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ONU : Le nouveau rapport du Giec joue une nouvelle fois avec nos peurs

Publié par wikistrike.com sur 9 Août 2021, 09:59am

Catégories : #Terre et climat#Ecologie - conso - biodiversité - énergie

ONU : Le nouveau rapport du Giec joue une nouvelle fois avec nos peurs

Le Giec se plaît à dramatiser le changement climatique, il se plaît aussi à nous culpabiliser. Attention donc aux chiffres alarmistes évoqués dans leur nouveau rapport, Ce qui est certain, c'est que nos dirigeants ne font rien que de parler lors de nombreuses rencontres COPs sans qu'aucun accord ne soit jamais respectés par aucun pays.  Notre modèle de société est basé sur une économie à outrance, première responsable. Nous sommes l'Animal le plus bête qui vive sur Terre, puisque contrairement aux millions d'autres espèces, pour notre survie, nous sommes hélas dans l'obligation de détruire. 

 

Toutefois, la connerie humaine n'est réellement responsabilité du réchauffement du climat qu'à hauteur de 0,1 % grand maximum, car ce changement est d'abord naturel.

 

(WikiStrike)

 

---------

 

 

ONU : Le nouveau rapport du Giec joue une nouvelle fois avec nos peurs

Le nouveau rapport des experts climat de l’ONU

(Giec), dévoilé lundi, montre sans équivoque

que le climat change plus vite qu’on le craignait

et que c’est la faute de l’humanité. Voici un

résumé des principaux points de cette première

évaluation complète de la science climatique

depuis 2014, réalisée par plus de 230 scientifiques

de 66 nationalités en se basant sur 14.000 études

publiées.

Bye bye +1,5°C

Dans tous les scénarios envisagés, du plus optimiste ou

plus pessimiste, la température mondiale devrait atteindre

+1,5°C ou +1,6°C par rapport à l’ère pré-industrielle autour

de 2030. Soit dix ans plus tôt que la précédente estimation

du Giec il y a trois ans.

D’ici la fin du siècle, le seuil de +1,5°C, une des limites clé

de l’Accord de Paris, serait dépassé, d’un dixième de degré

jusqu’à près de 1°C, selon les scénarios.

Toutefois, dans l’hypothèse la plus ambitieuse, la température

pourrait revenir à 1,4°C d’ici la fin du siècle.

 
 

Les alliés du climat faiblissent

Depuis 1960, les forêts, sols et océans ont absorbé 56% du CO2

émis dans l’atmosphère par les activités humaines. Sans cette

aide de la nature, la planète serait déjà beaucoup plus chaude

et inhospitalière.

Mais ces puits de carbone, alliés cruciaux dans le combat contre

le changement climatique, montrent des signes de saturation, et

le pourcentage de CO2 qu’ils absorbent devrait diminuer au cours

du siècle.

La faute au réchauffement

Le rapport souligne les progrès exceptionnels de la “science de

l’attribution”, qui permet désormais de quantifier la part de

responsabilité du réchauffement dans un événement météo

extrême spécifique.

Les scientifiques ont par exemple montré que la canicule

extraordinaire au Canada en juin 2021, avec des températures

frôlant les 50°C, aurait été “presque impossible” sans le

changement climatique.

La mer monte

Le niveau des océans a augmenté d’environ 20 cm depuis 1900,

et le rythme de cette hausse a triplé ces dix dernières années

sous l’influence grandissante de la fonte des calottes glaciaires.

Même si le réchauffement est limité à +2°C, les océans

pourraient gagner environ 50 cm au XXIe siècle et cette

hausse pourrait atteindre près de 2 mètres d’ici 2300, deux

fois plus qu’estimé par le Giec en 2019.

En raison de l’incertitude liée aux calottes, dans le scénario du

pire, les experts ne peuvent pas exclure une augmentation de

2 mètres d’ici 2100.

Retour vers le futur

L’avancée des connaissances sur les climats du passé sert de mise

en garde pour le monde d’aujourd’hui.

Par exemple, il y a 125.000 ans, dernière période où l’atmosphère

était aussi chaude, le niveau de la mer était probablement 5 à 10

m plus haut qu’aujourd’hui.

Il y a trois millions d’années, quand la concentration de CO2

dans l’atmosphère équivalait à celle d’aujourd’hui et la température

était 2,5 à 4°C plus élevée, le niveau de la mer montait jusqu’à

25 mètres plus haut.

Le méthane sous les projecteurs

Le Giec n’avait jamais autant parlé du méthane, avec cette

mise en garde: si les émissions de CH4, deuxième gaz à effet

de serre le plus important après le CO2, ne sont pas réduites,

cela pourrait saper les objectifs de l’Accord de Paris.

Les concentrations de CH4 dans l’atmosphère, auxquelles

contribuent les fuites venues de la production de gaz, les

mines, le traitement des déchets et le bétail, dans l’atmosphère

sont à leur plus haut depuis 800.000 ans.

Et il a un pouvoir de réchauffement bien plus important que le

CO2, même s’il reste bien moins longtemps que lui dans l’atmosphère.

Différences régionales

Océans, terres, atmosphère, toute la planète se réchauffe

mais certaines zones plus vite que d’autres.

En Arctique par exemple, la température moyenne des jours

les plus froids devrait augmenter trois fois plus vite que le

réchauffement mondial. Et si le niveau de la mer monte partout,

il pourrait gagner jusqu’à 20% de plus que la moyenne sur de

nombreux littoraux.

Points de bascule

Les modifications abruptes du système climatique à “faible

probabilité” mais “impact important”, appelés “point de ruptures”

quand ils deviennent irréversibles, “ne peuvent pas être exclus”.

L’effondrement des calottes glaciaires capable de faire monter la

mer de dizaines de mètres, le dégel du permafrost qui renferme

des volumes immenses de carbone ou la transformation de l’Amazonie

en savane en font partie.

Courants atlantiques

La “circulation méridienne de retournement atlantique” (AMOC),

système complexe de courants océaniques qui permettent de réguler

la chaleur entre les tropiques et l’hémisphère nord, se ralentit, une

tendance qui va “très probablement” se poursuivre pendant tout

le siècle.

Le Giec estime également, avec un niveau de confiance “moyen”,

que l’AMOC pourrait complètement s’arrêter, ce qui entrainerait

notamment des hivers plus durs en Europe et une perturbation

des moussons en Afrique et en Asie.

 
 
 

Il confirme les diagnos­tics précédents: la fièvre est confirmée,

elle affecte de nombreux organes, et la dégradati­on de la santé

du patient risque de s’accélérer s’il n’arrive pas à se libérer

de son addiction au carbone.

Jean-Pascal van Ypersele, climatologue

“Un niveau de détail et de certitude encore plus grand”

Cette première partie du 6e rapport d’évaluation du Giec,

consacrée aux éléments scientifiques physiques des changements

climatiques, est publiée alors qu’une partie de l’Europe, dont la

Belgique, fait face cet été à des inondations dramatiques et que

d’autres régions du Vieux-Continent sont ravagées par les

feux de forêt.

“Ce nouveau rapport du Giec décrit avec un niveau de détail

et de certitude encore plus grand que les précédents le diagnostic

des ‘médecins de la planète’ que sont les climatologues”, souligne

le climatologue Jean-Pascal van Ypersele (UCLouvain), chef de

la délégation belge à la réunion du Giec, agissant au nom des

Services fédéraux de la Politique scientifique (Belspo). “Il

confirme les diagnostics précédents: la fièvre est confirmée,

elle affecte de nombreux organes, et la dégradation de la santé

du patient risque de s’accélérer s’il n’arrive pas à se libérer de

son addiction au carbone”.

Pour le climatologue belge, le résumé de ce rapport doit être

lu par les décideurs. “Ils y liront que les événements extrêmes

comme ceux que vient de vivre la Belgique risquent de devenir

encore plus violents si les émissions de gaz à effet de serre,

en particulier de CO2 et de méthane, ne sont pas réduites

fortement et rapidement. Ils y liront aussi qu’une part des

changements est malheureusement devenue inévitable, et

qu’il faut accroître notre résilience face à ces chocs, tout

en réduisant nos émissions”. 

 
 
 

Les sonnettes d’alarme sont assourdis­san­tes.

Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies

“Une alerte rouge pour l’humanité”

Le rapport des experts climat de l’ONU devrait “sonner le glas”

des énergies fossiles qui “détruisent la planète”, a réagi le

secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Ce rapport d’évaluation est “une alerte rouge pour l’humanité.

Les sonnettes d’alarme sont assourdissantes: les émissions de

gaz à effet de serre créées par les énergies fossiles et la déforestation

sont en train d’étouffer notre planète”, a-t-il ajouté dans un

communiqué.

Il plaide pour qu’aucune centrale à charbon ne soit construite

après 2021. “Les pays devraient également mettre un terme

aux nouvelles explorations et production d’énergies fossiles et

déplacer les subventions aux énergies fossiles vers les

renouvelables”, a ajouté le secrétaire général, qui s’en prend

encore plus frontalement qu’à l’habitude à ces industries.

“Nous pouvons éviter la catastrophe climatique”

Il a également appelé les dirigeants du monde à s’assurer que la

conférence climat COP26 de Glasgow (Écosse) en novembre

soit un “succès” pour conduire à la réduction des émissions de

gaz à effet de serre.

“Si nous unissons nos forces maintenant, nous pouvons éviter

la catastrophe climatique. Mais comme le rapport d’aujourd’hui le

dit clairement, il n’y a pas le temps d’attendre et pas de place pour

les excuses”.

Le rapport approuvé par 195 États 

Les délégués des 195 États membres du Giec ont approuvé

“le résumé pour les décideurs” de ce rapport, après l’avoir

discuté phrase par phrase pendant une réunion, tenue à huis

clos et en distanciel entre le 26 juillet et le 6 août.

Ce sixième cycle d’évaluation doit également accoucher de

deux rapports supplémentaires, sur les impacts aux changements

climatiques, l’adaptation et la vulnérabilité (février 2022) et sur

l’atténuation des changements climatiques (mars 2022), avant

un rapport de synthèse en septembre 2022. 

 

 

 

 

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