la maire actuelle. Que n’a-t-elle agi avant ? N’était-elle pas ministre de la santé. Quoiqu’on pense d’Hidalgo, elle n’était pas responsable de l’austérité des hôpitaux programmée par les macroniens. Véran-le-véreux, a finalement avoué que macron et ses réformes débiles avaient tué l’hôpital en avouant que si la France ne passait pas au stade 3 dans la gestion de l’épidémie, c’est bien parce que dans l’hôpital public on manquait de personnel[4]. L’épidémie de coronavirus c’est à la fois le procès de la mondialisation – Macron ne veut pas fermer les frontières pour ne pas entraver le commerce et les affaires – et celui du libéralisme, austérité à tout crin.
Macron qui ne sait plus où donner de la matraque, tant la révolte est partout, a tenté une sortie sur les Champs Elysées, histoire de dire qu’il occupe ses journées à autre chose que la crise du coronavirus. Le voilà donc en train d’arpenter la célèbre avenue pour aller inaugurer un Café Joyeux. Encadré d’une centaine de gardes du corps – il est peut-être fou, mais il est aussi peureux – accompagné de son vieux professeur de français, il a été faire un discours pour célébrer l’union des Français autour de lui-même ! Ces Cafés Joyeux sont des boutiques qui emploient des handicapés, autistes généralement, de façon à les intégrer au mieux dans la vie sociale. Le symbole est saisissant, affublé de son sourire niais de commande, le président-fou, semblait parler de lui-même en soulignant combien il fallait prendre soin des autistes et ne pas les rejeter. En même temps, il n’a pas pu s’empêcher de refaire le coup des félicitations aux premiers de cordée. Ce petit bonhomme est totalement inamendable. Il pavanait derrière ses miliciens, comme s’il prenait une revanche sur les Gilets jaunes dont il a une peur bleue.
Brigitte Trogneux et le petit dictateur descendent les Champs Elysées entourés d’une centaine de miliciens pour le protéger des baisers de la foule souvent trop enthousiaste
En attendant un autre député LREM a quitté le navire brinqueballant, c’est 20ème, un 21ème est mort. Ce sont des chiffres qui comptent[5], à la veille d’une raclée électorale promise et programmée. Mais ce qui fait débat cette semaine, c’est l’ignoble Lallement, son nom est tout un programme. Celui que Juppé désignait comme un nazi, est encore plus que d’habitude sur la sellette. De longue date on connait sa crapulerie criminelle dans la conduite de la répression des Gilets jaunes, c’est même pour ça qu’on l’a embauché. De la violence contre les Gilets jaunes, énucléés, à qui ont à arraché des mains, ouvert le crâne, cette canaille est passé à la répression tout azimut. D’abord en s’en prenant aux syndicats – pourtant bien tranquilles et respectueux – puis maintenant en cognant sur les femmes que ses miliciens tirent par les cheveux. Pour dire la vérité une telle attitude vis-à-vis des manifestations pacifiques des femmes n’a court que dans les pays musulmans comme l’Iran où on bastonne les gonzesses qui refusent de se voiler. Dans ce cas l’ignoble Lallement, que tout le monde appelle maintenant le Boche, n’a pas l’excuse qu’il y aurait eu parmi elles des black blocs, et fait ressortir par contrecoup comme un mensonge l’allégation selon laquelle les miliciens répondent aux violences des manifestants. En même temps que Lallement faisait donner de la matraque, Macron développait son en même temps écœurant, faisant un discours sur la nécessité d’une égalité entre hommes et femmes. Et tout le monde en a déduit que cette égalité ne se faisait pas ailleurs que devant la matraque et les gaz[6]. Soyons juste, on accable c e préfet pourri, mais il n’est pas le seul. A Nantes le préfet a agi de la même manière, gazant et matraquant. Mais pour célébrer la journée de la femme, ça fait un peu désordre et cela prouve une fois de plus que Macron n’est pas seulement un salopard, mais c’est aussi un imbécile. On comprend bien qu’il n’aime pas les femmes, c’est son problème, mais ce n’est pas une raison pour les massacrer de coups. Marlène Schiappa qui n’en est plus à une imbécilité près à justifier cette attitude pourrie en avançant que les femmes avaient dévié du chemin tracé pour la manifestation[7]. Ce qui reste à prouver. Elle est soi-disant la ministre qui défend les femmes dans leurs luttes, mais elle défend la milice lorsque celle-ci les cogne. En vérité faire-valoir douteux, tout le monde dit qu’elle n’est que le paillasson sur lequel Macron s’essuie les pieds et passe ses colères en Conseils des ministres[8]. Mais la fierté n’est pas quelque chose qui embarrasse les politiques et encore moins les macroniens, et sûrement pas Marlène Schiappa dont l’honneur a été perdu depuis longtemps.
Pour célébrer la journée des femmes, les miliciens trainent celles-ci par les pieds ou par les cheveux à travers les escaliers
Toutes ces avanies que les femmes ont subi – je passe sur les injures faites au moment de la cérémonie des César – dans la rue ont relancé une demande de démission pour Lallement. Cette fois on peut se baser sur une enquête de Médiapart fort sérieuse, signée Pascale Pascariello, qui dénonce comment ce préfet contourne la loi et le respect du droit de manifester. Bref on demande son remplacement. Ce n’est pas la première fois, mais la cause des femmes est plus facile à défendre pour les médias que celle des Gilets jaunes. Mais Marlène Schiappa n’est pas la seule à déconner. Une épidémie d’imbécilité semble toucher plus particulièrement les LREM. Voici Frédéric Descrozaille qui en passant discuter le coup chez Zemmour a expliqué qu’une retraite de 350 euros par mois pour les agriculteurs, c’était bien assez[9]. Si leurs revenus sont faibles, ils ont capitalisé, et donc ils ne sont pas à plaindre. De quoi renfiler son Gilet jaune et monter sur son tracteur pour aller murer la permanence de ce joueur de fifre.
Gilets jaunes et grévistes à Itancourt
Le gouvernement qui n’a pas trop d’idée sur la gestion d’une crise sanitaire des plus ravageuses, s’est cru très malin en interdisant les rassemblements de plus de 1000 personnes pour cause de coronavirus. Chacun a vu dans cette fourberie une méthode détournée pour interdire les manifestations des Gilets jaunes, mais aussi un aveu que de partout les manifestations de ceux-ci sont toujours bien plus nombreuses que ce que dit Castaner-le-menteur. Entre temps, mais les médias en parlent peu – ça pourrait donner des idées – il y a des grèves un peu partout en France. A Nestlé à Itancourt, les salariés sont en grève illimitée parce que la multinationale délocalise et ne veut pas verser des indemnités de licenciement correctes[10]. Mais le nombre de députés touchés par le coronavirus est tellement important maintenant qu’on ne voit pas comment l’Assemblée nationale va pouvoir continuer son travail. Certes les députés ne servent à rien, mais sans eux les lois pourries du gang de Macron ne peuvent pas passer.
Les macroniens ne sont pas contents, d’ailleurs ils ne le sont jamais, c’est leur nature. Les voilà qu’ils protestent maintenant contre le Carnaval de Nice. En effet lors du défile les effigies de Macron et de son professeur de français furent moquées, mais on a brulé aussi celle de Brigitte Trogneux[11]. De quoi mettre une nouvelle fois en colère le malheureux Badinter qui a pris un abonnement dans les médias dominants pour critiquer la violence symbolique des Gilets jaunes, mais passer sous silence avec détermination celles de Macron. Va-t-on interdire le Carnaval ? Ce serait une première depuis le Moyen-Âge. On se souvient que les Gilets ont plusieurs fois violenter cette effigie maudite, la passant même à la guillotine, portant sa tête au bout d’une pique, et même que des Gilets jaunes ont été poursuivis devant les tribunaux pour avoir osé moquer le président-fou, mais ils ont bénéficié d’une relaxe[12]. Mais enfin rien que l’idée de les traîner en justice non seulement relève de l’imbécilité, mais dénonce une tendance fascisante du pouvoir, obséquieusement portée par des procureurs un peu trop zélés.
Dans cette atmosphère de fin du monde, le 11 mars une bonne nouvelle est cependant tombée de la bouche même de la ridicule Sibeth Ndiaye, alors que la collecte des signatures pour un référendum sur la privatisation d’ADP s’achève, nous apprenons que le gouvernement de lobbyistes finalement renonce à brader notre bien public, et donc de fait renonce aux pots de vin qu’il aurait touchés pour cette mauvaise action[13]. Malgré les entraves que le gouvernement a mises pour empêcher la collecte des signatures, on est arrivé à presque 1,2 millions de signatures, alors qu’il en aurait fallu quatre fois plus. Cet épisode m’amène à deux réflexions, la première est évidemment que la mobilisation pour la signature a été très insuffisante. C’est la faute évidente des partis et des syndicats qui se sont insuffisamment mobilisés, mais c’est aussi la faute, disons-le clairement des citoyens qui ne comprennent pas que la vie moderne exige qu’ils se prennent en charge et qu’ils ne laissent plus les élus décider à leur place. C’est donc une victoire en demi-teinte qui est encore à mettre à l’honneur des Gilets jaunes, bien entendu. Cette « suspension » n’est pas une fourberie supplémentaire de ce gouvernement d’incapables, mais il semble que ce soit un abandon définitif[14]. Sibeth Ndiaye a évoqué la mauvaise tenue de la Bourse, mais si on attend que celle-ci se redresse pour privatiser, on risque d’attendre très longtemps.
Pendant que les ministres et Macron ne savent plus quoi faire pour démontrer leur incompétence et leur nullité, les indices de la Bourse sont en train de régler leur compte aux milliardaires. La Bourse de Paris, mais celle du monde entier sont dans le rouge également, a perdu en quelques jours un tiers de sa valeur. C’est donc bien un krach boursier. Ce krach amène plusieurs réflexions : dans un premier temps on peut se réjouir du fait que Bernard Arnault ou Jeff Bezos ont perdu chacun une trentaine de milliards de dollars. Cette déconfiture montre d’abord que leur richesse est une richesse de papier, illusoire qui au fond n’existe pas. Et donc on comprend encore mieux que de vouloir baser les retraites sur les fonds de pension est une dangereuse illusion qui ruinera les retraites tôt ou tard. Car si le coronavirus a déclenché la panique sur les marchés financiers, cette crise financière était bien prévisible depuis quelques années, c’est seulement parce que les taux d’intérêt étaient très bas du fait de la distribution d’argent gratuit par les banques centrales, que les cours boursiers se maintenaient à un niveau très élevés. C’est donc une nouvelle raison de combattre la loi sur la réforme des retraites concoctée par le président-fou. Mais tout cela ne doit pas nous réjouir du moins à court terme, parce que derrière l’effondrement des marchés financiers, se profile une crise redoutable des économies : le secteur de l’aviation est sinistré, de nombreuses compagnies vont faire faillites, le secteur du tourisme s’effondre aussi. Les réactions en chaîne nous amènent vers une grande dépression qui va durer. Ça veut dire pour les petites gens du chômage et de la précarité en plus avec des allocations chômage de plus en plus pingres. Autrement dit le coronavirus nous montre ce que nous ne voulions pas voir :
- la mondialisation est un échec complet qui conduit au chaos, on se rend compte qu’il est plus facile de se protéger des risques sanitaires ou autre lorsqu’un pays possède sa souveraineté au lieu que celle-ci soit vendue aux marchés ;
- que les longues périodes d’austérité imposées par les politiques néolibérales en Europe ont détruit les services publics et particulièrement les services de santé, car c’est toujours l’hôpital public, et non les cliniques privées, qui doit faire face avec les moyens qu’on lui a donné à une pandémie de cette ampleur. La politique macronienne de destruction de l’hôpital public est ici sanctionnée de façon nette ;
- en externalisant notre industrie et notre agriculture vers les pays étrangers, nous avons perdu notre autonomie. Par exemple nous devons faire face à une pénurie de médicaments, en France, mais aussi ailleurs, parce que sur ce point nous dépendons de la Chine et de l’Inde.
- enfin que notre mode de production et de consommation non seulement est malsain dans tous les sens du terme, mais il n’a pas d’avenir.
Incidemment on se rend compte que cette décroissance forcée est excellente pour l’environnement, la pollution en Chine et en Italie est tombée à son plus bas niveau depuis longtemps[15]. Mais quoi qu’il en soit de notre appréciation de la décroissance, il est certain – c’est même la seule chose qui est certaine – que l’économie mondiale rentre dans une récession qui va certainement durer. Or en France, mais c’est aussi vrai ailleurs, on a massacré le droit du travail et diminué la protection des chômeurs. Pour cette raison les syndicats en France ont avancé que les nouvelles règles d’indemnisation du chômage votées par les Playmobils macroniens, allaient faire des dégâts etq u’il fallait les abandonner[16]. Celles-ci ont en effet été votées comme s’il suffisait de traverser la rue pour trouver du travail. Or nous voyons aujourd’hui que les compagnies d’aviation licencient à tour de bras[17] et dans le meilleur des cas utilisent la bouée de sauvetage du chômage technique. Ce sont des millions d’emplois qui sont menacés dans le monde. Il sera difficile de dire que les nouveaux chômeurs sont des fainéants qui se laissent vivre.
Trop maquillé l’air hagard, Macron a débité son texte
Le jeudi 12 mars, Macron a fait son cinéma à la télévision. Maquillé comme l’as de pique, on suppose qu’il a tapé dans la trousse à maquillage de Brigitte Trogneux, il a fait semblant de prendre des mesures énergiques contre le coronavirus, tressant des louanges au service public de l’hôpital qu’il massacre si bien depuis trois ans. Le ridicule ne tue pas. Fermeture des écoles, des collèges, des lycées et des universités. Au passage il a désavoué son malheureux ministre de l’éducation qui disait avec la foi du charbonnier qu’il n’était pas question de fermer les établissements scolaires. Mais Macron nous a expliqué aussi qu’il n’y avait aucune raison de fermer le métro et les gares. Or s’il y a bien un lieu qui est un bouillon de culture, c’est évidemment le métro. L’argument débile qu’il a avancé, c’est que cela nuirait aux soins qu’on pourrait apporter urgemment aux malades contaminés. Tout le monde a remarqué que c’était là des mesures insuffisantes et tardives, car le but comme l’a précisé la sorcière Pénicaud, c’est d’abord de continuer à bosser pour le profit des entreprises. Autre débilité particulièrement macronienne, le président fou a dit qu’on pouvait bien fermer les frontières de l’Europe, mais pas entre les pays européens, car « le virus n’a pas de passeport ». Il n’a pas compris que la fermeture des frontières ne servait pas à arrêter le virus, mais les porteurs de virus ! Est-il bête ce garçon. Laurent Berger dans le rôle du lèche-cul de service a souligné la réactivité du président-fou, alors que les Italiens ont pris des mesures beaucoup plus efficaces, quoiqu’en dise Sibeth Ndiaye. Dans le même temps le premier ministre espagnol dont le pays est aussi gravement touché que la France, a annoncé un plan de relance de l’économie de 14 milliards d’euros dont 4 pour la santé, rien de tel évidemment de la part de notre gouvernement néo-libéral qui fait le minimum en attendant que cela passe. La seule chose qu’il a dite c’est qu’il indemniserait les entreprises contraintes au chômage technique. Le méchant barbu qui squatte Matignon a décrété que les rassemblements de plus de 100 personnes étaient interdits. Coronavirus ou pas le fascisme continu sa progression en France. Pendant ce temps Trump – pourtant plutôt à ranger du côté de la débilité mentale – vient de faire débloquer 50 milliards de $ pour se donner les moyens de faire face à cette sérieuse pandémie. C’est tout de même autre chose que le baratin macronien[18]. En France on ne sait pas, Bruno Le Maire nous dit que ça coûtera très cher à l’Etat – nous qui croyions qu’il n’y avait plus d’argent pour les retraites, voilà qu’on prétend trouver du pognon de dingue – Aurélien Tâché, débile de service de la Macronie, va répétant en boucle que la fermeture des frontières ne sert à rien, que c’est « populiste » ! Mais de partout dans le monde c’est bien ce qu’on fait, en Italie, en Autriche, au Maroc, aux Etats-Unis, en Egypte et j’en passe. Si l’Union européenne est devenu le premier foyer de développement du coronavirus selon l’OMS, c’est évidemment parce que les Etats membres n’ont fait aucun effort pour se saisir de ce problème[19]. Ce qui veut dire que pour les européistes – dont Macron bien évidemment – l’idéologie de l’ouverture des frontières est supérieure à la réalité de la pandémie. S’ils ont nié si fortement son importance, c’est parce qu’ils sont dans le déni : le libéralisme ne marche jamais ! D’une manière ou d’une autre on doit revenir à la souveraineté, seule possibilité d’agir sérieusement : le marché ne peut pas remplacer l’Etat. Maintenant on s’attend à ce que cette pandémie entraîne une crise économique au moins aussi féroce qu’en 2008.
Le 13 mars de nouvelles manifestations ont eu lieu
Dès le lendemain de cette intervention très peu convaincante, alors que le perdant Manuel Valls avait tressé des lauriers à Macron[20] – recherche d’emploi oblige – les manifestations anti-Macron ont repris leur cours habituel, avec décrochage de portraits. Les manifestants se sont approchés vraiment très près de l’Elysée pour lui rappeler qu’en toute chose il était plutôt porté sur la parlotte que sur l’action, ils visaient ce jour-là son mauvais comportement – on son absence de comportement – en ce qui concerne l’environnement, domaine d’action où il a été encore plus lamentable que Trump. Ceci a amené les miliciens à procéder à de nombreuses arrestations… comme d’habitude. Notez que dans la manifestation contre Macron du 13 mars, organisée principalement par ANVCOP21, il y avait Priscilla Ludosky, Gilet jaune historique. Elle a été arrêtée puis mise en garde à vue avec les autres[21]. Dès que Macron a un souci avec le peuple français, il envoie ses miliciens qui sont maintenant au-delà de la honte et dont l’honneur ne craint plus rien[22]. Les Internautes ont remis au goût du jour les débilités de l’ancienne ministre de la santé, la pincée Buzyn. Celle-ci moquait le 20 janvier dernier ceux qui s’inquiétaient de son inaction, disant qu’il n’y avait quasiment aucun risque de voir se développer une pandémie comme en Chine. Dans tous les domaines les macroniens se caractérisent par leur incompétence, ils ne sont pas là pour agir, mais d’abord pour faire des affaires. La Buzyn a accompagné la fermeture d’unités de soins, la baisse du personnel hospitalier, on voit le résultat aujourd’hui. Il vaut mieux ne pas tomber malade, les urgences n’ont pas les moyens de vous accueillir.
Cependant cette histoire de coronavirus risque d’avoir des conséquences sociales inattendues. En Italie il y a depuis quelques jours un mouvement de grève large et spontané dans tout le pays, parce que les salariés ne comprennent pas qu’on ferme les magasins, les cinémas, les écoles et les stades, mais qu’on autorise encore le travail dans les usines. Ils estiment que cette négligence, motivée par des questions de profits, risque d’avoir des conséquences graves sur leur santé[23]. Comme quoi le modèle productiviste-européiste semble devoir être remis en question d’une manière inattendue, accélérant la nécessité de réinvestir massivement dans les services publics, santé, école, transports en commun. Depuis la crise de 2008 on sait que le modèle du « tout marché » et de la mondialisation est foutu, mais on l’a tenu à bout de bras à coups de plans d’austérité qui ont à moitié détruit l’hôpital public, et de financement délirant par les banques centrales – quantitative easing. Il semble que nous soyons au moment où cette fantaisie s’achève : c’est d’ailleurs dans ce moment que s’inscrit la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne. Si le modèle du marché est remis en question, les citoyens de tous les pays touchés par le coronavirus portent un regard très critique sur leur gouvernement. C’est une nouvelle preuve que la méthode de gouvernement par des élus incontrôlables n’est plus possible. Et nous revenons d’une manière ou d’une autre à la remise en question globale à laquelle se livrent les Gilets jaunes depuis presqu’un an et demi.
Grèves spontanées en Italie
A cause du coronavirus, et des interdictions martelées par le méchant barbu de Matignon, on pouvait craindre une faible mobilisation. Mais le 14 mars les Gilets jaunes sont arrivés à tenir une manifestation de belle envergure à Paris. Ce regain de mobilisation n’est pas seulement un succès pour les Gilets jaunes, mais un avertissement : conscient des difficultés que la période nous impose, ils activent une vigilance sans faille. Pour tout dire ils ne croient pas au discours de Macron et encore moins à ses basses flatteries. Il faut s’en souvenir, les Gilets jaunes défendent l’hôpital depuis de très longs mois, ils ont massivement dénoncé les réformes de Buzyn qui ont imposé les fermetures d’unités et de lits dans le but de diminuer le budget de la santé publique[24]. C’est cette politique qui fait qu’aujourd’hui l’hôpital public est en difficulté pour faire face à la pandémie. Quoi qu’il en soit, les manifestations de ce samedi 14 mars qui ont eu lieu dans toute la France, sont un camouflet pour Edouard Philippe. Les appels de Macron à la solidarité nationale n’ont pas été entendu, ce qui veut dire que les Gilets ne croient pas un mot de son baratin. Ils étaient des milliers à défiler. Le rassemblement à Paris se voulait national, et le nombre était là. Il y avait deux manifestations, dont une très fournie se dirigeant de Montparnasse, et une autre plus maigrelette. La milice a évidemment fait des siennes, on dit que se sont les BRV, mais ils ont procédé à une charge très violente, avant d’être contraints de reculer. Comme d’habitude ils ont chargé quand le cortège était vraiment très calme. Ils ont sûrement des ordres en ce sens et les ordres ne peuvent venir que de Lallement. Les gendarmes étaient plus calmes et moins fébriles, mais il faut dire qu’ils sont moins enclins à exécuter les ordres du préfet-fou.
Paris le 14 mars, une belle manifestation
Les débordements ont sans doute surpris la police qui ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de monde. Les affrontements ont été assez violents, et quelques voitures et quelques motos ont été incendiées. Plusieurs fois les miliciens ont dû reculer et se regrouper avec difficulté.
Paris le 14 mars, une belle manifestation, avec quelques voitures incendiées
[1] https://www.marianne.net/politique/un-krach-menace-le-moment-de-faire-de-bonnes-affaires-pour-la-ministre-trader-agnes
[2] https://www.lindependant.fr/2020/03/04/carcassonne-les-syndicats-vent-debout-contre-la-suppression-de-90-postes-a-lhopital,8774419.php?fbclid=IwAR1mRQ90VAoE6mLaTs1GprSghFU8-Du_pV74GkeqL5_SFkhwlVJVF64c5fI
[3] https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-de-haute-provence/sisteron-33e-jour-mobilisation-obtenir-reouverture-urgences-nuit-1767127.html
[4] https://blogs.mediapart.fr/brigitte-pascall/blog/100320/la-france-ne-passe-pas-au-stade-3-par-manque-de-personnel-soignant
[5] https://www.lefigaro.fr/politique/le-depute-du-gard-olivier-gaillard-demissionne-et-quitte-lrem-20200308?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3MvOw2v8w_M0Be9bSsHlJ0IHIsvYnXuCEdKYvzkoY74dHJeoWzvAfQAvA#Echobox=1583667658
[6] https://www.facebook.com/alain.debaisieux/videos/10158127406553566/UzpfSTEwMDAwMDA3MjQwMDM2Nzo4Mjg2OTY2MDA5ODU5NDI/?comment_id=829942087528060&reply_comment_id=829980170857585¬if_id=1583854003003189¬if_t=group_comment
[7] https://www.lesinrocks.com/2020/03/09/actualite/societe/violences-policieres-a-la-manif-feministe-les-justifications-de-marlene-schiappa-critiquees/
[9] http://www.lafranceagricole.fr/actualites/revenu-agricole-il-y-a-des-agriculteurs-qui-gagnent-350-et-vivent-bien-1,12,2819375161.html
[10] https://www.aisnenouvelle.fr/id73591/article/2020-03-06/les-salaries-de-lusine-nestle-ditancourt-en-greve-illimitee-depuis-ce-vendredi-6?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR02mljVMEszQ8efgmbR7jIPuRZzEP2J4x0ZasCYO09w7B0EQz0_Ue1CcHU#Echobox=1583521855
[11] https://www.nosignalfound.fr/nice-une-grosse-tete-a-leffigie-de-brigitte-macron-a-ete-brulee-en-marge-du-carnaval/?fbclid=IwAR3u8ILGaS0SGAjaAST4YpxEGN0B6AYvdEJ1IIGZKvTwSPvC4--436wUjt4
[12] https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente/angouleme/simulacre-decapitation-emmanuel-macron-gilets-jaunes-beneficient-non-lieu-1771193.html
[13] https://www.lefigaro.fr/societes/adp-les-conditions-de-marche-pas-du-tout-favorables-a-une-privatisation-dit-le-gouvernement-20200311
[14] https://www.marianne.net/politique/aeroports-de-paris-adp-il-n-y-aura-pas-de-referendum-mais-pas-de-privatisation-non-plus
[16] https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/12/face-a-l-avancee-du-coronavirus-les-syndicats-reclament-l-abandon-de-la-reforme-de-l-assurance-chomage_6032790_823448.html
[17] https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/air-france-va-recourir-au-chomage-partiel-et-reduire-fortement-ses-capacites-842083.html
[18] https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/14/coronavirus-aux-etats-unis-l-etat-d-urgence-va-permettre-de-mesurer-l-ampleur-de-l-epidemie_6033042_3244.html
[19] https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-l-europe-est-l-epicentre-de-la-pandemie-selon-l-oms-6779113
[20] https://www.lepoint.fr/politique/valls-il-n-y-a-pas-d-autre-alternative-que-celle-d-aider-macron-12-03-2020-2366855_20.php
[22] https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/venez-soutenir-aurelie-et-les-autres-garde-e-s-a-vue-a-partir-de-9h-devant-le