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7 Janvier 2022

Publié par El Diablo

image d'illustration

20 ans après la mise en circulation de l'euro, Jacques Sapir dresse le bilan économique peu reluisant de la monnaie unique. Pour l'économiste, le choix de rester dans la zone euro est avant tout politique.

Le 1er janvier 2002, il y a 20 ans de cela, nous faisions connaissance avec les premiers billets en euro. Ce dernier existait déjà depuis 1999 en réalité. Les comptes bancaires étaient déjà comptabilisés en euro et les parités des monnaies des pays de la zone euro étaient bloquées, afin de respecter leur valeur en euro. Mais c’est bien la date de 2002 qui est symboliquement restée dans les mémoires.

Des promesses non tenues

Bien des promesses entouraient la nouvelle monnaie. On annonçait l’unification des marchés. Il n’en fut rien. Même pour les actifs financiers, les écarts de taux d’intérêts entre les pays membres sont restés substantiels.

Des dirigeants européens, Jacques Delors et Romano Prodi, avaient affirmé à l’époque que l’euro allait favoriser la croissance européenne. Certains avaient même prétendu que la monnaie unique devait engendrer, de par sa seule existence, un taux de croissance plus élevé de 1 % à 1,5 %. En fait, la croissance fut constamment plus faible dans la zone euro que dans les autres pays développés. Les écarts furent importants par rapport aux pays européens qui sont restés hors de la zone euro, comme la Norvège, la Suède et la Suisse ou le Royaume-Uni.


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