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Instructif !!!

28 Mai 2020

Publié par El Diablo

Image d'illustration

Emmanuel Macron a menacé la Hongrie pour avoir instauré un état d’urgence face à la pandémie, alors même que les pouvoirs exceptionnels confiés au gouvernement français sont toujours en vigueur, pointe Pierre Lévy, du mensuel Ruptures.

Si l’arrogance était punie par le code pénal, le président français croupirait présentement derrière les barreaux. Nul n’a oublié le judicieux conseil qu’il lança à la figure d’un jeune chômeur : se secouer et traverser la rue pour trouver un boulot. Le début de son quinquennat a été émaillé de ces spirituelles saillies, avant que le mouvement des Gilets jaunes ne vienne tempérer ses ardeurs post-modernes.

 

Mais Emmanuel Macron n’hésite pas à se rattraper dès lors qu’il évoque le champ européen, ou mondial. A l’occasion de la conférence de presse conjointe qu’il tint le 18 mai avec la chancelière allemande, il eut ces fortes paroles à l’encontre de ceux des Etats membres de l’Union européenne qu’il soupçonne de «réduire l’Etat de droit» : «là-dessus, nous n'aurons aucune complaisance et aucune mollesse».

 

Le nom n’est pas cité, mais chacun a compris que ce ton de surveillant général visait le premier ministre hongrois. On n’est pas obligé d’être un inconditionnel de Viktor Orban, mais un tel sermon venant de la part du chef de l’Etat français dépasse la désinvolture ordinaire. Et montre en passant qu’au sein de l’UE, les pays sont égaux mais que certains «sont plus égaux que d’autres». Imagine-t-on par exemple le chef du gouvernement maltais s’adresser en ces termes – quel que soit le sujet – à la chancelière allemande ?

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