• thierry Fouquereau écrit:
    Merci,

    Je reviens de Toulouse où j'ai écouté madame Royal.
    N'écoutez pas les autres. Il y avait 800 personnes, pas plus et heureusement car la salle ne pouvoir en tenir plus.
    Plein de jeunes, au moins un tiers, ça donne de l'espoir.
    Un discours général entrecoupé de vivats vivifiants. Même si je préfère les interventions sur des sujets concrets, ceux des UPP, je n'ai pu m'empêcher de frissonner à plusieurs reprises.
    L'agriculture et l'alimentation ont été abordées, succinctement, mais rigoureusement avec beaucoup d'applaudissements à la clé.
    Des Ségolène présidente qui sortaient de gorges chargées d'espoir de partout.

    Vraiment un bon moment!

    Cordialement
    Thierry


  • Royal : "Il faut avancer"

    Source : LADEPECHE.fr  -  le 22 mai 2011

     

    L'impact sur le PS de l'affaire Strauss-Kahn est-il déjà terminé ?

    Moi qui suis très proche du terrain et qui constate les difficultés quotidiennes des Français, je vois que la situation économique et sociale s'aggrave, et il ne faudrait pas que le débat politique soit totalement occulté par cette actualité-là. Les Français attendent des solutions concrètes aux problèmes qui se posent et il est dangereux pour la démocratie de subir pendant plusieurs semaines le poids de cette actualité. Il faut faire attention à ce que les Français ne s'exaspèrent pas de voir la classe politique et médiatique uniquement concentrée sur cette affaire.

    Le ou la socialiste qui sera désigné pour la présidentielle ne sera-t-il pas affaibli durant la campagne par rapport à la droite sur le thème de la morale ?

    La droite est mal placée pour utiliser ce thème. Le PS n'a pas à porter la responsabilité des comportements personnels de l'un des siens. Il faut maintenant attendre le déroulement de la justice et que la vérité soit faite, en respectant la présomption d'innocence de Dominique Strauss-Kahn et la crédibilité de la parole de la victime présumée. Maintenant, il faut que les socialistes surmontent cette épreuve. Nous appartenons à une grande formation politique qui a la responsabilité d'apporter des solutions concrètes aux problèmes qui se posent à la France et de préparer l'alternance en 2012. Nous serons prêts.

    La mise hors-jeu de Strauss-Kahn ne rend-elle pas les primaires plus ouvertes ?

    Mais les primaires ont toujours été ouvertes. Je n'ai jamais cru aux hommes providentiels orchestrés par les sondages. On se souvient des sondages excellentissimes d'Édouard Balladur ; on a vu le résultat. Je pense que cela aurait dû servir de leçon. Quand il y a une recherche d'homme providentiel, c'est par paresse intellectuelle, alors que les Français ont le droit d'accéder à un diagnostic, à un débat et à la comparaison des solutions qui leur sont proposées. Il est temps d'entrer dans le vif du sujet et dans le débat de fond qui va permettre aux Français d'imaginer pour eux un avenir meilleur. Il faut avancer.

    Mais n'êtes-vous pas inquiète d'être distancée dans les sondages par François Hollande et Martine Aubry ?

    Pas du tout. Nous ne sommes pas encore entrés en campagne électorale. Les Français attendent de savoir ce que nous avons à leur dire sur la garantie d'un changement possible tout en leur assurant la sécurité dans le cadre d'un retour aux valeurs fondamentales de la société, valeurs éducatives, familiales, de justice sociale. Chaque candidat devra annoncer ses priorités, son type de gouvernance. Je ferai notamment des propositions dans les domaines de la sécurité et de l'éducation.

    Martine Aubry doit-elle se présenter aux primaires ?

    C'est à elle de le dire.

    Vous venez à Toulouse sur le thème du pouvoir d'achat. Mais existera-t-il des marges de manœuvre pour les socialistes dans ce domaine s'ils arrivent au pouvoir ?

    Oui, il y a des marges de manœuvre. Il suffit de regarder les profits des entreprises du Cac 40. D'autre part, si je suis élue présidente de la République je procéderai à une réforme bancaire pour obliger les banques à aider les PME afin qu'elles se développent, qu'elles innovent et qu'elles augmentent les salaires.                                                            


  • Merci d'avoir posté ce dialogue si clair et si significatif de ce qu'on peut entendre. Voici ma contribution pour répondre aux questions que tu as posées:

    Objection: ELLE N'A PAS LA CARRURE.
    Une réponse: elle a été ministre, elle est vice-présidente de l'Internationale Socialiste et elle est Présidente des Régions Francophones du monde. Elle dirige une Région qu'elle fait avancer à toute vitesse dans un nombre incroyable de dossiers (ici je n'ai pas le temps de les détailler, mais en tant que militant DA tu dois bien les connaître).
    Peut-on en dire autant de l'action locale ou nationale des autres candidats?

    Objection: ELLE N'AURAIT JAMAIS SU GERER LA CRISE ECONOMIQUE.
    Une réponse: ah bon, qu'en savez-vous? Si l'on avait appliqué par exemple son programme de séparation de banque de dépôt et de banque d'affaires, si on avait régulé AVANT la circulation des capitaux, si on avait interdit VRAIMENT les bonus, si on avait créé une banque nationale d'investissement pour les PME-PMI... peut-être qu'on se serait mieux protégés de la crise, peut-être même qu'on en serait déjà sortis!

    Objection: ELLE AIME TROP LE POUVOIR, C'EST POUR CA QU'ELLE SE PRESENTE.
    Une réponse: Sarkozy n'aime pas du tout le pouvoir, c'est bien connu!
    Quant aux autres candidats socialistes, ils aiment si peu le pouvoir que l'un était MD du FMI, qu'une autre a triché pour s'imposer à la tête du PS alors qu'elle était battue et que le dernier est juste resté 10 ans à la tête du PS au prix de l'immobilisme total et de la presque décomposition du parti.

    Objection: POURQUOI TOUS CES DEBATS PARTICIPATIFS... N'A-T-ELLE PAS D'IDEES?
    Un réponse: les débats participatifs ne servent pas seulement à écouter mais aussi à expliquer, à détailler les enjeux, à faire connaître ses positions. Ce sont des outils formidables en même temps pour donner la parole à ceux qui ne l'ont pas et pour faire avancer ses idées, les soumettre à la réalité de la vie, leur donner plus de force.
    Du coup Ségolène a beaucoup d'idées, et surtout elle a des idées qui marchent, car les gens se les sont appropriées... et c'est cela le socialisme du XXI siècle!


  • dernier sondage viavoice-libération

    www.institut-viavoice.com/viavoice/etude...age-de-martine-aubry


    Je pense que si Hollande ou Aubry sont choisis aux primaires, le PS perdra les élections présidentielles si l'ont étudie d'un peu près le dernier sondage Viavoice- Libération.

    43% des pensent que Martine AUBRY a de grandes chances de battre Sarkosy, par contre seuls 5% pensent qu'elle a la carrure d'un chef d'Etat, qui peut croire que les Français vont voter pour quelqu'un qui n'a pas la carrure d'un chef d'Etat.

    Ainsi HOLLANDE aurait 56% d'opinions positives mais seulement 44% souhaitent qu'ils deviennent président de la république,51% ne le souhaitent pas.

    De mémoire, j'ai entendu toutes sortes de critiques contre Ségolène, mais je n'ai jamais entendu, ni vu dans un quelconque sondage, qu'elle n'avait pas la carrure d'un chef d'Etat.

    En conséquence seul Ségolène si elle est choisie au primaire a une chance de vaincre la droite.

    Je peux comprendre que les médias favorisent ses adversaires, en effet ils font collusion avec les puissance de l'Argent qui ont peur de Ségolène

    Qu'en pensez-vous?


  • je partage vos constats et votre "étonnement", pour ne pas dire "votre indignation".
    Les TSSR médiatico-politiques et sondagiers changent de stratégie depuis 2006: ils prétendent que c'étaient les sondages qui avaient porté la candidature de Ségolène Royal; or, ce n'est pas vrai, car Ségolène Royal était celle qui lançait des débats de fond en 2006, tout simplement parce que les journaux rendaient compte de ce qu'elle proposait, ce qu'ils ne font plus aujourd'hui; les gens choisissaient donc en fonction des propositions faites par SR qui venaient tranchaient avec celle du vieux PS qui nous avait coupé de la politique et du PCF: on choisissait en connaissance de cause. mais une fois les candidatures de Ségolène et de Sarkozy rendues officielles, retournement absolu des journalistes: ils ne rendaient plus compte du fond des propositions politiques de Ségolène; ils prenaient un mot, une phrase qu'ils tournaient en dérision pour la faire passer pour une "gourde", thème des actions de destruction et de décrédibilisation mises en place par la Droite et les caciques du PS pour détruire non pas les idées que Sarkozy et Guéant pompaient par ailleurs pour les pervertir, mais la personne Ségolène Royal.Et c'est dès Novembre 2006 que le dénigrement systématique de Ségolène Royal par l'insulte et la dérision ont commencé; il n'a plus jamais été question pour les journalistes de provoquer des débats politiques mais des discussions sur les buzz et les sondages.
    SR avait tenu bon et malgré la pub mise en force sur Bayrou, elle avait réussi à l'éliminer; elle aurait pu faire pareil avec Sarkozy si elle ne s'était pas trouvée confrontée aux Médias et à son propre parti.
    Ensuite de 2008 à 2009, a suivi une campagne incroyable de déstabilisation par l'insulte et le mépris: Dominique Lefebvre, Dominique Paillé, Luc Chatel faisaient partie de ceux qui dirigeaient cette officine anti-Royal. Dès qu'elle prenait une position, l'ensemble du Gouvernement, les députés UMP, les porte-paroles UMP défilaient dans les Médias pour l'insulter. Et leurs Médias passaient leurs insultes renforcées ensuite par les sondages en boucle: Expriméo a écrit un billet là-dessus en parlant de "Ségolène Royal et l'impossibilité de s'opposer": aucun respect. Puis vint l'épisode Valls, Peillon et tous les opportunistes qui étaient venus se greffer à elle dans la Motion E pour la détruire de l'intérieur et que l'on voit à l’œuvre aujourd'hui. Puis vint le thème de la solitude et de l'extrême solitude de Ségolène Royal; ensuite l'égo sur-dimensionné de SR, et ensuite le "Silence":
    Ségolène Royal a cessé d'exister.

    Ce qui enlève donc toute valeur à cette nouvelle thèse c'est la présence de Ségolène sur le terrain: 61% aux Régionales, le combat gagné de la taxe carbone, Heuliez, Xynthia, la LGV, et tous les combats qu'elle mène contre un Etat destructeur de vies et de richesses.
    Si Ségolène Royal ne représentait pas un réel dans pour les puissances financières et pour la Droite, elles ne déploieraient pas de telles forces et de telles stratégies pour l'abattre.
    C'est à nous la Force Citoyenne sur laquelle elle compte à la faire triompher et à montrer que quelles que soient les manœuvres, c'est toujours le peuple qui finit par triompher.





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