Si je n’avais pas de mes propres yeux vu ce qu’il en était je finirais par les croire. J’ai même repris le livre que nous avons écrit Marianne et moi après deux voyages, l’un en Crimée au moment où celle-ci choisit d’être russe et le second en Moldavie, puis en Transnistrie et à Odessa où nous découvrons le vrai visage du fascisme qui sous protection des USA et de l’UE a fomenté un coup d’État. Nous découvrons elle et moi ce qui s’est passé dans la maison des syndicats, les 48 morts brûlés vifs dont un jeune communiste. Vadim Papura, 17 ans, été parmi les 48 qui ne seront pas sortis vivant de l’incendie de la maison des syndicats d’Odessa, ce funeste 2 mai 2014. Assassiné par la junte fasciste de Kiev. Élève de première année de l’Université nationale de Odessa Mechnikov, militant du Komsomol (LKSMU) et du Parti Communiste d’Ukraine (KPU). Le jour de la bataille sur la place de Koulikovo, quand il a appris que les nationalistes se déplaçaient dans cette direction, il a tenté de s’échapper et avec les autres compagnons, et camarades, il s’est réfugié dans la maison des syndicats. Les mots terribles d’une mère Fatima Papura: « Mon fils est mort dans cette terrible nuit. Il n’avait pas encore 18 ans. il était là pour son idéal et ses principes. Et maintenant il n’y a plus rien. Quand ils ont mis le feu à la maison des syndicats, il était là. Tentant d’échapper au feu il a sauté par la fenêtre. Mon bébé était là gisant sur le sol avec sa tête ensanglantée. »
Nous avons Marianne et moi ramené en France certaines de ces mères de jeunes gens brûlés vifs et nous avons organisé des rassemblements autour de leur témoignage dans le silence organisé autour de leurs révélations, au même moment l’hebdomadaire Elle faisait sa une avec une “héroïne” de la liberté ukrainienne, celle-ci avait été parmi ceux qui organisaient des crimes et pourchassaient les gens qui résistaient.
Je ne suis pas convaincue par la nécessité partagée par les communistes russes de l’intervention armée en Ukraine même si la logique de la situation s’est imposée à moi au point que j’ai envisagé d’arrêter ce blog puisque je paraissais la seule à craindre ce qui est arrivé aujourd’hui et que j’imaginais mal la teneur dans ce contexte d’une campagne d’un parti communiste aussi coupé des enjeux internationaux.
Donc j’ai pris ma décision, nous continuerons à vous faire entendre d’autres voix que celles des médias français et dans le même temps nous publierons des articles sur l’histoire réelle de l’UKRAINE, le pourquoi de cette guerre que nous avons dans ce blog et le précédent publié pour que vous ayez la mémoire de ce qu’il est réellement advenu.
DANIELLE BLEITRACH