Par guevaranita
11 Juillet 2019
Publié par El Diablo
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Les récentes nominations au sein des hautes instances de l’UE illustrent un phénomène bien plus large, pointe Pierre Lévy, du mensuel Ruptures : la consanguinité des élites mondialisées, totalement coupées des peuples.
Les dirigeants européens sont fans de l’«économie circulaire». Dans la novlangue environnementaliste, il s’agit d’un modèle de production où les déchets et rebuts sont recyclés et réintroduits dans les circuits afin de limiter le «gaspillage».
Le concept semble également s’appliquer au personnel politique euro-atlantique où de nombreux dirigeants et responsables passent agréablement de la sphère politique nationale à la bulle de l’UE, voire à celle des institutions mondiales. Une circulation qui s’effectue avec élégance dans tous les sens, et pour laquelle le monde des affaires au plus haut niveau constitue également un terrain de jeu prisé.
Les récentes nominations aux principaux postes clés de l’Union européenne en constituent une illustration, parmi bien d’autres. Ainsi, le président du Conseil européen sortant, le Polonais Donald Tusk, prépare son retour à Varsovie où il se verrait bien reprendre son job de premier ministre qu’il avait quitté en 2014. Et il serait bien étonnant que Federica Mogherini, qui chapeaute la « diplomatie » de Bruxelles jusqu’à l’automne, ne se sente pas une vocation de premier plan au sein du Parti démocrate italien.
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