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    21 octobre 2019
    Vive le tableau noir !

     

     

    Le tout numérique envahit les écoles, les lycées et les collèges... c'en est            bientôt     fini du tableau noir et de la craie...

    Les tableaux blancs numériques tendent à supplanter le bon vieux                      tableau d'autrefois...

     

    Et pourtant, ce tableau permet à l'enseignant et aux élèves de                             prendre le temps : le temps de l'écriture faite à la main, le temps de la                 réflexion, de la maturation.

     

    Face à l'importance que prennent les écrans, les enfants, les adolescents                             

    ont de plus en plus de difficulté de concentration... ils ne savent                                        plus regarder, écouter attentivement, ils ne savent plus admirer...

     

    Nous avons tous des souvenirs de ces tableaux noirs qui nous faisaient                       rêver ! Ecrire au tableau ! C'était comme un jeu, c'était comme imiter                         la maîtresse, se donner de l'importance...

    Et ce tableau serait donc voué à disparaître ?

     

    Alors que les élèves ont tendance à utiliser toutes sortes d'écrans, le tout                 numérique à l'école pose problème...

    Selon les études PISA,  les pays qui ont introduit le numérique dans                            le système scolaire n'ont aucun avantage pédagogique par rapport aux autres.

     

    De plus, l'usage du numérique est très énergivore : pour préserver notre                      planète, il conviendrait de modérer ces usages envahissants.

     

    En fait, on assiste à une course à la numérisation initiée et voulue par                             les GAFAM.

     

    Ainsi, de nombreuses start-up françaises prétendent révolutionner                               la pédagogie grâce au numérique, sans rien connaître de l'enseignement.

    C'est un comble ! Il s'agit pour ces sociétés de vendre leurs produits :                     nous vivons dans une société de consommation où tout s'achète et se vend.

     

    Or, les enseignants voient bien les dangers du numérique : ce n'est                                    pas une panacée...

    Les écrans isolent les jeunes, les rendent parfois dépressifs, agressifs,                            moins attentifs... moins empathiques. Les écrans les rendent obèses.

    Les écrans font perdre le contact avec la réalité...

     

    Rien ne remplace l'expérience, le contact avec l'autre... 

    Rien ne remplace le geste d'écrire attentivement à la craie sur un                                tableau....

     

     

     

    Source : un dossier paru sur Marianne : Le tout digital, enjeu du siècle...

     

     

     

     

    Vive le tableau noir !
     
     

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  • 21 Octobre 2019

    Publié par El Diablo

    Motion

    A son arrivée au pouvoir, le cabinet d'Emmanuel Macron faisait savoir, à mots à peine voilés, que le président de la République souhaitait choisir ses journalistes.

    Depuis, l’accès à l’Elysée est un parcours du combattant pour certains professionnels de l’information. L’accréditation aux instances du pouvoir et du parti de la majorité a par exemple été quasi systématiquement refusée, à quelques exceptions près, aux journalistes de RT France.

    « Le président a été clair », « Erreur de l’Elysée », « ce ne sont pas des journalistes » : les raisons invoquées n'ont pas manqué.

    Pourtant, titulaires de la carte de presse, les journalistes de RT France exercent leur profession au sein d'un média dont la chaîne télévisée détient une licence de diffusion délivrée par le CSA.

    Réuni en congrès national du 9 au 11 octobre, le 
    SNJ dénonce et condamne le refus répété d’accréditer certains journalistes aux seins des institutions de pouvoir, la pratique correspondant à une réelle entrave à la liberté d’informer.

    Ce n’est pas au chef de l'État ni à sa majorité de définir sur mesure la couverture médiatique d'évènements officiels. La capacité des journalistes à exercer n’est jugée que par leurs pairs.



    Motion votée à l'unanimité moins 5 abstentions et un vote contre.

    Biarritz, le 11 Octobre 2019

     


  • 21 Octobre 2019

    Publié par El Diablo

     

    Après l’annonce du retrait des troupes américaines le 6 octobre dernier par Donald Trump, le président turc Recep Tayyip Erdogan lance l’opération "Source de Paix" et décide d’entrer en Syrie pour repousser les Kurdes dont il craint les velléités indépendantistes. Il réclame l’établissement d’une zone tampon à la frontière turco-syrienne. Les médias annoncent une crise humanitaire avec de nombreuses pertes civiles. Dix jours plus tard, un accord de cessez-le-feu est trouvé avec les Etats-Unis. En toile de fond, la diplomatie russe du tandem Poutine – Lavrov tient les rênes, pendant que l’Union Européenne – la France en tête – patine malgré les dangers de résurgence de l’Etat Islamique.

     

    Le colonel Alain Corvez, consultant en stratégie internationale et Richard Labévière, rédacteur en chef du site ProchetMoyen-Orient.ch déchiffrent les cartes de ce conflit aux multiples acteurs.


  • 21 Octobre 2019

    Publié par El Diablo

     

    Lettre ouverte au cuisinier de l’Élysée.

     

    Monsieur,
    Dans un entretien paru dans le Figaro du 3 mai 2017 vous aviez alors déclaré en entrée en matière, "Je ne sauve pas des vies, je ne fais que cuisiner".

     

    Deux ans et demi plus tard, vous prenez le temps de Twitter : "même plus de colère tellement vous nous habituez à être pris en otage par les feignants ! Je vous souhaite quand même de vous casser le petit orteil".

     

    Voyez-vous Monsieur le chef d'une équipe d'une trentaine de personnes qui fournissent en moyenne 2500 repas par jour, ces feignants que vous stigmatisez ont la charge de la sécurité de plusieurs millions de personnes par jour. On fait le ratio, et on hiérarchise les normes de priorité ?

     

    Ces "feignants" comme vous dites exercent leur droit de retrait parce que l'un d'eux, lui, vient de sauver des vies alors que blessé et ayant été mis dans une situation qui par choix de gestion fait par la main que vous alimentez mais qui vous nourrit ont installé une situation accidentogène qui n'est pas locale mais bien générale et survient après de nombreuses alertes antérieures que vos rationnaires se refusent à entendre.

     

    Il vous paraît donc normal de disposer du personnel suffisant pour cuisiner truffes foies gras ou étaler le caviar sur les canapés avant de servir poulardes et chapon. ; pourquoi pas compenser la tragique disparition des homards du boulevard St Germain en leur assurant résurrection sur les tables dressées entre les avenues du Coq et de Matignon , mais vouloir que deux personnes au moins assurent la sécurité des usagers dans un train, que les gares soient ouvertes aux activités de sécurités des circulations et des usagers – dont peut-être certains de ceux qui vous font les pluches – est une exigence exorbitante ne venant que de privilégiés "feignants" ?

     

    Sachez, pendant que vous goûtez les sauces, que les agents des gares, des postes ou roulant travaillant en posté et décalé se nourrissent de sandwichs et ne peuvent bénéficier d'une vrai restauration collective tant les politiques portées et réalisées par ceux que vous gavez ont raboté les budgets des activités sociales de la SNCF. Ce n'est pas à l’Élysée que les troubles de l'appareil digestif ou (et) musculo-squelettiques liés aux conditions de travail sont légion. Ce n'est pas sur votre lieu de travail qu'il faudra à tout prix et avec des outils défaillants empêcher ( grâce aux régulateurs, aiguilleurs, conducteurs,contrôleurs agents de l'exploitation) qu'un incident ne dégénère en catastrophe.

     

    Sachez monsieur le chef des cuisines du château que pendant qu'avec 28 subordonnés, installé confortablement dans votre ultra performant laboratoire à purée antiatomique et anti-sismique, en un an le double de votre effectif a été poussé au suicide par les choix portés par le petit marquis et sa cour que vous adulez et régalez.

     

    Sachez que les économies sur le personnel, la qualité et l'entretien du matériel à la SNCF installe un contexte accidentogène qui s'est concrétisé le 16 octobre et qu'à partir des étages sis au-dessus de votre tête on travaille à réprimer au lieu d'écouter ceux qui exigent pour tous les usagers les moyens de la sécurité des circulations.

     

    Avec le soutien de ces usagers quotidiens du service public, intervention qu'avec votre diatribe vous travaillez à empêcher, si les cheminots ne parviennent pas à tordre les choix fait par d'autres, usagers quotidiens des tapis, tables et vaisselles bénéficiant de votre art, il y aura des morts. Et parce que les cheminots ne resteront pas sans réagir, vous pourrez une nouvelle fois faire jaillir ce qui au final ressemble à de la haine. La bile et son haleine fétide rendent impossible une cuisine de qualité.

     

    Monsieur, celui qui écrit ce message considère que la cuisine est un art à qui ont doit respect pour ceux qui l'exerce. Il ne peut donc avoir que mépris pour le chef, fut-il meilleur ouvrier de France, de la cambuse officielle quand celui-ci use du prestige de son col tricolore pour mépriser ainsi le monde du travail.

     

    Maîtriser son art est une chose, s'en servir avec intelligence en est une autre. L'actualité éclaire le champ des possibles : on peut être prix Nobel de littérature et soutenir des génocidaires. Alors pourquoi pas meilleur ouvrier de France et pour n'être que le regrattier des idées rances ?

     

    Le bon usage exige de conclure par une formule de politesse, j'aurai celle d'en rester là.

     

    Guy Hervy
    Cheminot retraité
    Ancien conducteur de route à la SNCF,
    Passionné par l'art culinaire et de le faisant partager avec convivialité.

     

    SOURCES :






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