Par guevaranita
4 Août 2019
Publié par El Diablo
photo d'illustration
Le Premier ministre en personne est venu livrer, mardi, les conclusions du rapport de l'IGPN sur la mort du jeune homme, qui s'est noyé dans la Loire après une intervention de la police. La reprise en main de ce dossier, potentiellement explosif pour le pouvoir, interroge.
Le spectre de Malik Oussekine, tombé sous les coups de la police en 1986, et celui de Rémi Fraisse, tué par le tir d'une grenade offensive lors d'une opération des gendarmes à Sivens (Tarn) en 2014, planent-ils sur l'affaire Steve Maia Caniço ? S'il est trop tôt pour le dire, la mort de cet animateur de 24 ans, qui s'est noyé dans la Loire à Nantes après une intervention de la police, a tout du dossier explosif pour le gouvernement. "C'est un dossier qui peut durer car il cristallise plusieurs choses : d'abord la situation, tout le monde peut s'identifier à un gamin qui fait la Fête de la musique, et puis il y a ce rapport aux violences policières qui est en ce moment très sensible", commente un expert de la communication politique.
Résultat : l'exécutif, plutôt timide à ses débuts sur le sujet, monte en première ligne, désormais conscient de l'émoi suscité par l'affaire. "Signe de l'inquiétude du pouvoir, relève Le Parisien, l'Elysée s'est même fendu, fait rare, d'appels aux rédactions des médias pour faire savoir que le chef de l'Etat avait téléphoné à deux reprises à Philippe et Castaner, depuis Brégançon, pour exiger toute la lumière sur cette tragédie."
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