
Le Roi et son médecin...

et le vrai patron

Chacun a encore en mémoire, ce n'est pas si vieux, quelques
petites semaines, où quotidiennement le Premier ministre, celui
de la Santé annonçaient la nécessité d'un recours au confinement
généralisé des Français compte-tenu de la montée inexorable des
contaminations par le virus Covid 19 et de ses variants sud-africain et
brésilien.
Cette mise en condition de nos concitoyens était étayée, soir après soir,
par des statistiques alarmantes, confirmées par des sommités du
monde médical, et rabâchées par la cohorte des journalistes, qui
font de leur métier le service après vente des décisions du pouvoir
macronien.
En clair, la question n'était plus de savoir si on allait confiner, mais de
savoir quand la décision s'appliquerait...
C'est alors que le président du Médef s'est exprimé : à aucun
prix le grand patronat de voulait d'un nouveau confinement, annonçait
Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au journal Le Figaro.
Et ce fut le virage à 120° du pouvoir : Emmanuel Macron tranchait :"
Il n'y aurait pas de nouveau confinement !". Au point de désarçonner
le Premier ministre, qui ne s'attendait pas à être désavoué aussi
brutalement. Et de mobiliser Olivier Véran pour vendre le nouveau
tournant. Et de diffuser ultérieurement des bilans de santé beaucoup
moins alarmants. Aussitôt les journalistes aux ordres de se féliciter de
la décision d'Emmanuel Macron, qui n'avait pour souci que de protéger
la population des effets délétères d'un nouveau confinement...
Tout allait très bien madame la marquise, quand de la Moselle
tombaient des chiffres alarmants : le virus et ses variants faisait
des ravages dans le département. Les élus locaux inquiets demandent
aussitôt des mesures locales de reconfinement.
Refus du pouvoir : "Il n'en est pas question !" Et les commentateurs
d'expliquer que dans cette région plus de 150.000 salariés
franchissent la frontière pour travailler à l'étranger, en Allemagne,
au Luxembourg, en particulier. Et qu'il n'est pas question d'un
confinement, qui en fermant les frontières, interdirait " la
libre circulation des hommes, des capitaux et des marchandises",
comme le prescrit la loi de Bruxelles.
Et donc avec travailleurs frontaliers, le Covid 19 de circuler . Le
boulot d'abord. Donc pas question de fermer les écoles : cette mesure
conduisant la mamans à garder leurs enfants et à ne pas aller travailler.
Macron et son pouvoir prend ainsi des risques : la diffusion accélérée
du virus. Déjà, aux infos, ce matin,on apprend que les élus locaux
de Dunkerque et de sa région, inquiets d'une nouvelle vague de
contamination, demandent aussi des mesures de confinement,
aussitôt refusées par le gouvernement.
Par contre, c'est l'Allemagne avec madame Merkel qui envisage de
fermer sa frontière avec la France au niveau de la Moselle pour protéger
sa population !
Ainsi, ce n'est pas la volonté de réduire les contraintes qui pèsent sur
les populations qui guide Macron, c'est tout simplement le souci
permanent de répondre aux intérêts des grands patrons de
maintenir le niveau des dividendes à verser aux actionnaires,
dont ils sont les premiers bénéficiaires. Maintenir l'économie, pour
ceux-ci , n'a rien à voir avec l'intérêt national, eux qui ont fermé les
usines en France pour les installer dans les pays où la main
d'oeuvre est bon marché, mettant notre industrie exhangue, la rendant
dépendante de l'étranger.
Il faut donc protéger la santé des Français en ayant le souci de
notre économie. Ce n'est pas Macron et le CAC 40, dont il est le
délégué, qui peuvent résoudre l'équation. Seul un pouvoir émanant du
peuple et non choisi par les financiers, en aurait la solution.
Jean LEVY