Tchô, j'ai envie de vomir
J’ai la gerbe. Il y a encore une dizaine de jours, les chtis nenfants irakiens, syriens, kurdes, etc., pouvaient crever tranquillement dans la plus grande indifférence, ça ne dérangeait personne, ou presque. Bien sûr, on versait une petite larme sur le sort d’un pilote jordanien brûlé vif, sur le sort réservé aux prisonnières non musulmanes de l’Etat Islamique. Mais le rythme de l’information, toujours plus soutenu chassait bien vite ces horreurs des esprits pour en imposer d’autres. Et dans ce monde multi-polaire, elles ne manquent pas. Soudain, parce qu’un photographe a eu l’idée, bien dégueulasse, de déplacer le corps sans vie d’un gamin rejeté par la mer sur une plage turque pour que l’image soit plus marquante, les consciences se sont réveillées.
Et chacun d’y aller de son petit couplet, récité la main sur le cœur, la larmichette au coin de l’œil. Pourtant, les associations chrétiennes ont commencé à sonner le tocsin il y a bien longtemps. Les américains, ces grands pacificateurs, ces magnifiques humanistes qui larguent la démocratie depuis les soutes de leurs B52 à 10.500 mètres d’altitude, occupaient encore l’Irak (enfin pas tout car çà et là des irréductibles barbus résistaient à l’envahisseur) que l’Eglise dénonçait déjà le nettoyage religieux opéré par les différentes factions islamiques. En 1980, ils étaient au nombre d’un million, en 2005, entre massacres, attentats, destruction d’églises, persécutions diverses, ils n’étaient déjà plus que 630.000. Depuis que l’Etat Islamique s’est imposé, ils ne sont guère plus de 300.000 aujourd’hui, dont la moitié a pu trouver refuge au Kurdistan irakien.
Les autres, doivent s’accommoder des 12 règles que l’Etat Islamique leur impose et qui font d’eux des sous-citoyens imposables à merci qui n’ont qu’un seul droit : celui de se taire et de faire profil bas. Parle-t’on d’eux, de leurs souffrances passées, présentes ? Non, ils sont noyés dans le flot de tous ceux qui fuient la barbarie musulmane, car il est important de le rappeler, ceux qui commettent les horreurs que nous connaissons sont des musulmans et qu’ils appliquent à la lettre ce qui est écrit dans leur foutu livre soi-disant saint, sans oublier ce que racontent les dizaines de milliers d’hadiths. Pourtant, il est également bon de le rappeler, que les chrétiens vivaient déjà en Irak, en Syrie et dans divers endroits du moyen-orient, cinq siècles avant que l’islam et son soi-disant prophète n’apparaissent.
Quel journal national rappelle ces faits ? Aucun. Bien sûr, il y a quelques articles sur ce que subissent les chrétiens d’orient, difficile de faire l’impasse, réseaux sociaux obligeant, mais d’une manière générale le silence est la règle. Lorsqu’on parle des migrants, c’est d’une manière globale. Et on oublie pas de rappeler que ceux qui paient le plus fort tribut sont musulmans. Seulement voilà, la fable du bon musulman réputé modéré, vivant en bonne intelligence avec ses frères d’autres confessions ne tient pas. Vous doutez ? Rappelez-vous ce qu’on subit les Yezidis.
Installés depuis la nuit des temps en Irak, ils vivaient dans des villages avec des musulmans. Génération après génération, les enfants sont nés dans les mêmes villages, sont allés à l’école ensemble, ont travaillé ensemble. Pourtant, lorsque les barbus sont arrivés dans la région, ces paisibles musulmans se sont ralliés aux sicaires de l’Etat Islamique, ils ont dénoncé les familles yezidies, ils ont participé aux massacres, ils ont participé à la réduction des femmes et filles yezidies en esclavage. Pourquoi, ouvrez donc le Coran, 4.89 : « Ils voudraient qu’à leur instar vous sombriez dans la mécréance afin que vous en soyez au même point qu’eux. Ne les prenez pas pour alliés tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans ! »
Chrétiens et Yezidis se sont donc retrouvés dans l’obligation de fuir par familles entières. Ce point est important car l’information est incapable de masquer la réalité, les images parlant d’elles-même. La majeure partie des migrants fuyant la barbarie des barbus et qui se pressent à nos frontières sont des hommes et ne sont pas nécessairement les pauvres victimes que la propagande gouvernementale et européenne dépeignent. L’UNHCR le confirme, 72% d’entre eux sont des hommes. BFMTV relaie cette information sous forme de constat : » Les premiers réfugiés syriens et irakiens sont arrivés mercredi à Champagne-sur-Seine où ils ont été accueillis par des bénévoles de la Croix-Rouge. Le bus en provenance de Munich, en Allemagne, a roulé toute la nuit pour rejoindre cette commune de la région parisienne. Ces migrants, majoritairement des hommes, jeunes vont être logés dans des centres d’accueil avant d’être répartis dans les communes volontaires. »
Quant à la politique d’infiltration des djihadistes en Occident, elle est dénoncée par une syrienne, comme elle dénonce les manipulations menées par certains gouvernements de ce monde dit libre, mais où la liberté d’expression ne vaut que pour ceux qui récitent la leçon péniblement apprise auprès de leurs maîtres.
On a donc sorti la grosse artillerie. La photo du gamin a largement circulé sur le net, permettant à certains canards de gauche de jouer les moralisateurs, expliquant qu’ils ne désiraient pas la publier en raison de son caractère choquant, touchant à la dignité humaine. Ce qui ne les a pas empêchés de la récupérer pour se répandre en larmes de crocodile sur le sort de ces centaines de réfugiés qui n’hésitent pourtant pas à laisser femmes et enfants derrière eux. La dictature de l’émotion suscitée par la mise en ligne de ce cliché a éteint tout raisonnement.
Les chrétiens d’orient fuient en famille, tout comme nos aînés ont fuit en famille la rapide entrée de l’armée du Reich sur notre sol. Que penser d’autre de ce raz de marée masculin sinon que ce sont soit des salauds, soit des types qui cherchent à profiter de la relative opulence d’un Occident qui peine à secourir les siens mais n’hésite pas à se saigner aux quatre veines pour des étrangers ? Supposée droite et gauche se rejoignent sur ce dossier, à part de trop rares exceptions. On pétitionne, on manifeste, on se réunit au cri de " l’accueil pour moi c’est oui" . L’obscénité ne connaissant pas de limites, même les dessinateurs de BD, comme cet auteur qui s’est choisi un pseudo qui fleure bon l’éducnat, s’y mettent, histoire de « sensibiliser » la jeunesse à ce déchirant problème.
Que les pays du golfe gardent fermées leurs frontières, cela ne semble pas choquer grand monde. Idem pour les pays du Maghreb qui ne semblent pas plus accueillants que les monarchies pétrolières. Bien sûr, personne n’ose rappeler que la charité musulmane, dont pourtant on ne cesse de rabattre habituellement les oreilles, est oubliée par les intéressés qui préfèrent, comme l’a dernièrement fait Recep Tayyip Erdogan, accuser les européens.
Et bien sûr, pas un seul gouvernant occidental n’ose les envoyer chier et les rappeler à leurs devoirs. De même, personne n’ose rappeler aux intéressés les responsabilités qui sont les leurs dans la création de ce grand bordel. En premier lieu, les américains (et leurs valets britanniques) qui après avoir foutu le souk en Irak sont partis comme des voleurs, laissant au gouvernement fantoche mis en place le soin de se démerder avec le foutoir qu’ils avaient créé. En second lieu, Nicolas Sarkozy qui a fait de même en Libye, agissant comme un sous-traitant pour l’oncle Sam, dont le but final est la mise à bas de tous les régimes nationalistes laïcs pour complaire aux rois du pétrole de la péninsule (sans oublier la Turquie dirigée par l’AKP fondamentaliste), qui de leur côté financent plus ou moins officiellement les divers groupes fondamentalistes responsables des massacres.
Si comme le proclament les têtes vides, il y a certaines valeurs qui ont une portée universelle, pourquoi les nations musulmanes de la région n’ouvrent-elles pas leurs frontières à ces flots de réfugiés qui pourraient se contenter de parcourir mille kilomètres au lieu des 4.500 nécessaires pour rejoindre l’Europe ? Comme il n’en est rien, force est de reconnaître que ces valeurs ne sont qu’une vaste supercherie. En lieu et place d’universalisme, elles ne valent que pour les nations qui partagent la même culture, et peu ou prou la même religion, pour se limiter à ces seuls aspects. Dans le fond, c’est comme pour la démocratie, certaines valeurs sont incompatibles avec l’histoire, la culture, les traditions et la psyché de certains peuples. Pourquoi devrions-nous ressentir le moindre devoir envers des ressortissants de nations qui n’envisagent pas de les partager ?
Pour mémoire, la réciprocité est la base du droit, y compris international. Les droits n’existent que parce que l’autre reconnaît leur existence. Je le dis et le répète, à chacun les siens. Accueillons les chrétiens qui sont l’objet de la persécution des musulmans, et laissons les zélateurs du chamelier aux bons soins de leurs frères.
Enfin, une petite question qui peut sembler tenir de la pirouette, mais qui pour l‘heure n’a pas eu le moindre élément de réponse de la part de ceux qui promeuvent le modèle multiculturel, l’exigence d’ouverture, et autres conneries du même tonneau.
(AFP PHOTO / HO / WELAYAT HOMS)
Dans une interview à l'agence américain Associated Press, Yahya, 14 ans, raconte comment Daech (le groupe Etat islamique) force les enfants yézidis à se convertir à l'islam et leur inculque "la doctrine djihadiste".
Le témoignage de ce jeune garçon, qui a réussi à s'échapper d'un des camps de Daech dans le nord de l'Irak, repéré par Slate, explique aussi comment les djihadistes forment les enfants à la... décapitation.
Pendant son "séjour", Yahia décrit que les instructeurs leur montraient des vidéos de décapitation parce que cela serait bientôt leur tour d'exécuter des "infidèles". Pour s'entraîner, les quelque 120 garçons du camp où se trouvait Yahia se sont vu offrir une poupée et une épée.
"Ils m'ont appris comment tenir l'épée et comment frapper droit. Ils m'ont dit que c'était la tête d'un infidèle", affirme-t-il.
Comme l'explique Slate, Daech commence à médiatiser les actes de ces enfants. Une vidéo diffusée le 4 juillet dernier montre des adolescents qui tirent à bout portant sur 25 soldats du régime syrien. Dans une vidéo, mise en ligne le 18 juillet, Daech met en scène un enfant décapitant un officier syrien.
Les Yézidis, une minorité kurdophone, sont considérés comme des hérétiques par Daech. La plupart des hommes yézidis ont été massacrés, les femmes réduites en esclavage. Les jeunes garçons eux sont "rééduquer" par Daech.
Daech se sert des enfants yézidis pour les opérations suicides

Mieux vaut être musulman que chrétien d'Orient pour obtenir l'asile en France. Invités de Jean-Marie Le Méné sur Radio Courtoisie, Frédéric Pichon, spécialiste de la Syrie à l'université de Tours, et Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Eglise en détresse, lui ont expliqué pourquoi.
Les deux explications de Frédéric Pichon :
"Je me suis entretenu cet après-midi avec un haut fonctionnaire de la République qui travaille dans l'accueil des réfugiés et qui m'a dit très clairement, en me disant que je pouvais le répéter partout donc j'en profite pour le faire - qu'il y a des consignes gouvernementales pour noyer la question des chrétiens d'Orient. Il me dit : "Voilà, il y a des chrétiens syriens et irakiens qui attendent depuis huit mois un visa à Beyrouth". Il m'explique : "Il faut savoir que l'ambassade de France à Beyrouth sous-traite l'instruction des dossiers de visas à une compagnie privée libanaise détenue par un musulman sunnite." C'est un haut fonctionnaire, c'est quelqu'un de sérieux, c'est un préfet. Il me dit que maintenant, il conseillerait presque - mais je ne veux pas lancer ici un appel à émigrer pour les chrétiens - aux chrétiens d'émigrer sans demander de visas et de passer par la Turquie et de se cacher dans ce flot [de migrants] pour avoir des chances d'être accueillis. Parce qu'il y a des consignes, m'a-t-il dit, surtout pour les chrétiens syriens qui sont réputés être pro-régime. En gros, la consigne, ça a été de dire : "Vous pouvez accueillir des Syriens, mais à condition qu'ils ne soient pas pro-régime." Sous-entendu : si vous êtes alaouites ou chrétiens, vous êtes réputés être pro-régime, donc bizarrement, votre visa est instruit pendant huit mois à l'ambassade de France."
Marc Fromager ajoute une troisième explication :
"Même en France ça fait des années qu'on a ce genre de témoignages. Des chrétiens égyptiens, par exemple, qui ont fui leur pays parce qu'ils sont menacés, en danger, etc. L'instruction se fait ici avec des traducteurs arabes, la plupart d'origine maghrébine musulmane. Et bizarrement [ces chrétiens traduits par des musulmans] n'auront quasiment jamais droit à l'asile politique et donc sont refoulés. Par contre les musulmans, eux, sont accueillis assez facilement. [...] Il faudrait qu'il y ait des traducteurs arabisants qui soient neutres sur la plan religieux ou qui fassent bien leur travail mais en tout cas, la somme de témoignages de chrétiens dégoûtés du droit d'asile alors que visiblement ils étaient dans un danger physique pressant finit par poser des questions"
L'émission de Radio Courtoisie a été enregistrée le 11 septembre. On apprend aujourd'hui qu'une chorale orthodoxe syrienne s'est vu refuser ses visas pour aller chanter à Strasbourg. Visas qu'elle avait déposés... à l'ambassade de France à Beyrouth.


