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Certes, ils le savent, ils ne sont pas franchement majoritaires au sein de la Fédération des Pyrénées-Atlantiques. Mais ils ne s'y sentent pas ostracisés pour autant. Hier, les soutiens locaux à Ségolène Royal sont sortis du bois pour la primaire du 9 octobre, parmi les derniers d'ailleurs. Il faut dire qu'ils comptent dans leurs rangs aucun élu de poids, la plupart ayant rallié Martine Aubry.
« Martine Lignières-Cassou la soutenait en 2007, mais aujourd'hui si elle préfère ne pas se prononcer, c'est pour éviter de créer un schisme dans sa majorité municipale », croit savoir, par exemple, André Batignes, militant de la section de Pau. On ne sait si l'intéressée, en Chine en ce moment, confirmerait. Toujours est-il que dans leurs rangs, ils comptent peu d'élus (à l'exception de Jacqueline Frouté, conseillère municipale à Lescar) ou de grands noms.
<script type="text/javascript">// <![CDATA[ cachePubVide('idPosition1'); // ]]></script> « Elle saura rassembler »Mais à les entendre, ils sont motivés, ont déjà commencé le tractage et le porte-à-porte en faveur de leur favorite. « Partout on est bien reçus, on parle d'abord des primaires pour inciter les gens à voter, puis on parle de Ségolène. »
Ils sont des fervents de la présidente de Poitou-Charentes « qui sait écouter les Français et pas seulement en période électorale. Elle a organisé 200 universités populaires depuis 2007 », rappelle par exemple Joëlle Lamouroux, de Lescar, quand Mireille Mora (de la section de Saint-Jean-de-Luz) assure que sa candidate préférée « saura rassembler, de la gauche radicale aux républicains humanistes ».
Parlez-leur des médias, et de leur représentation de « Ségo », et ils s'agacent, tout en n'oubliant pas de fustiger « les intellectuels qui ont tout fait pour qu'elle perde en 2007 ». « C'est pourtant elle qui a permis au PS d'atteindre le deuxième tour en 2007, ce qui n'était pas arrivé depuis 1995 », rappelle Alain Lamarque, le nouveau mandataire de Ségolène Royal dans le département.
Ce dernier, membre du bureau fédéral du PS, qui assure n'avoir « aucun problème à travailler au sein de la Fédération. Il m'arrive même d'être d'accord avec mes camarades », lance-t-il. Ce qui apparaît effectivement comme l'essentiel.
N. R.
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