Par guevaranita
22 Septembre 2019
Publié par El Diablo
Cet été, les livreurs de Deliveroo en France se sont mobilisés contre la baisse du tarif des courses, décidée unilatéralement par la plateforme de livraison de plats préparés. Celle-ci a adopté une nouvelle grille tarifaire, pouvant faire perdre à certains coursiers plus d’un tiers de leurs revenus.
En Allemagne, Deliveroo a annoncé le 11 août mettre fin à toutes ses activités, laissant tous ses livreurs sur le carreau sans aucune forme de compensation. Des actions en justice se préparent avec l’aide de syndicats pour demander une reconnaissance des livreurs allemands comme salariés licenciés. Partout en Europe, le combat des livreurs de ces plateformes (Deliveroo, Take Eat Easy, qui a fait faillite, Uber Eats…) se joue sur le terrain juridique, pour faire reconnaître ces travailleurs géolocalisés comme des salariés, avec les droits afférents : cotisations retraite, assurance chômage, assurance maladie, assurance en cas d’accidents du travail, congés payés… Plusieurs jugements ont déjà donné raison aux livreur.s
Une loi en France pour protéger Deliveroo ou Uber des revendications de leurs « collaborateurs »
Pour combien de temps ? La loi sur les mobilités, qui vient de revenir en discussion au Parlement, risque de rendre beaucoup plus ardues ces demandes de requalification. Son article 20 vise littéralement à prémunir, via des « chartes », les plateformes contre de telles actions en justice.
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