Par guevaranita
Hôpital Sainte-Marie Haute Loire
Publié le 1 octobre 2017 par FSC
Un exemple parmi de très nombreux autres, si ce n'est la totalité qui illustre la politique de démantèlement de l'hôpital publique mise en oeuvre depuis des années et poursuivie par le pouvoir macronien.
"Il y a des incidents toutes les semaines", nous confient Nelly Delorme, aide soignate et Audrey Monchamp, infirmière, toutes deux syndiquées CGT.
Elles n'ont pas été tant choquées d'apprendre qu'une de leurs collègues avait été agressée tant les conditions de travail se seraient dégradées au fil des ans : "depuis cinq ans environ, c'est compliqué mais là, depuis le début de l'année, c'est devenu ingérable", en référence notamment aux sous-effectifs de nuit.
Pour étayer son propos, il donne l'exemple du travail de nuit. La direction a fixé un seuil, un effectif minimum et de juin à septembre, "on a été 40 % du temps en dessous du seuil fixé par la direction".
Ajoutez à celà des RTT imposés sans réelle concertation, des individus qui ne savent pas s'ils doivent travailler le lendemain ou encore "du chantage, en menaçant de réintroduire l'abattement pour absence sur la prime, introduire les jours de carence en cas de maladie..." ; et vous obtenez une centaine de salariés mobilisés demandant une amélioration des conditions de travail.
Dénonçant "autoritarisme, pressions et mauvais choix", le délégué CGT considère que l'établissement a perdu en attractivité, au point de ne plus être capable de fidéliser le personnel : "on assiste à des démissions de médecins en cascade, mais aussi d'infirmiers".
Selon lui, ce ne sont pas seulement "les bas salaires" qui ont conduit à ce constat mais bien les conditions de travail. Et toutes les couches de personnel (techniques, administratifs, blanchisseurs, soignants, logistiques, cadres...) seraient concernées.
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