• Nouveaux sur notre site  http://cubasifranceprovence.over-blog.com
    En page d’accueil:
    1)Cuba/Etats-Unis: Confiance et normalisation, un article de La pupila insomne du 8 octobre 2015 traduit par Françoise Lopez.
    2)Venezuela: Communiqué sur les déclarations du représentant du Royaume Uni sur le Guyana du 8 octobre 2015 traduit par Françoise Lopez.
    3)Venezuela: Communiqué du Ministère des Relations Extérieures de la République Bolivarienne du Venezuela du 6 octobre 2015 sur les déclarations  de l’ambassadeur des Etats-Unis au Guyana traduit par Françoise Lopez.
    4)Ainsi agissent les ambassades des Etats-Unis,  un article de La pupila insomne du 3 octobre 2015 traduit par Françoise Lopez. On en a encore à apprendre…
    Et sur notre site http://vivecuba.e-monsite.com
    Dans la rubrique « Bulletins Cubart »: http://vivecuba.e-monsite.com/pages/bulletins-cubart-2011.html
    5) le BULLETIN CUBART du 9 octobre 2015.
    Bonne lecture à tous,
    Françoise Lopez


  • Sans commentaires


    Plus c’est gros…

    Les Officiels US anonymes ne mentent jamais :

    «Des milliers d’orphelins meurent après la chute de missiles russes en Iran»

    Après les terroristes modérés, les onomaturges du Pentagone inventent les source officielles anonymes fiables.


    Par Riley Waggaman – Le 9 octobre 2015 – Source Russia Insider

    Ce missile russe aurait détruit un jardin d’enfants orphelins

    Des milliers d’orphelins et au moins cinq nurses auraient été tués après qu’un missile russe lancé de la Mer Caspienne a manqué sa cible en Syrie.

    Le missile, chargé de munitions radioactives à fragmentation qui sont interdites par les nations civilisées [mais pas par l’Armée US, au Kosovo, à Fallujah, ou en Libye, NdT] aurait atteint un jardin d’enfants pour orphelins, selon des sources officielles anonymes fiables[dont la fiabilité n’a pas été jusqu’au point de dire où cela s’est produit, NdT]

    Mais Moscou et Téhéran , tous deux en total déni de cette information, rejettent violemment cette accusation. Le porte-parole du ministère de la Défense russe, le Général Igor Konashenkov, a déclaré :

    …n’importe quel professionnel devrait savoir qu’au cours de ces opérations nous contrôlons la cible avant et après l’impact. Et tous nos missiles sont arrivés au but prévu.

    Parlant comme si cela n’était rien de tuer plus de mille enfants abandonnés, et toutes leurs nurses avec.

    Reconnais ton crime , Russie…

    Note du Traducteur Ils semblent un peu surpeuplés les jardins d’enfants pour orphelins en Iran – cinq nurses pour des milliers d’orphelins, même en Iran, ça fait pas beaucoup de personnel.

    Traduit par Gabriel, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone


  • Pic pétrolier – Cul par dessus tête [2/3]


    L’effondrement des prix du pétrole n’est pas dû à une surproduction de pétrole, mais à une destruction de la demande et à un pic du crédit


    Par Allan Stromfeldt Christensen – Le 11 septembre 2015 – Source fromfilmerstofarmers.com

    Note du Saker Francophone
    
    Ce second épisode permet de relier les problématiques de crédit et d'endettement à la production d'énergie, base de notre système économique.
    Confusion naissante chez les hommes les plus intelligents de la salle
    (photo de Rafael Matsunaga)

     

    Comme j’avais commencé à l’évoquer à la fin de la première partie  de ce triptyque, je suis très récemment venu à la conclusion que les prix du pétrole ne vont pas avoir une tendance haussière, en raison du resserrement de l’approvisionnement imposé par le pic pétrolier, mais vont au contraire se déprécier. Bien sûr, cela va à l’encontre de la logique commune de l’offre et de la demande, mais lorsque l’on tient compte de la méthode par laquelle la majorité de notre argent est créé, on peut voir entrer en jeu un effet déflationniste. Bizarrement cela m’a pris longtemps pour le deviner, car bien qu’ayant amassé un tas d’éléments divers, je n’avais pas réalisé qu’ils faisaient en fait tous partie du même puzzle.

    Avec le pic pétrolier et les banques à réserves fractionnaires comme les deux premières pièces de ce puzzle, la troisième pièce que je devais prendre en compte (et curieusement, j’avais déjà écrit à ce sujet) est le fait que l’argent est un intermédiaire pour l’énergie. Comme je l’écrivais dans un précédent post, l’argent: intermédiaire populaire.

    Autrement dit… la fonction de base de l’argent est de nous permettre de domestiquer l’énergie – celle utilisée pour déplacer nos corps, pour alimenter nos machines, pour nourrir les animaux domestiques dont nous utilisons l’énergie ensuite pour faire le travail (ce qui de nos jours signifie généralement nous divertir), etc. En d’autres termes, même si c’est difficile et / ou incommode, on peut se passer d’argent. Mais pas d’énergie [pensez au soleil qui nous chauffe, et permet la vie, NdT].

    En d’autres termes, à la base, nos économies ne fonctionnent pas sur l’argent, elles fonctionnent sur l’énergie. En outre, la forme de monnaie n’a, à la limite, pas vraiment d’importance, que vous utilisiez des pièces de monnaie, des morceaux de papier, de l’or, des digibits (zéro et un), des coquillages, ou quoi que  soit d’autre, parce que si vous ne disposez pas de l’énergie nécessaire pour effectuer le travail et / ou créer les produits que votre société attend, l’argent est pratiquement inutile et sans valeur.

    Bien qu’il serait exagéré de dire que tous nos problèmes économiques ont toujours été, à la base, des problèmes d’énergie, le pic pétrolier (et le pic de combustibles fossiles en général) combiné avec le fait que l’argent est un intermédiaire pour l’énergie, impliquerait, à l’inverse, une sorte de pic de l’argent. En d’autres termes, cela implique donc une limite à la création de crédit. Par conséquence, comme les banques créent l’argent sous forme de dette via le système des réserves fractionnaires et doivent continuellement créer de nouveaux crédits de sorte que les intérêts puissent rembourser les crédits précédents (pour que le système n’implose pas), eh bien, le système est un peu dans un cul de sac. En outre, les prix du pétrole et les marchés boursiers à travers le monde ayant pris récemment un bouillon, la situation en Grèce et dans les pays dans une situation similaires restant encore une question épineuse, cette potion diabolique commence à faire son effet.

    Quoiqu’il en soit, aucune de ces questions de fond et de ces problèmes ne sont volontiers reconnues (ni même mentionnées) par les médias traditionnels. Comme Business Insider l’a souligné fort à propos, mais peut-être un peu trop adroitement (en ce qui concerne la confusion actuelle du marché):

    … ce qui est vraiment au cœur de la confusion des marchés à l’heure actuelle, c’est qu’il n’y a rien à montrer du doigt. Il n’y a aucune bulle technologique prête à éclater ou d’implosion du marché des subprimes… [Il y a quand même une grosse bulle sur les valeurs mobilières et les dérivés, NdTEt donc les médias, comme par exemple Business Insider, et les acteurs du marché ne peuvent simplement que constater ce qui est arrivé, sans être en mesure de l’expliquer.

    Ce qui était autrefois un approvisionnement apparemment inépuisable de jouets en plastique chinois et en gadgets électroniques (photo David Grant)

    Jusqu’à présent, les médias grand public ont surtout mentionné que nous sommes dans une époque de surabondance de pétrole, due à l’augmentation massive de la production de pétrole de schistes aux États-Unis au cours des dernières années, et à l’augmentation de la production de l’OPEP l’année écoulée, ajoutant encore la possibilité de l’arrivée sur le marché du pétrole iranien suite à la levée des sanctions. Toutefois, cette notion d’une surabondance de pétrole est plutôt douteuse pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la consommation mondiale de charbon augmente à son taux le plus faible depuis la crise asiatique de 1998. En plus de cela, plus tôt cette année, le Baltic Dry Index (un indice qui mesure le prix du transport maritime) a atteint son plus bas sur 28 ans. Pendant ce temps, les commandes à l’exportation des usines chinoises viennent de baisser pour le onzième mois consécutif, avec l’activité du mois d’août baissant à son rythme le plus rapide depuis trois ans, ce qui à son tour a conduit à une augmentation des licenciements.

    Ce genre de choses ne se produit pas parce qu’il y a trop de pétrole, une surabondance supposée, cela se produit parce que les gens achètent moins. C’est cela entre autre qui a amené certaines personnes à penser que le problème n’est pas tant une surabondance de pétrole que l’absence de demande, autrement dit la destruction de la demande.

    Dans le passé, la chute des prix du pétrole a finalement conduit à son propre rétablissement, lorsque la demande est revenue, stimulée par la baisse des prix. Mais ces chocs étaient souvent induits géopolitiquement, tandis que la situation actuelle est un choc sur les prix du pétrole induit géologiquement. Autrement dit, depuis plusieurs années maintenant, le pétrole a été vendu dans une gamme de prix plutôt élevée, de l’ordre de 100 dollars, en raison de conditions d’extraction plus difficiles [rendements décroissants, NdT]. Maintenant il est extrait des sables bitumineux, des plate-formes en haute mer, du pétrole de schiste, et ces sources exigent des prix plus élevés pour permettre aux producteurs de faire des profits. Le pétrole à 100 dollars le baril permettait aux foreurs et aux autres acteurs du marché de faire des bénéfices, rendant possible, pendant assez longtemps, de payer une main d’œuvre importante. Mais le Projet national pour l’emploi et le travail vient d’annoncer que «le salaire moyen en termes réels a chuté de 4% sur la période 2009-2014».

    À son tour, la réduction de la demande a contribué à une dépression des prix du pétrole, ce qui a conduit au licenciement massif d’un personnel bien payé («Il est facile de gagner au moins 100 000$ par an»), une perte de 100 000 postes aux États-Unis jusqu’à présent, et 900 autres au Canada la semaine dernière, et ainsi de suite.

    Ce qui ressemble à une surabondance de pétrole agit comme une surabondance de pétrole, mais est ce une surabondance de pétrole?  (photo par Joris Louwes)

    Du coup, le nombre croissant de consommateurs laissés en route a fini par avoir moins d’argent à dépenser, conséquence de la perte de l’accès à la forme la plus classique du crédit, l’emploi, tandis que d’autres ne cherchent plus et / ou acceptent autant de crédit que les banques tentent désespérément de distribuer, soit parce que les gens essaient de rembourser les dettes qu’ils ont déjà soit qu’ils se réveillent face aux risques d’en prendre encore plus. Comme le Toronto Star en convient ,

    Les difficultés économiques pourraient commencer à peser sur leurs résultats [ceux des grandes banques canadiennes], sinon directement, du moins au travers des défauts plus élevés sur les crédits, avant – indirectement – de réduire la croissance des crédits et des autres sources de revenus.

    Si vous êtes comme moi, alors vous avez probablement reçu des cargaisons d’offres de cartes de crédit avec des taux d’intérêt à 0% (avec une taxe initiale de 1%, plus une marge sur les transferts) de toutes sortes de banques. En d’autres termes, les banques sont de plus en plus désespérées pour amener les consommateurs à s’endetter pour éviter que la spirale de la dette ne s’arrête et que le système se grippe en fin de compte. De même, c’est la raison pour laquelle les gouvernements [en réalité les banques centrales, NdT] pratiquent l’assouplissement quantitatif (QE) [planche à billets,NdT], pour augmenter la liquidité.

    Dans l’intervalle, tandis que le crédit au consommateur final pose un problème, la situation du crédit pour les industries d’extraction et de production d’énergie n’est pas meilleure. Les sables bitumineux canadiens fournissent ainsi un bon exemple pour l’expliquer.

    Si on laisse de côté la destruction écologique terrible laissée dans le sillage des projets autour des sables bitumineux, les opérations industrielles massives mises en place pour réaliser des profits nécessitent un prix relativement élevé du pétrole (avec le corollaire que ces prix contribuent à l’insolvabilité de beaucoup de consommateurs). Actuellement, avec des prix aussi bas pour le pétrole, seulement 450 000 des 2,2 millions de barils de brut synthétique produits par jour sont rentables. Cela place de nombreuses sociétés travaillant sur les sables bitumineux entre le marteau et l’enclume. Car, comme l’écrit le Toronto Star :

    Le problème est que ces entreprises ne peuvent tout simplement pas cesser de produire. Elles en ont encore besoin pour payer leurs factures, et pour assurer que leurs engagements obligataires soient respectés.

    On n’arrête pas un mastodonte avec une pièce de cent sous (photos par Shell)

    En d’autres termes, avec autant d’argent investi à perte dans leurs opérations, et avec autant d’obligations vendues (en parallèle à toutes les obligations pourries vendues par les opérateurs autour de la fracturation hydraulique, en particulier aux États-Unis), les projets pétroliers non rentables doivent continuer l’extraction pour obtenir un strict minimum de revenus quotidiens, de peur d’avoir à renier leurs paiements et faire faillite.

    Cela étant dit, certains producteurs de pétrole ont couvert leurs paris jusqu’en 2015 avec un prix médian de 87,51 dollars, et s’en sortent donc pour le moment. Néanmoins, ces couvertures expirent et les remboursements venant à échéance, les producteurs ont besoin de trouver plus de 500 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Ce qui va se passer d’ici là est l’objet de conjectures. Est-ce que les foreurs de puits de pétrole et autres entreprises vont pouvoir restructurer leurs crédits et / ou accéder à de nouveaux crédits s’ils sont saignés à blanc ? Vont-ils faire faillite en masse et se vendre pour quelques centimes par dollar investi et très probablement jeter l’économie mondiale dans une récession induite encore une fois par une autre bulle ? Est-ce que les banques exposées aux dérivés de crédits vont obtenir d’être renflouées encore une fois après avoir fait gonfler et vu éclater leur deuxième bulle en moins d’une décennie ?

    D’autre part, avec le problème des prix bas du pétrole, est-il encore possible que certains types d’intervention et / ou de politiques gouvernementales puissent provoquer une remontée des prix du pétrole et sauver les marchés (et, euh… la civilisation industrielle) ? Eh bien, comme il se doit, les gouvernements ont fait deux choses la semaine dernière qui ont entraîné la hausse du prix du pétrole de 27% en trois jours. Tout d’abord, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle était disposée à discuter du prix du pétrole. Cela a rendu le marché heureux et a donc contribué à augmenter les prix. Mais c’était juste histoire de baratiner les marchés car l’Arabie saoudite n’a en réalité rien dit de nouveau, car elle avait depuis longtemps indiqué qu’elle était prête à engager un dialogue (dans le but de restreindre la production courante avec d’autres, pas unilatéralement). Deuxièmement, la branche de New York de la Réserve fédérale a laissé entendre que la prochaine hausse des taux d’intérêt que beaucoup avaient prévue était susceptible d’être retardée. Ainsi les marchés boursiers ont obtenu une autre dose de dopamine et ont regagné la plupart de leurs pertes, tandis que le prix du pétrole a simultanément rebondi. Cependant, vous ne pouvez pas baratiner les marchés trop longtemps.

    De même, un certain nombre de circonstances pourraient orienter le prix du pétrole à la hausse, un ouragan bien placé ou le déclenchement d’une guerre dans une partie optimale du monde. En réalité, deviner les prix et les mouvements du pétrole est finalement un jeu de dupes, joué par des imbéciles néanmoins plutôt grassement payés.

    Indépendamment de la façon dont tout cela va se terminer, toutes choses étant égales par ailleurs, la tendance est maintenant à ce que les prix du pétrole continuent à diminuer. Nous ne sommes plus dans un cycle de haut plus hauts et de bas plus bas, suivis par des hauts toujours plus élevés et des creux, mais des plus hauts en baisse et des creux inférieurs, suivant leur chemin vers le bas dans la direction opposée de l’économie des niais qui professent dans des journaux comme le New York Times : «Cela se résume à une simple économie de l’offre et de la demande

    Il est temps de mariner! (photo par Jacki Gallagher)

    Pour clore tout cela, et pour souligner une question assez juste – et tout à fait pertinente –, est-ce que cela signifie que le pétrole va se planter tout en bas à 0 $ et être libre ? En bref, non, et les circonstances actuelles peuvent l’expliquer. Bien sûr, si les gouvernements et les banquiers ont décidé de laisser tout le système se gérer seul, alors oui, la chaîne de Ponzi irait probablement à sa ruine en implosant, et le prix du pétrole serait à 0 dollars – ou plutôt à ?? dollars. Cela bien sûr ne sera pas autorisé à se produire. Car puisque le système de crédit est un intermédiaire pour le système énergétique que la civilisation industrielle maintient, cela signifie que le tri des peuples et des nations par la machine industrielle du crédit les trie efficacement pour la fourniture de combustibles fossiles. En supposant que nous puissions même nous le permettre, cela signifie qu’il y aura moins de combustibles fossiles pour eux et plus pour nous afin de maintenir le fonctionnement de nos économies industrielles et continuer à vivre le XXIe siècle avec nos vies alimentées par les combustibles fossiles auxquels nous sommes accros (jusqu’à ce que le tri frappe à notre porte comme il l’a déjà fait pour certains). Et la méthode par laquelle le tri se fait est la méthode bien connue maintenant de l’austérité sur une micro échelle, avec des Grexits et d’autres variantes à une échelle macro.

    Aussi ambigu que cela puisse être, il y a cependant une troisième option pour laquelle il peut valoir le coup de se battre. C’est celle que je vais développer dans la partie 3.

    Allan Stromfeldt Christensen

    Traduit par Hervé, relu par jj et Diane pour le Saker Farncophone


  • 9 Octobre 2015

    Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

    Le Comité d'éthique du PS suspend François Hollande durant 90 jours

    La nouvelle a de quoi être stupéfiante, car le président de la République française a tous les pouvoirs et ne rend de comptes à personne selon la Constitution monarchique faite sur mesure pour le général de Gaulle en 1958 et qu'aucun de ses successeurs républicains n'a remis en cause.

    Et pourtant, c'est fait, François Hollande est mis à pied à titre conservatoire pour promesses électorales non tenues. Gérard Filoche, la lanterne de gauche du PS, en est ravi: "Cela ne pouvait pas durer. Depuis mai 2012 que ça dure et même avant. Si cela avait continué, je quittais le PS, foi de socialiste!"

    Le Figaro a procédé à un micro-trottoir pour savoir l'opinion des Français.

    Serge Dassault, 90 ans et toutes ses dents: "C'est une grosse connerie. Qui va vendre mes rafales aux monarchies pétrolières qui ont du pétrole et du fric".

    Pierre Gattaz, auto-entrepreneur de père en fils: "Je vais aussitôt interjeter appel de cette décision, en tant que conseiller officiel du PS. Faut pas déconner. Qui va désormais comprendre le sort des employeurs en France?"

    Laurent Berger, partenaire très social: "Sans François Hollande à l'Elysée, c'est un peu le monde du travail sans phare pour éclairer son avenir".

    Seule note un peu discordante dans ce micro-trottoir, les propos d'Angela Merkel. Mais c'est une touriste allemande de passage à Paris dans sa volkswagen, une voiture propre de chez propre. Pour autant, le journal l'a sondée, parce que c'est bon de connaître l'opinion de la communauté internationale.

    Le Figaro: "Que pensez-vous de la suspension de François Hollande par le comité d'éthique du PS?"

    Angela Merkel: "Le comité de quoi? Et François qui?"

    Aux dernières nouvelles, c'est madame Ségolène Royal qui va assurer l'intérim au palais de l'Elysée. Elle connaissait bien l'ancien locataire. Et le patron de Total prendra le ministère de l'écologie à sa place. Comme secrétaire d'état dans ce ministère, on va tirer à la courtepaille entre Jean-Vincent Placé, François de Rugy, Barbara Pompili et tutti quanti, ex du parti du tournesol. Vous savez bien, la fleur qui tourne avec le soleil, ou avec le vent. Je ne sais plus trop. Je ne suis pas fortiche en girouettes.


  • Réactions

    Observez bien les réactions des cadres présents.... Le dédain, ce n'est pas de la violence?!

    Voiçi encore quelques vidéos et un article des Echos sur les "événements" d'Air France.

    La propagande des dirigeants semble avoir un peu de mal à prendre. Et Vals qui répète,serviteur zélé des patrons, les arguments de De Juniac. Pas un mot, PAS UN MOT, pour les 3000 postes supprimés! Il tente la division des catégories de salariés en stigmatisant, comme l'autre s......ie, les pilotes.Je me souviens de Georges Marchais parlant de "l'ennemi socialiste", il avait foutrement raison, le bougre! Ce gouvernement, comme le précédent, est l'acteur direct des difficultés que connait la Compagnie Nationale. Aucune intervention vis à vis des Low-cost, où pourtant des aides publiques subventionnent directement la concurrence, ventes des avions de Mr Dassault en contrepartie d'accès facilités aux compagnies du golfe sur les aéroports français etc...

    Revenons sur l’élément médiatique central de cette propagande gouvernemento-patronale.

    "100 heures de travail de plus par an, ce n'est pas grand chose". Sauf qu'il ne s'agit pas de 100 heures de travail mais de 100 heures de vol, ce qui est totalement différent! En gros, 1 mois et demi de travail de plus par an. Dites moi, qui pourrait accepter ça aujourd'hui sans protester? QUI!

    Allons juste derrière cette "demande" présentée comme essentielle au redressement d'Air France par Gagey et De Juniac. Faire travailler plus dans un moment où l'on réduit l'activité, dites-moi,ça aboutit à quoi? Et oui, il ne faut pas avoir fait de grandes écoles de commerce pour trouver le résultat de cette équation "productiviste": création de sureffectif. C'est pour cette raison que nous disions depuis le début de l'histoire du plan A (travailler plus, pas licenciements), plan B (licenciements) n'était rien d'autre que de la poudre aux yeux. Ils voulaient licencier, et ce depuis le début!

    Je vous propose quelques lectures et visionnages. Oui, il vont tous dans le même sens. Comme allait dans le même sens "l'information" des médias nationaux lundi dernier...

    L'article des Echos de ce matin:

    Air France : « On n’en arrive pas là sans que la direction ait aussi des responsabilités »
    Les Echos du 08/10/2015

    Chercheur en sciences politiques et spécialiste des conflits sociaux et des syndicats, Jean-Marie Pernot a accepté de répondre aux questions des « Echos » suite aux violences chez Air France. Entretien.

    Comment expliquez-vous et jugez-vous les violences intervenues à Air France ?

    Je suis avant tout surpris de tout l’engouement et du déchaînement médiatique autour de cette affaire. Il faut remettre les choses à leur juste proportion : c’est un conflit social qui dérape, comme il y en a déjà eu et comme il y en aura encore. Certains ont pété les plombs, c’est un incident d'une triste banalité mais il n’y a pas mort d’homme, il faut passer à autre chose et arrêter le défilé des bien-pensants.

    Il est aussi facile de ne tourner les regards que vers les syndicats. On n’en arrive pas à de telles situations sans que le management ait aussi des responsabilités. La direction porte une part assez lourde dans la dégradation du climat social, notamment dans sa gestion des annonces, voire sur la versatilité de sa stratégie.

    Je note aussi que le climat s’est nettement dégradé à Air France depuis que la nouvelle direction est en place (en juillet 2013, ndlr). Peut-être parce que Jean-Cyril Spinetta prenait le temps de discuter avec les syndicats et n’affichait pas le même dédain qu’Alexandre de Juniac. Il faut rendre la complexité de la situation et regarder des deux côtés de la table lorsque ce genre de relations se développe.

    Philippe Martinez, le leader de la CGT, a refusé de condamner ces actes. Cela ne risque-t-il pas de dégrader encore plus l’image du syndicat ?

    La CGT, sans les cautionner, n’a jamais pour autant condamné ce type d’évènements. Souvenez-vous de Bernard Thibaut, qui ne l’avait pas fait lors du conflit des « Conti » à Clairoix. La CGT considère qu’elle défend les travailleurs et n’a pas à se joindre au concert des bien-pensants. Je ne pense pas que son image en souffrira beaucoup auprès des populations qu’elle entend représenter et défendre.

    Ces violences peuvent-elles être un point de départ pour d’autres conflits ?

    Non je ne pense pas, c’est un évènement isolé. Il y en a eu d'autres, avec des salariés menaçant de faire exploser leur entreprise avec des bouteilles de gaz par exemple, au début des années 2000 ou en 2009. Cette « recherche de la négociation par l'émeute » comme l’ont énoncé les historiens Edward Shorter et Charles Tilly en 1971 est assez courante dans nos relations sociales.

    Sur le fond, ce qui me surprend, c'est plutôt qu’il n'y en ait pas davantage dans le climat actuel. Il ne faut pas sous-estimer la violence sociale d’aujourd'hui : on nous répète que la situation va mieux et que la croissance revient mais le chômage continue d’augmenter et les plans sociaux de rythmer l’actualité. Les gens ont conscience que, passé 50 ans, le chômage équivaut à une quasi-mort sociale. On ne peut pas s’étonner ensuite que certains craquent par désespoir.

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    Deux liens qui ne s'affichent malheureusement pas directement dans l'interface du Blog:

    http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/guenole-du-concret-air-france-je-refuse-de-condamner-les-violences-des-manifestants-0710-653751.html

    http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021385369286-manifestation-dair-france-philippe-martinez-ne-condamne-pas-les-violences-1163100.php

    Interview de Migel Fortéa, SG de la CGT Air France