Par guevaranita
16 Mai 2019
Publié par El Diablo
photo d'illustration
Après leurs révélations sur l’usage d’armes françaises au Yémen, deux journalistes de Disclose ont été entendus par la DGSI. Une enquête préliminaire a été ouverte par la section «terrorisme et atteintes à la sûreté de l'Etat» du parquet de Paris.
Geoffrey Livolsi et Mathias Destal, deux des trois journalistes à l’origine d’une enquête intitulée «Made in France» révélant l'utilisation d'armes françaises au Yémen, ont été entendus ce 14 mai par la DGSI. Plus tôt, les deux fondateurs du site d’investigation Disclose avaient reçu leur convocation pour «compromission du secret de la défense nationale» suite à une plainte du ministère des Armées. Selon Mediapart, la convocation qu'ils ont reçue précise que le délit reproché est «puni d’une peine d’emprisonnement», en l’occurrence cinq ans de prison et 75 000 euros d’amendes.
Disclose dénonce une audition bafouant «les libertés de la presse»
Dans un communiqué publié le 14 mai, Disclose rapporte que ses deux journalistes ont appris que l’enquête préliminaire ouverte en décembre dernier «était conduite sous l'autorité de la section terrorisme et atteinte à la sûreté nationale du parquet de Paris». Une procédure que le média dénonce en arguant qu’elle «prive» ses journalistes «de libertés apportées par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse». Selon Disclose, «l'absence de toute référence dans la convocation de la DGSI à la publication de l'article et à la qualité de journaliste, montre bien une volonté d'exercer une pression personnelle».
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Une motion du 52ème CONGRÈS de la CGT :
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