Par guevaranita
25 Juin 2020
Publié par El Diablo
Ces dernières semaines, les élections municipales ont entraîné un changement de ton dans les discours de certains candidats Les Républicains (LR).
À Marseille, Martine Vassal appelle à l’union face au « péril rouge » que constituent la gauche et les « extrêmes » de la liste d’union de gauche, le Printemps Marseillais, menée par Michèle Rubirola. Le 18 juin à Lille, c’est le chef de la liste divers droite (DVD) Thierry Pauchet qui se rallie à un vote « de raison » en soutenant désormais la maire sortante Martine Aubry (Parti socialiste) contre les « fous furieux » de la liste écologiste.
L’idée sous-jacente dans ces prises de parole reste la même : discréditer les candidats de gauche et d’extrême gauche en les diabolisant. Ce processus de diabolisation visant à jouer sur le « péril rouge » est désormais centenaire puisqu’il est employé en France (comme dans le reste du monde) depuis la prise de pouvoir des bolchéviques en Russie en 1917.
Après la révolution d’octobre 1917, un anticommunisme acharné
La Russie connaît deux révolutions en 1917 : une première en février, qui fait tomber le tsarisme et instaure une démocratie représentative républicaine ; la seconde en octobre, où les bolchéviques s’emparent du pouvoir par un coup d’État. La mise en place d’une dictature d’un genre nouveau où la bourgeoisie et le capitalisme sont voués aux gémonies inquiète particulièrement les États européens et américains.
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Le " péril rouge ", un discours politique de droite à la finalité bien particulière
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