Je les ai vu. Le discours était "glaçant", comme m'a confié un(e) journaliste. Nicolas Sarkozy était à Nantes, ce mardi. Au premier rang, Jean-Louis Borloo souriait, coincé et radieux.
Il n'avait plus le choix que de suivre. Au premier rang, je les ai vu, un à un. J'ai pensé que je m'en souviendrai aussi longtemps que ces visages de 2007, dans ses meetings. L'infamie d'être là à écouter au premier rang: "vous êtes le peuple de France".
"J'ai un message pour les permanents de la CGT qui ont scandaleusement empêché la diffusion de Ouest-France qui avait commis un crime. Prendre une interview que je leur ai donné".
Le type débloquait, de rage. Ouest-France était en vente libre, y compris sur le Net, en accès gratuit.
Donc je les ai regardé. Un à un. J'ai compris.
Nous n'étions pas ou plus du même pays.
