• 25 Mai 2020

    Publié par El Diablo

    NON à la fermeture de l'usine Renault de Choisy-le-Roi 

     

    Depuis le 15 mai 2020, la presse annonce la fermeture prochaine du site de Renault Choisy. Cette manière de procéder semble être la marque de fabrique du groupe Renault qui, comme en 2012 lors de son chantage à la fermeture probable d’usines (notamment celle de Flins), fait de nouveau la démonstration de sa conception unilatérale du dialogue social en passant par voie de presse pour transmettre ses messages.

    Ce ne sont que les 25 et 26 mai prochains que les organisations syndicales seront reçues par la direction générale du groupe. La latence entre rumeurs et communication officielle semble n’être que la répétition de la stratégie délibérée de 2012 consistant à générer un climat de peur pour ensuite conditionner, dans un « accord de compétitivité », le maintien d’une partie de l’activité à l’acceptation de moins disant sociaux.

    La direction du groupe Renault pourrait donc prendre la décision de profiter de la crise sanitaire pour poursuivre la stratégie financière de Carlos Ghosn (de sinistre mémoire) en profitant des structures de libre-échange de l’Union Européenne pour délocaliser et externaliser les activités industrielles et d’ingénieries avec pour seule boussole, des niveaux de marge à deux chiffres par véhicules vendus.

    En 2011, le groupe Renault avait déjà bénéficié d’un prêt de trois milliards d’euros qui lui avait finalement servi à financer les délocalisations dont celle (intégrale) de la Clio 5 en Slovénie et en Turquie. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le prêt de cinq milliards d’euros que s’apprête à garantir l’État (dont l’ambition est de « participer au financement d’un réel projet industriel au service du progrès social et de la redynamisation de la filière automobile française »), n’aura comme conséquences que d’accentuer la dynamique des délocalisations, de compromettre le devenir de l’ingénierie et de l’outil industriel de Renault en France.

    Le PRCF 94 appelle donc tous les travailleurs à se solidariser avec les salariés de Renault Choisy et à faire du maintien de ce site un enjeu national de conquête de la souveraineté populaire contre l’Union européenne du Capital.

     

    Le Pôle de Renaissance Communiste en France

    Val-de-Marne

    Le 24 mai 2020


  • 25 Mai 2020

    Publié par El Diablo

    Image d'illustration

    L’Élysée craint une candidature d'un Zemmour, Raoult ou Hanouna en 2022, selon « Le Monde »

    Alors que la défiance contre le pouvoir grossit pendant la crise du Covid-19, l’hypothèse d’une candidature populiste hors parti pour l’élection présidentielle de 2022 inquiète l’Élysée, rapporte Le Monde.

    Emmanuel Macron, dont la cote popularité baisse, est inquiet de l’émergence d’un rival populiste en dehors des partis traditionnels en vue de 2022, relate Le Monde.

    «Ça fout la trouille», a avoué un conseiller de l’exécutif.

    Selon lui, il y a plusieurs personnalités redoutées par le Président de République.

    «Un Zemmour, un Raoult, un Hanouna, pourquoi pas une Elise Lucet, qui incarnent chacun à leur manière cette rupture entre le peuple et les élites, peuvent faire irruption dans le jeu et tenter de poursuivre la vague de dégagisme de 2017», révèle un poids lourd du gouvernement cité par le journal.

    Une autre source signale que M.Macron redoute qu’un François Ruffin, par exemple, «fasse la passerelle entre extrême gauche et extrême droite».

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  • 25 Mai 2020

    Publié par El Diablo

    En direct avec Loïc Pen, médecin urgentiste à Creil (Oise), le point sur la situation sanitaire, les EHPAD, et la mobilisation pour l'hôpital public le 16 juin.


  • 25 Mai 2020

    Publié par El Diablo

    6,4 fois plus de risques de mourir du COVID-19 au sein de l’UE que dans le reste du monde c’est le triste bilan statistique que l’on peut faire au soir du 23 mai 2020.

     

    Le South China Morning Post publie chaque jour un décompte du nombre de cas de covid-19 et du nombre de décès pour 149 pays dans le monde, représentant une population totale de 7.5 milliards d’habitants. Parmi ces pays 25 pays de l’Union Européenne, comprenant une population de 444.2 millions d’habitants, soit 5.96% de ces près de 7,5 milliards d’habitants. Au 23 mai 2020, dans ces 25 pays de l’Union Européenne, on dénombre :

     

    -1 109 757 cas de covid-19 officiels

     

    -123 648 décès officiels

     

    Ce décompte permet de mesurer la gravité et la mortalité de l’épidémie pour chacun des pays, avec des résultats qui s’avèrent calamiteux pour l’Union Européenne.

     

    En effet si la population de l’UE ne représente que moins de 6% du total, elle concentre… 21.8% des cas et même 37.2% des décès. En clair on meurt 6 fois plus du coronavirus en Union Européenne que dans le reste du monde ! En moyenne au sein des 25 pays de l’UE, il faut déplorer 278 morts par millions d’habitants contre 45 en moyenne dans le reste du monde.

     

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  • Bons baisers de Sibérie

    25 Mai 2020

    Le monde de l'énergie commence à s'agiter alors que le colossal gazoduc sibérien, Sila Sibirii II pour les intimes, se précise. Les articles se multiplient dans les revues spécialisées (iciici ou ici) car Gazprom vient de passer la vitesse supérieure en engageant les études de conception et de prospection. Le fidèle lecteur de nos Chroniques avait eu l'info en avant-première il y a presque deux mois :

    Le patron de Gazprom a rencontré Poutine et annoncé qu'une première étude de faisabilité avait été menée et s'était révélée concluante. La compagnie va maintenant engager des analyses plus poussées et le tube semble dans les tuyaux, même s'il faudra évidemment attendre la signature d'un contrat avec Pékin. D'une capacité finale de 50 Mds de m3 annuels, il devrait vraisemblablement passer par la Mongolie. et non la chaîne montagneuse de l'Altaï, ce qui lui fera perdre son joli nom pour celui, plus classique, de Sila Sibiri II.

    La visite de Poutine, que nous avions évoquée en septembre dernier, n'est peut-être pas étrangère à l'inclusion de la Mongolie dans le projet :

     

    Sur le chemin [de Vladivostok], Vladimirovitch s'est arrêté à Oulan Bator et en a profité pour renvoyer les petits génies de Washington à leurs chères études. En réponse aux hypothétiques et quelque peu irréelles tentatives américaines de gagner les faveurs de la Mongolie afin d'enfoncer un coin entre la Russie et la Chine, un traité d'amitié perpétuel a été signé entre l'ours et le pays de Gengis Khan. Pompeo et Bolton peuvent ranger leurs affaires...

    Un think tank énergétique britannique a longuement analysé la nouvelle route et en conclut que le projet fait encore plus sens. Au lieu d'entrer à l'extrême-Ouest de la Chine, à 3 200 km de Pékin, le nouveau tracé ferait arriver le tube à 560 km, tout près de son foyer de consommation potentiel. De quoi convaincre plus facilement le rusé dragon qui, s'il est proche allié de Moscou, n'en demeure pas moins un rude négociateur.

    En passant, la Mongolie, dont la capitale est asphyxiée par les mines de charbon, pourra être approvisionnée en or bleu bien moins polluant et redonner ainsi un peu d'air à ses belles steppes.

    Mais surtout, joyaux stratégique, ce deuxième pipeline est de la plus haute importance. Il est le chaînon manquant connectant enfin les deux pôles énergétiques du Heartland russe, la Sibérie occidentale qui écoule ses richesses vers l'Europe et la Sibérie orientale tournée vers l'Extrême-Orient.

    A terme, un gaz circulant librement d'une partie à l'autre du continent-monde, intégrant énergétiquement l'Eurasie dans des proportions jamais vues, pour le plus grand malheur de qui vous savez...

     

    Tag(s) : #Russie#Gaz#Chine





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