Par guevaranita
23 Septembre 2019
Publié par El Diablo
Par Manlio Dinucci
Y a-t-il enfin un ministre des Affaires étrangères qui s’engagera à faire adhérer l’Italie au Traité ONU sur l’interdiction des armes nucléaires ?
Le néo-ministre Luigi Di Maio a souscrit en 2017 le Parliamentary Pledge de l’ICAN*, coalition internationale à qui a été attribuée le Prix Nobel de la Paix. Ce faisant le chef politique du Mouvement 5 Étoiles -actuel ministre des Affaires étrangères- s’est engagé à “promouvoir la signature et la ratification de ce Traité d’importance historique” par l’Italie.
L’Engagement ICAN a été souscrit aussi par d’autres actuels ministres 5 Étoiles – Alfonso Bonafede (Justice), Federico D’Incà (Rapports avec le Parlement), Fabiana Dadone (Fonction Publique), – et par d’autres parlementaires du M5S, comme Roberto Fico et Manlio Di Stefano.
Mais il y a un problème. À l’Article 4 le Traité stipule : “Chaque État partie qui a sur son territoire des armes nucléaires, possédées ou contrôlées par un autre État, doit assurer le retrait rapide de ces armes”. Pour adhérer au Traité ONU, l’Italie devrait ainsi demander aux États-Unis de retirer de notre territoire les bombes nucléaires B-61 (qui déjà violent le Traité de non-prolifération) et de ne pas y installer les nouvelles B61-12 ni d’autres armes nucléaires. En outre, puisque l’Italie fait partie des pays qui (comme le déclare l’OTAN même) “fournissent à l’Alliance des avions équipés pour transporter des bombes nucléaires, sur lesquels les États-Unis gardent le contrôle absolu, et du personnel entraîné dans cet objectif”, pour adhérer au Traité ONU l’Italie devrait demander d’être exemptée de cette fonction.
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